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Isabelle Stengers, activer les possibles
Dolphijn Frédérique ; Stengers Isabelle
ESPERLUETE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782359841015
Mon métier est de lire et d'être transformée par ce que je lis. Une introduction dialoguée avec une pensée foisonnante... Isabelle Stengers, philosophe des sciences, a la réputation d'être à la fois difficile à lire et profondément transformatrice. Sa pensée nous entraîne de Dumas aux sorcières néo-païennes, de Deleuze à une nécessaire présence au monde. Elle redimensionne notre rapport au temps et nous fait voyager à travers les strates de pensées qui fondent son travail. C'est par l'écrit qu'Isabelle Stengers propose au lecteur de se mettre en mouvement. Dans cet entretien, elle évoque ce que la lecture demande au lecteur : l'importance d'être conscient du type de rapport que l'on entretient avec une lecture, de ses offres de transformations, mais aussi des possibles empoisonnements dont elle est parfois porteuse. Elle partage ses rencontres avec les auteur. e. s lu. e. s, rencontré. e. s ou encore ceux et celles avec qui elle a écrit et laisse percevoir les chemins d'écriture qui l'animent. Toujours, elle pose la question de l'après : quelle est notre capacité de sentir un texte et de nous en nourrir pour en faire quelque chose de neuf ? Isabelle Stengers dit son rapport aux mots, à l'écriture, au monde, et nous demande de parcourir des lieux d'expérimentation et d'apprentissage pour partager des trajets de pensées pensantes.
Chaque poème est un monde. Chaque monde à ses portes. Je franchis le seuil et prends en main mes mots. Je chante. La poésie est comme l'air, elle se respire. Au seuil des mondes est un voyage organique, une tentative de reliance au vivant.
C'est l'histoire d'un village hors du temps. Gil, un jeune garçon regarde la vie à travers les paysages qui le bercent et l'habitent. Les événements qui traversent sa vie d'enfant l'amènent à nous parler avec une grande lucidité et beaucoup d'amour.Du jour au ciel nous parle des secrets, des blessures de la vie, et de ce qui la reconstruit.Du jour au ciel sent la terre, le bois et l'herbe mouillée, la forêt, les feuilles et les sentiers.
Cette histoire est née au bord d'une rivière, alors que regardant l'eau qui dévalait, je me disais qu'elle n'était jamais la même. Elle s'écoule, elle nous renvoie à l'éphémère. Ce roman nous conte les relations et les non-dits d'un groupe de femmes qui s'isolent dans un chalet afin de vivre une passion partagée, la pêche à la mouche. Leurs retrouvailles sont comme un rituel dont l'auteur joue pour raconter leurs solitudes dans toutes ses conjugaisons, mais aussi leurs choix, leurs résistances et mensonges, leurs violences. En quête d'apaisement, au fil de l'eau, elles tentent de se retrouver. Une tension plane sur ce week-end-là, où la vie et la mort affleurent plus qu'à l'ordinaire. Pour certaines, ce sera l'occasion d'en sortir plus lucide. Frédérique Dolphijn explore une écriture au plus proche de l'intimité de ses personnages, qui entretiennent un lien fort à une nature qui les porte, les dépasse et leur donne aussi la force de vivre. Une écriture imagée qui, par petites touches atmosphériques, emmène le lecteur dans un univers quasi cinématographique.
La forêt commence là où les prairies s'arrêtent. Mon Rêve est à la jonction du touffu et du découvert. L'humidité se dégage du végétal. Les couleurs du soir sont fer rouillé. L'Enfant voit sa mère, elle fume une clope en cachette, son père s'enfuit de la cuisine et s'en va accrocher son regard au lointain. Les locataires picolent le petit bordeaux pas dégueulasse que sa mère a dû leur vendre à prix d'or. Un gîte de vacances entre prairie et forêt, accueille au fil du récit différents vacanciers (familles, couples, habitués...). Rapidement, l'on perçoit que les rêves des uns côtoient les désillusions des autres... Parce qu'entre les non-dits, les rêves avortés, les ambitions et les blessures anciennes, on ne rentre pas toujours dans les cases dans lesquelles les autres aimeraient nous voir. On se cherche ou se voile la face, on fait semblant, on trahit ou se trahit. Et malgré tout, chacun essaie de trouver sa place dans le monde même s'il est peuplé de rêves, de fantasmes ou de figures imaginaires. Frédérique Dolphijn tisse un roman fait d'ensembles et de sous ensembles où les mots des uns semblent dits par les autres. Dans cet entrelac se construit, se défait et se reconstruit chaque personnage, sous le regard de l'Enfant, pierre angulaire du récit, qui semble le plus fragile mais sera sans doute le plus stable. Ces histoires forment un tissu généreux, dans lequel le lecteur se laisse emporter. Les zones d'ombres s'éclaircissent petit à petit, certains mystères se laissent découvrir pendant que d'autres émergent. Frédérique Dolphijn signe ici un roman envoûtant, intriguant, où les intuitions et les rêves nous guident.
Dans un quartier en lisière de forêt, où les branches des hêtres touchent presque les toits, entre ville et frondaisons, s'établit doucement une coutume qui veut que l'on dépose sur son appui de fenêtre ou son seuil, les objets et les vêtements dont on n'a plus usage ou utilité. Ainsi, quand le temps est clair et qu'il n'est pas annoncé d'averses, fleurissent les "?à donner?" ou les offrandes silencieuses, hétéroclites. Dans ce quartier que longe la forêt, on entend, la nuit, par grand vent, la mer. Le ressac des branches, la houle des troncs, créent des marées forestières. Au matin, quand les rues se réveillent, un goût d'embruns se mêle au quotidien. Anne Herbauts a alors imaginé que les nuits de tempête, la marée forestière abandonnait des objets divers, marins, flottés, sur les pas de porte et au bord des fenêtres. Ce catalogue en est la preuve certaine, archéologique. Un glanage au fil de quelques rues, en lisière, les matins de jusant.
Un livre dans lequel on apprend qu'Une rose est une rose est une rose est une rose et où Gertrude Stein donne la pleine mesure de son écriture - répétitive, musicale et poétique. Mécène et porte-parole du cubisme, elle en a assimilé l'esprit dans ce livre destiné à l'origine aux enfants qui devint rapidement un des textes majeurs de l'avant-garde.