Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Cavalier et son ombre
Diop Boubacar Boris
REY
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848761602
Dans une petite ville, un voyageur solitaire attend une embarcation: quelque part au-delà du fleuve, Khadidja, celle qu'il a aimée autrefois, lutte sans doute contre la mort. Pendant trois journées d'attente, l'homme chemine dans sa propre mémoire: sa rencontre avec la jeune femme dans cette lointaine ville européenne, leur vie commune en Afrique, la déchéance et les humiliations. Où trouver, dans les décombres du passé, "quelque chose qui ressemble à un commencement"? Peut-être dans cet étrange emploi accepté par Khadidja, à bout de misère: s'asseoir chaque jour devant une porte ouverte sur l'obscur, et parler à un être invisible, imaginer sans relâche de nouvelles fables et l'identité de leur destinataire, jusqu'à sombrer dans la folie et disparaître. Le Cavalier et son ombre est tissé des récits de Khadidja et du narrateur, tantôt réalistes tantôt oniriques, toujours porteurs du malheur d'un continent étranglé par tant de désastres. Pourtant, la quête du salut demeure, symbolisée par cet enfant mythique revenant de conte en conte et qui "n'a eu le temps ni de vivre ni de mourir". Roman lyrique et grave, Le Cavalier et son ombre dit superbement la déchirure de l'écrivain africain, qui ne sait si ses textes s'adressent à l'abîme ou à des êtres de chair et de sang.
La reine Johanna Simentho du royaume de Wissombo. Fiction ou réalité ? Qu'importe puisque sa magie existe. Puisqu'elle porte le souffle de l'indépendance de la liberté et de la dignité. Fadei, le fils du milliardaire, le croît ; il quittera tout pour la servir. Son frère, Badou, le révolutionnaire, fredonnera, sans illusion, le chant de Johanna. Quant à Ismaïlia, jeune bureaucrate, et Ndella, sa femme, la mystérieuse disparition de Fadei les entraînera, eux aussi dans le sillage de la reine Johanna, point focal de l'histoire. Pour tous, l'écho des tambours de la mémoire résonnera porté par le vent de l'Histoire.
Résumé : Dans la nuit du 25 septembre 2002, Le Jodla, qui assurait la liaison entre le sud du Sénégal et Dakar, sombre dans les eaux de l'Atlantique. Conçu pour cinq cent cinquante passagers, il en transportait quatre fois plus dans d'épouvantables conditions, faisant de cette tragédie le naufrage le plus meurtrier de l'histoire. Le lendemain matin, Njéeme Pay, célèbre journaliste politique d'une radio privée sénégalaise, reçoit une terrible nouvelle : parmi les victimes, on a recensé son amie d'enfance, Kinne Gaajo. Njéeme Pay s'improvise alors biographe pour tenter de comprendre celle qui fut sa "plus-que-soeur". Ecrivaine de génie, Kinne était aussi prostituée professionnelle, autant pour fuir la misère que par goût du scandale. Du taudis de Thiaroye où elle recevait ses clients, aux routes du monde, entre Mexico et Johannesburg où elle participait à des débats quelque peu délirants sur la création poétique, Kinne Gaajo prend vie sous la plume émerveillée et tendrement ironique de Njéeme Pay. Le grand écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop nous emporte dans les méandres de son pays qu'il connaît si bien, à travers les villages qui tentent de survivre à la modernité, mais aussi au coeur des villes où le monde des médias et celui de la politique rivalisent de cynisme pour asseoir leur pouvoir... Il nous offre surtout la figure inoubliable de Kinne Gaajo, si sauvagement libre qu'après sa disparition tout irradie encore de sa présence.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).
Résumé : Omniprésents dans la Bible, les anges ont été abondamment figurés par les artistes. Oscillant entre le ciel et la terre ? sous l'apparence d'enfants ou de jeunes adultes, pourvus d'ailes qui évoquent légèreté et agilité ?, ils interviennent à des moments décisifs de la vie des humains. C'est un ange qui chasse Adam du paradis, apprend à Abraham que sa femme aura une descendance, l'empêche de sacrifier son fils Isaac, lutte toute une nuit avec Jacob, guide Lot et sa famille hors du feu de Sodome, sauve Daniel de la fosse aux lions, annonce à Marie qu'elle portera le fils de Dieu, explique aux femmes le jour de Pâques que le Christ est ressuscité, libère Pierre de prison, aide Jean à écrire son évangile... Durant des siècles, les peintres et sculpteurs ont été inspirés par la dimension surnaturelle des anges. De Fra Angelico à Chagall, en passant par Raphaël, Titien, Rubens, Caravage, Rembrandt, Poussin, Gauguin, Van Gogh, ils ont représenté avec une riche imagination ces esprits ailés venus du paradis pour oeuvrer sur la terre. Fasciné par leur mystère, Michael Lonsdale a réuni en cet ouvrage les soixante plus beaux anges de l'art, plaçant en regard des scènes choisies les textes de la Bible qui les racontent et ses propres commentaires qui aident à comprendre et aimer ces oeuvres. Un livre splendide qui emmènera ses lecteurs sur les ailes de la beauté.
Terre mythique, difficile d'accès, interdite aux femmes, le Mont Athos, en Grèce, est un haut lieu de la chrétienté. Perchés à flanc de falaises ou dressés sur le rivage, ses vingt monastères et leur ermitage renferment l'une des plus grandes collections d'art du monde, offerte à la vénération des moines et des pèlerins : iconostases flamboyantes, bibliothèques pleines d'incunables précieux, églises couvertes de fresques dont les plus anciennes remontent au VIIe siècle... Du Mont Athos, Jean-Yves Leloup écrit des lettres à un ami dans un style ouvert, franc et riche. Parlant de son expérience de la vie à la Sainte Montagne, il raconte pourquoi il est un " suiveur du Christ " et comment il est venu à l'hésychasme, spiritualité fondée sur la prière du coeur, chère aux orthodoxes. Un passionnant index historique, théologique et anecdotique du Mont Athos ainsi qu'une chronologie retracent l'histoire du lieu et en révèle la richesse humaine. Ce livre est un vibrant hommage à la force du Mont Athos, à la grandeur de la spiritualité qui l'anime.
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.