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Au bord du monde
Dolphijn Frédérique
ESPERLUETE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359841176
La forêt commence là où les prairies s'arrêtent. Mon Rêve est à la jonction du touffu et du découvert. L'humidité se dégage du végétal. Les couleurs du soir sont fer rouillé. L'Enfant voit sa mère, elle fume une clope en cachette, son père s'enfuit de la cuisine et s'en va accrocher son regard au lointain. Les locataires picolent le petit bordeaux pas dégueulasse que sa mère a dû leur vendre à prix d'or. Un gîte de vacances entre prairie et forêt, accueille au fil du récit différents vacanciers (familles, couples, habitués...). Rapidement, l'on perçoit que les rêves des uns côtoient les désillusions des autres... Parce qu'entre les non-dits, les rêves avortés, les ambitions et les blessures anciennes, on ne rentre pas toujours dans les cases dans lesquelles les autres aimeraient nous voir. On se cherche ou se voile la face, on fait semblant, on trahit ou se trahit. Et malgré tout, chacun essaie de trouver sa place dans le monde même s'il est peuplé de rêves, de fantasmes ou de figures imaginaires. Frédérique Dolphijn tisse un roman fait d'ensembles et de sous ensembles où les mots des uns semblent dits par les autres. Dans cet entrelac se construit, se défait et se reconstruit chaque personnage, sous le regard de l'Enfant, pierre angulaire du récit, qui semble le plus fragile mais sera sans doute le plus stable. Ces histoires forment un tissu généreux, dans lequel le lecteur se laisse emporter. Les zones d'ombres s'éclaircissent petit à petit, certains mystères se laissent découvrir pendant que d'autres émergent. Frédérique Dolphijn signe ici un roman envoûtant, intriguant, où les intuitions et les rêves nous guident.
Résumé : Lorsque Frédérique Dolphijn rencontre l'histoire des Catulas, ces in-surgés qui, dans la première moitié du XIXe siècle, se sont rebellés parce que leurs conditions de vie et leur travail ne leur permettaient plus de vivre, elle fait le lien avec ce que l'on appelle, de nos jours, les travail-leurs-pauvres. Ceux qui crient leur colère sur les ronds-points, ceux qui prennent leurs tracteurs pour manifester leur ras-le-bol d'être laissés-pour-compte, ceux qui souvent subissent l'indifférence des nantis et du plus grand nombre. En 1847, à Berzée en Belgique, des conditions climatiques désastreuses et de mauvaises récoltes engendrent un début de famine. Un groupe d'hommes et de femmes décident de changer la donne. D'abord en ten-tant d'acheter au prix juste le grain nécessaire à leur survie, puis, en der-nier recours, en se servant dans les greniers de ceux qui thésaurisent les récoltes et en déterminent le prix selon la loi de l'offre et de la demande. Les révoltés seront repoussés, arrêtés et pour certains incarcérés et jugés. Or, fait étonnant, la cour ne les condamnera pas... Frédérique Dolphijn brosse un récit tout en nuances. Les différents points de vue sont évoqués, les nantis ne sont pas que les "méchants" de l'histoire ; les insurgés ont aussi leurs failles. Si leurs vies se côtoient, le cycle des saisons et les circonstances de la vie les impactent différem-ment. C'est dans cette nuance que le récit se tisse, dans les jours qui précèdent l'insurrection elle-même, jusqu'à ses conséquences. En faisant sienne cette révolte, c'est toute une époque que l'écriture de Frédérique Dolphijn fait revivre, celle d'un siècle où chacun et chacune a sa place et est censé la tenir, jusqu'au jour où tout bascule...
Il y a des matins rivières où je marche sur les rêves qui parlent de mots. Il y a comme ça des faims d'avant qui ne font pas d'histoires. Ma fugue est solitaire. Il y a des oublis, il y a de l'incertitude, il y a le murmure des flots, il y a une fourmi qui se crapahute sur une feuille froissée, il y a que je ne renonce pas à l'encre de mes désirs.
Mon métier est de lire et d'être transformée par ce que je lis. Une introduction dialoguée avec une pensée foisonnante... Isabelle Stengers, philosophe des sciences, a la réputation d'être à la fois difficile à lire et profondément transformatrice. Sa pensée nous entraîne de Dumas aux sorcières néo-païennes, de Deleuze à une nécessaire présence au monde. Elle redimensionne notre rapport au temps et nous fait voyager à travers les strates de pensées qui fondent son travail. C'est par l'écrit qu'Isabelle Stengers propose au lecteur de se mettre en mouvement. Dans cet entretien, elle évoque ce que la lecture demande au lecteur : l'importance d'être conscient du type de rapport que l'on entretient avec une lecture, de ses offres de transformations, mais aussi des possibles empoisonnements dont elle est parfois porteuse. Elle partage ses rencontres avec les auteur. e. s lu. e. s, rencontré. e. s ou encore ceux et celles avec qui elle a écrit et laisse percevoir les chemins d'écriture qui l'animent. Toujours, elle pose la question de l'après : quelle est notre capacité de sentir un texte et de nous en nourrir pour en faire quelque chose de neuf ? Isabelle Stengers dit son rapport aux mots, à l'écriture, au monde, et nous demande de parcourir des lieux d'expérimentation et d'apprentissage pour partager des trajets de pensées pensantes.
Résumé : Vinciane Despret s'intéresse à la philosophie et à l'éthologie. Comment concilier ces deux motifs d'enthousiasme ? Comment réconcilier l'humain et l'animal ? Comment décrire pour que la pensée devienne perceptible, sensible, active, opérante...? Que fait-on alors advenir comme réalité ? Autant de questions qui façonnent l'univers de Vinciane Despret et qui lui font emprunter la voie de la philosophie des sciences. Elle met ses pas dans ceux de deux grands penseurs, Isabelle Stengers et Bruno Latour. Elle questionne et entend comprendre comment ils bâtissent une théorie, quelles influences ils subissent, comment l'animal observé devient un allié de la création du savoir. Elle fait le geste de nous expliquer des "théories" en fabriquant grâce à l'écriture quelque chose de joyeux. Dans ce nouvel opus de la collection Orbe, Frédérique Dolphijn interroge le travail de Vinciane Despret et en particulier son rapport à l'écriture, à la lecture, à la transmission et à tout ce qui entoure la recherche : le choix des sujets, la manière dont leur interaction influence la démarche de recherche, la vulgarisation des résultats.
Dans un quartier en lisière de forêt, où les branches des hêtres touchent presque les toits, entre ville et frondaisons, s'établit doucement une coutume qui veut que l'on dépose sur son appui de fenêtre ou son seuil, les objets et les vêtements dont on n'a plus usage ou utilité. Ainsi, quand le temps est clair et qu'il n'est pas annoncé d'averses, fleurissent les "?à donner?" ou les offrandes silencieuses, hétéroclites. Dans ce quartier que longe la forêt, on entend, la nuit, par grand vent, la mer. Le ressac des branches, la houle des troncs, créent des marées forestières. Au matin, quand les rues se réveillent, un goût d'embruns se mêle au quotidien. Anne Herbauts a alors imaginé que les nuits de tempête, la marée forestière abandonnait des objets divers, marins, flottés, sur les pas de porte et au bord des fenêtres. Ce catalogue en est la preuve certaine, archéologique. Un glanage au fil de quelques rues, en lisière, les matins de jusant.
Un manuel de dessin reposant sur le principe de la déclinaison. Il comporte dix listes de 100 esquisses de dessins auxquelles viennent s'ajouter des compositions d'artistes contemporains et d'enfants, des mots et des objets. L'artiste en herbe peut alors se livrer à une grande variété de combinaisons.