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L'oeil littéraire. La vision comme opérateur scriptural
Dirkx Paul
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753536982
Le regard, qu'il soit insensible ou insistant, discret ou fuyant, semble être inhérent à l'écriture littéraire, quels que soient l'époque, l'aire géographique, le genre ou le type d'écrivain considérés. Toutes les strates textuelles recèlent quelque dispositif optique, du coup d'oeil de tel personnage à la visualisation par l'auteur de fragments de son texte en passant par les figures de style imagé ou la focalisation du narrateur. Ecriture littéraire et perception visuelle apparaissent comme naturellement coextensives. A telle enseigne que cette relation passe souvent pour une évidence qui ne demande plus vraiment à être examinée. En dix chapitres consacrés à autant de corpus relevant des principaux genres et couvrant les XVIIe-XXIe siècles, ce livre fait le point sur la question, tout en ouvrant de nouvelles pistes de recherche. Ainsi, l'écriture littéraire entendue comme "écriture-vision" permet de réévaluer le rôle de la lecture en termes de "lecture-vision" plus ou moins compatible. Véritable matrice de vision spécifiquement littéraire, cet "oeil littéraire" est également un révélateur singulier des options poétiques ou éthiques qui travaillent le texte. Il permet d'avoir une perspective enrichissante sur l'oeuvre d'auteurs aussi différents que La Bruyère, Diderot, Woolf ou Bonnefoy, mais aussi sur les logiques et l'évolution du champ littéraire dans son ensemble, espace de points de vue sur la littérature.
Le principal socle de l'unité de la France est un universalisme dont les présupposés ne sont pas aussi universels qu'il y paraît. L'imposition séculaire de ce " franco-universalisme ", au nom et au moyen de la langue " française ", est pour beaucoup dans l'asymétrie culturelle et littéraire, unique au monde, entre la Mère-Patrie et ses satellites " francophones ", à commencer par la Belgique et la Suisse. C'est ce que tente de montrer ce livre en se penchant sur la presse littéraire française (1944-1960) qui, pour la première fois, fait l'objet d'une étude d'ensemble. Les discours sur la Belgique et " ses " littératures forment un analyseur puissant des enjeux symboliques et matériels qui sous-tendent les " relations littéraires " ou, mieux, les rapports de force littéraires franco-belges (franco-suisses, etc.). C'est d'abord dans la position de chaque organe de presse par rapport à ses concurrents que réside l'explication de sa tendance à produire de la violence symbolique. Ainsi, les questions de littérature comparée et d'histoire littéraire que pose ce livre ne peuvent être dissociées d'interrogations relevant de l'histoire des intellectuels et de la sociologie de la culture et de la littérature.
Sociologue hollandais nourri des idées de Pierre Bourdieu et de Norbert Elias, l'auteur s'est penché sur les origines de sa propre discipline, la sociologie. Le résultat débouche sur une histoire de l'intelligentsia française, du siècle de Louis XIV à la IIIème République. De cette histoire, que l'on croyait connaître (moralistes classiques, philosophes des Lumières, savants révolutionnaires, écrivains romantiques, penseurs positivistes), il propose un récit neuf qui rend raison des innovations conceptuelles en les faisant émerger des transformations sociales, institutionnelles et politiques du monde intellectuel.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.