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Intellectuel. Langue d'Esope : le meilleur et le pire
Diouf Makhtar
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343111353
Au sens de "travailleur intellectuel" opposé à "travailleur manuel", l'intellectuel est une catégorie à large spectre. Il ne s'agit dans cet ouvrage que de l'intellectuel engagé, et qui n'est pas forcément un universitaire. C'est quelqu'un (homme ou femme), qui s'investit de façon informelle dans une fonction qui est devant certains faits, de dénoncer, avertir, alerter ; qui critique une doctrine, une croyance, qui diffuse des idées qui impactent sur la société. Il peut être du meilleur comme du pire (langue d'Esope), selon qu'il s'appuie ou non sur les valeurs de justice, raison et vérité. Lorsqu'il est motivé par ces valeurs, l'idéal serait qu'il puisse s'assurer cette indépendance financière qui lui garantit l'indépendance à l'égard de pressions de toutes sortes, le mettant à l'abri de tentatives de corruption, de manipulation, savoir résister à ces honneurs factices, aux séductions de confort qu'on lui fait miroiter pour l'amadouer. C'est alors un Robin des bois qui n'a comme arme que sa plume. Son champ d'action est la sphère publique. Sauf à être un "intellectuel décoration", il ne peut pas refuser de se mouiller, de se réfugier derrière le confortable et peu courageux "Moi, je ne fais pas de politique", alors que la politique est partout. Les ouvrages sur les intellectuels ne sont pas légion. Ce qui manque le plus ce sont les études d'ensemble. Les auteurs de l'intellectualisme les plus connus se limitent strictement aux penseurs occidentaux. L'auteur a essayé de situer l'intellectuel dans ses différentes manifestations dans des pays occidentaux, mais aussi dans l'espace négro-africain. Cet ouvrage s'adresse à un large public, incluant des élèves de classes terminales et des étudiants.
Do-Nascimento José ; Makhtar Diouf ; Favero Marc ;
La faillite générale des modèles de développement impose à la Raison une question : doit-on s'orienter vers une reformulation des politiques du développement ou doit-on avoir le courage intellectuel et politique de penser la modernité en Afrique à partir d'un paradigme alternatif à celui du développement ? Les auteurs de cet ouvrage ont fait le choix d'explorer l'hypothèse d'une alternative celle de la renaissance africaine. Il ressort de leurs travaux que ce paradigme invite à poser la question de la modernité en Afrique postcoloniale non pas en termes de développement (processus de maturation diachronique et linéaire du tissu social) mais en termes de renaissance historique (processus de refondation du tissu social). Un tel processus implique des politiques d'accès à la modernité dans la forme de politiques d'assainissement du tissu social et de réappropriation des ressorts de l'historicité. Ces politiques ont vocation à être efficaces. Elles reposent en effet sur une base réelle (les sources probantes de l'histoire africaine) là où celles du développement reposent sur une fiction historique (l'interprétation évolutionniste de l'histoire des sociétés). Comme telle, la renaissance africaine se à l'analyse comme un paradigme des modalités d'une renaissance des sociétés africaines à l'historicité et à une historicité moderne. Les textes de cet ouvrage, chacun dans des domaines différents, illustrent cette thèse.
Cet ouvrage explique pourquoi il faut rejeter le concept de croissance pour les pays africains, ne pas se polariser sur le concept d'émergence à la mode et qui n'est qu'un moment du développement. Les indicateurs les plus appropriés du développement sont avec la valeur ajoutée manufacturée, l'indice de développement humain. Makhtar Diouf a visité l'expérience de développement des pays occidentaux et de pays asiatiques pour s'en inspirer. La quête de développement pour l'Afrique requiert de poser aussi le problème de la finalité du développement. L'Afrique gagnera à s'inspirer des expériences de développement des pays aujourd'hui industrialisés, dans ses aspects positifs mais gagnera aussi à s'éviter les effets indésirables négatifs de ce type de développement.
L'Islam est-il un frein au développement, comme certains l'ont affirmé ? L'islam ne renferme-t-il pas plutôt un potentiel de transformation porteur de développement ? L'auteur se réfère à plus de deux cents versets du Coran et plus de cinquante hadîss, tout en s'appuyant sur des enseignements de disciplines comme l'économie politique et la philosophie, de découvertes scientifiques et de faits d'actualité.
Ce recueil éclectique nous emmène dans l'univers sensible de l'auteur qui aborde des thèmes fédérateurs pour trouver résonance dans le coeur du lecteur. Les poèmes, simples et délicats, sont précis dans leur ton grâce à des vers qui se suivent sans heurts et s'égrènent au fil de la lecture. Fluides, énergiques, poétiques, soufflant le chaud et le froid, nous parlant de ce qui est essentiel. L'émotion s'installe progressivement à l'image de l'auteur qui se laisse se découvrir tel quel, sans se cacher et ainsi ne fait qu'un avec le lecteur.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.