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L'inhabitable capital. Crise mondiale et expropriation
Dollé Jean-Paul
NOUVELLES LIGNE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782355260476
Nulle part mieux que dans l'immobilier ne se montre cette transmutation métaphysique qui transforme la chose en produit. En effet, pour que l'immobilier devienne une activité hautement rentable, il faut qu'au préalable se modifie radicalement la conception que les mortels se font de l'essence de l'espace et changent en conséquence leur manière d'habiter sur terre et de construire leur habitat." La question de la propriété, celle de la maison en particulier, cristallise des déterminations très puissantes, en lien étroit avec l'histoire du capitalisme. Quand la réappropriation de son corps permit historiquement de s'arracher au servage dans les sociétés traditionnelles d'Europe, la propriété de sa maison constitua quant à elle le premier rempart contre la brutalité de la société de la conquête américaine. Aussi la récente crise des subprimes et les multiples expropriations auxquelles elle a donné lieu démontrent-elles, selon Jean-Paul Dollé, le fait suivant le capitalisme rend le monde inhabitable.
Résumé : Notre époque est celle de la domination marchande sur le monde entier. Plutôt que le " nouvel ordre mondial " que prophétisaient certains, c'est un état de guerre permanent que nous subissons, tout entier régi par la production-reproduction des marchandises, dont l'obtention est censée procurer " plus de jouir ", mais dont la consommation répétée ne procure qu'insatisfaction et violence. Notre temps est celui d'une course perpétuelle vers un nouveau toujours rattrapé par un présent qui s'efface au moment même où il se présente. Notre espace est celui d'une urbanisation généralisée qui gomme peu à peu les traces d'urbanité que la succession des générations de citadins y avait déposées. Il n'offre comme perspective que le choix entre la muséification des " villes historiques " et l'extension des zones désignées par antiphrase " villes diffuses ", anti-villes fabriquées plutôt que construites. Face à cet espace-temps du nihilisme, il est urgent d'inventer une politique de l'événement, c'est-à-dire d'affirmer un désir d'agir avec les autres pour ouvrir le champ du possible et interrompre la répétition immuable du temps de la servitude.
Résumé : Dites, petite lectrice ou petit lecteur, sais-tu pourquoi le pélican à un bec avec une énorme poche dedans ? Et pourquoi le vautour n'a plus une seule plume sur le caillou ? Pour le savoir, rien de plus simple : rejoins nous au bout du bout du monde, à la grande fête des oiseaux. Une maraboute te racontera des supers histoires ! Par Florence Dollé aux dessins (Dessinatrice de Tata a des poils sous les bras) et Jean-Baptiste Gandon, journaliste, au scénario.
Le Myope c'est Jean Dartois. Jean Dartois achève son adolescence au moment de la guerre d'Algérie. Il a rencontré dans un bistrot de banlieue Maurice Permanent qui, comme lui, aime bien le vin blanc sec. C'est un maçon communiste qui vend les journaux de son parti avec ses camarades Surfé et Cavignot. Toute une partie du roman traite donc de l'engagement politique de ce jeune bourgeois, de ses réactions devant ce qui lui plaît et le repousse dans le Parti. Apprenant que la torture se pratique en Algérie, il est scandalisé que les communistes ne s'insurgent pas plus violemment contre cette pratique qu'il considère comme le déshonneur suprême de son pays. Il s'exile. Quand il reviendra il rencontrera Dominique et le roman s'achève par la vie commençante du couple. Un tel résumé ne donne pas une idée du ton du livre. Ton, tour à tour réaliste, lyrique et plein d'une naïve tendresse. Réaliste quand il nous décrit la vie de ces militants de base qui s'expriment dans une langue populaire très savoureuse. Réaliste quand nous assistons au déjeuner dominical chez le papa Cavignot ou à la vente des journaux devant la bouche de métro, poétique comme une chanson des rues quand il nous peint l'idylle entre Brigitte, la fille des Cavignot, et Jean, idylle qui ne se transformera pas chez ce dernier en véritable amour et qui laissera la jeune fille blessée. Lyrique quand nous voyons s'éveiller dans un coeur pur et honnête comme celui de Jean la souffrance devant la guerre, la torture, les malheurs de l'homme, ou quand, dans un long retour aux sources à travers la plaine picarde, Jean va assister à l'enterrement de son oncle et médite sur le destin des siens. D'une profonde et touchante humanité enfin, quand, au terme du roman, Jean et Dominique s'essayent à constituer un couple, à se comprendre et à tenter l'aventureuse épreuve de l'amour. Bernard Privat
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.
Une quinzaine de philosophes parmi les plus importants se sont réunis à Londres, en mars 2009, pour une conférence organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, intitulée "On the idea of Communism". Par-delà leurs différences spéculatives et politiques, tous y ont affirmé leur attachement inentamé au mot et à l'Idée du "communisme". Seul mot, seule idée à pouvoir selon eux désigner et penser les conditions d'une "alternative globale à la domination du capitalo-parlementarisme" (A. Badiou), d'une "réforme radicale de la structure même de la démocratie représentative" (S. Zizek). Le présent volume réunit la totalité des interventions prononcées à l'occasion de cette conférence, qui connut un succès considérable.
Alain Gauthier enseigne la sociologie à Paris-Dauphine. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages dont: L'impact de l'image (L'Harmattan, 1993); Du visible au visuel (PUF, 1996); Désastre politique (Lignes & Manifeste, 2003) et L'art de ne pas se souvenir (Sens & Tonka, 2006).