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Ethique et criminalité financière
Dion Michel
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296566279
Force est de constater que devant l'ampleur du phénomène de la criminalité financière et de son caractère transnational grandissant, nous sommes parfois éblouis par la place importante occupée par la fraude, sous ses différentes formes. On ne peut cependant pas limiter la criminalité financière à un ensemble hétéroclite de fraudes multiformes. Le phénomène de la criminalité financière offre une variété et une complexité bien plus grandes que la seule réalité des fraudes. Le présent ouvrage traite des dimensions morales rattachées à trois types de crimes financiers dont l'ampleur est devenue planétaire : la corruption, le blanchiment d'argent et le cyber-crime. A chaque fois que nous analysons un crime financier, nous devons nous demander quelle perspective éthique il convient d'adopter. A quelle théorie éthique souscrivons-nous ? Le kantisme, l'utilitarisme, la pensée aristotélicienne, l'éthique existentialiste, l'éthique post-moderniste ? Dans cet ouvrage, l'approche kantienne a été généralement adoptée, en regard des crimes financiers étudiés. Mais l'utilitarisme a parfois sa raison d'être, quant à certaines dimensions propres à ces crimes financiers. Pour chacun des crimes en question, c'est toute notre conception de l'être humain qui est mise en jeu, selon l'approche que nous retenons pour les considérer.
L'entreprise moderne s'inscrit au coeur d'innombrables enjeux éthiques : des scandales financiers aux opérations extraterritoriales, des problèmes de la pollution et du réchauffement climatique en passant par l'équité en emploi, la délocalisation du travail, la publicité encourageant la surconsommation, voire la mise en péril des États démocratiques. Cette institution déterminante pour notre avenir qu?est l?entreprise moderne se voit donc interpellée moralement dans toutes ses actions.Les auteurs proposent une lecture des grandes problématiques morales à partir des courants philosophiques en éthique des affaires. On y aborde la dimension organisationnelle pour ensuite traiter de l?imputabilité individuelle, en examinant d?abord et avant tout la responsabilité et le comportement social de l?entreprise, les enjeux inhérents aux fonctions de gestion, puis les mécanismes les plus à même de favoriser l?éthique dans la pratique.L?étude de la déontologie professionnelle mène ensuite les auteurs à scruter la dimension individuelle de la vie en entreprise. Enfin, les crimes financiers et le leadership éthique permettent de mesurer l?ampleur des enjeux avec lesquels chaque cadre est aux prises, mais aussi la part de responsabilité qui appartient à chacun.Cet ouvrage s?adresse aux étudiants et aux gestionnaires, mais aussi à tous ceux qui s?intéressent aux questions éthiques touchant l?entreprise.
Dans le bouddhisme tibétain, tout moi est sans substance qui lui soit intrinsèque. Toute substance qu'il paraît avoir lui vient de liens d'interdépendance avec d'autres réalités qui lui sont extérieures : les autres, la société et la culture ambiantes, la Nature. Tout moi ne dure pas pour toujours, non seulement parce que les êtres vivants sont des êtres mortels, mais surtout parce qu'ils sont constamment en changement. Le projet, propre à la philosophie de l'existence, de devenir qui nous sommes (le "projet d'être-moi"), tel qu'il a été mis de l'avant depuis Kierkegaard jusqu'à Sartre, est-il alors incompatible avec la philosophie propre au bouddhisme tibétain, compte tenu que le moi y est défini comme étant sans substance, caractérisé par de multiples liens d'interdépendance et en constant changement ? Le processus de purification de l'esprit est au coeur du cheminement spirituel vers l'Eveil. Mais compte tenu que l'esprit est considéré comme étant primordialement pur et à l'origine de toutes les impuretés qui l'affectent, ce processus de purification n'est-il pas paradoxal ? Puisque ce processus doit s'actualiser concrètement dans la vie de tous les jours, on peut s'attendre à ce qu'il trouve quelque application dans les milieux de travail. Mais quelles sont les implications d'une purification de l'esprit dans les organisations ? Toute la question est de savoir comment il est possible de vivre sa foi bouddhiste au coeur même des enjeux de la vie organisationnelle.
L'éthique n'a pas que des sources philosophiques ou religieuses-spirituelles. Elle peut aussi se nourrir des questionnements inscrits dans des oeuvres littéraires. La littérature est peut-être même le lieu privilégié où se donnent à voir et à comprendre doutes existentiels, dilemmes moraux, intuitions philosophiques. Si l'éthique consiste bien dans l'approfondissement de notre connaissance de la dimension morale de la conscience de soi, de la conscience du monde et de la conscience d'exister, elle trouvera dans l'oeuvre de l'écrivain un matériau riche et complexe qui ouvrira la voie à son propre déploiement. C'est ce que propose cet ouvrage en puisant à l'oeuvre de cinq romanciers de la modernité classique allemande du début du vingtième siècle, Rainer Maria Rilke, Thomas Mann, Hermann Hesse, Robert Musil et Stefan Zweig.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.