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Là où l'eau touche l'âme
Dolphijn Frédérique
ESPERLUETE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359840650
Cette histoire est née au bord d'une rivière, alors que regardant l'eau qui dévalait, je me disais qu'elle n'était jamais la même. Elle s'écoule, elle nous renvoie à l'éphémère. Ce roman nous conte les relations et les non-dits d'un groupe de femmes qui s'isolent dans un chalet afin de vivre une passion partagée, la pêche à la mouche. Leurs retrouvailles sont comme un rituel dont l'auteur joue pour raconter leurs solitudes dans toutes ses conjugaisons, mais aussi leurs choix, leurs résistances et mensonges, leurs violences. En quête d'apaisement, au fil de l'eau, elles tentent de se retrouver. Une tension plane sur ce week-end-là, où la vie et la mort affleurent plus qu'à l'ordinaire. Pour certaines, ce sera l'occasion d'en sortir plus lucide. Frédérique Dolphijn explore une écriture au plus proche de l'intimité de ses personnages, qui entretiennent un lien fort à une nature qui les porte, les dépasse et leur donne aussi la force de vivre. Une écriture imagée qui, par petites touches atmosphériques, emmène le lecteur dans un univers quasi cinématographique.
Mon métier est de lire et d'être transformée par ce que je lis. Une introduction dialoguée avec une pensée foisonnante... Isabelle Stengers, philosophe des sciences, a la réputation d'être à la fois difficile à lire et profondément transformatrice. Sa pensée nous entraîne de Dumas aux sorcières néo-païennes, de Deleuze à une nécessaire présence au monde. Elle redimensionne notre rapport au temps et nous fait voyager à travers les strates de pensées qui fondent son travail. C'est par l'écrit qu'Isabelle Stengers propose au lecteur de se mettre en mouvement. Dans cet entretien, elle évoque ce que la lecture demande au lecteur : l'importance d'être conscient du type de rapport que l'on entretient avec une lecture, de ses offres de transformations, mais aussi des possibles empoisonnements dont elle est parfois porteuse. Elle partage ses rencontres avec les auteur. e. s lu. e. s, rencontré. e. s ou encore ceux et celles avec qui elle a écrit et laisse percevoir les chemins d'écriture qui l'animent. Toujours, elle pose la question de l'après : quelle est notre capacité de sentir un texte et de nous en nourrir pour en faire quelque chose de neuf ? Isabelle Stengers dit son rapport aux mots, à l'écriture, au monde, et nous demande de parcourir des lieux d'expérimentation et d'apprentissage pour partager des trajets de pensées pensantes.
La forêt commence là où les prairies s'arrêtent. Mon Rêve est à la jonction du touffu et du découvert. L'humidité se dégage du végétal. Les couleurs du soir sont fer rouillé. L'Enfant voit sa mère, elle fume une clope en cachette, son père s'enfuit de la cuisine et s'en va accrocher son regard au lointain. Les locataires picolent le petit bordeaux pas dégueulasse que sa mère a dû leur vendre à prix d'or. Un gîte de vacances entre prairie et forêt, accueille au fil du récit différents vacanciers (familles, couples, habitués...). Rapidement, l'on perçoit que les rêves des uns côtoient les désillusions des autres... Parce qu'entre les non-dits, les rêves avortés, les ambitions et les blessures anciennes, on ne rentre pas toujours dans les cases dans lesquelles les autres aimeraient nous voir. On se cherche ou se voile la face, on fait semblant, on trahit ou se trahit. Et malgré tout, chacun essaie de trouver sa place dans le monde même s'il est peuplé de rêves, de fantasmes ou de figures imaginaires. Frédérique Dolphijn tisse un roman fait d'ensembles et de sous ensembles où les mots des uns semblent dits par les autres. Dans cet entrelac se construit, se défait et se reconstruit chaque personnage, sous le regard de l'Enfant, pierre angulaire du récit, qui semble le plus fragile mais sera sans doute le plus stable. Ces histoires forment un tissu généreux, dans lequel le lecteur se laisse emporter. Les zones d'ombres s'éclaircissent petit à petit, certains mystères se laissent découvrir pendant que d'autres émergent. Frédérique Dolphijn signe ici un roman envoûtant, intriguant, où les intuitions et les rêves nous guident.
Chaque poème est un monde. Chaque monde à ses portes. Je franchis le seuil et prends en main mes mots. Je chante. La poésie est comme l'air, elle se respire. Au seuil des mondes est un voyage organique, une tentative de reliance au vivant.
Nicolas sort du train. Le soleil est là pour l'accueillir. Il marche sur le quai. Le ciel est bleu. La lumière est belle. Ses examens sont terminés. Ses études sont finies. Il revient chez lui, chez ses parents, avec son diplôme. Il a obtenu d'excellents résultats. Il est parmi les trois meilleurs. Mais il n'est pas heureux.
Un manuel de dessin reposant sur le principe de la déclinaison. Il comporte dix listes de 100 esquisses de dessins auxquelles viennent s'ajouter des compositions d'artistes contemporains et d'enfants, des mots et des objets. L'artiste en herbe peut alors se livrer à une grande variété de combinaisons.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.
Claire, étudiante, est à la recherche du monde et d'elle-même. En quête d'absolu, elle pense naïvement qu'elle pourra découvrir LA vérité ou une sorte de formule magique qui lui permettrait d'appréhender l'univers. Elle cherche d'abord dans les livres, puis dans les rencontres de hasard, enfin, c'est un voyage, décidé sur un coup de tête, qui l'emmènera vers une métamorphose...