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Bouddhisme tibétain et philosophie de l'existence
Dion Michel
L'HARMATTAN
56,00 €
Épuisé
EAN :9782343157412
Dans le bouddhisme tibétain, tout moi est sans substance qui lui soit intrinsèque. Toute substance qu'il paraît avoir lui vient de liens d'interdépendance avec d'autres réalités qui lui sont extérieures : les autres, la société et la culture ambiantes, la Nature. Tout moi ne dure pas pour toujours, non seulement parce que les êtres vivants sont des êtres mortels, mais surtout parce qu'ils sont constamment en changement. Le projet, propre à la philosophie de l'existence, de devenir qui nous sommes (le "projet d'être-moi"), tel qu'il a été mis de l'avant depuis Kierkegaard jusqu'à Sartre, est-il alors incompatible avec la philosophie propre au bouddhisme tibétain, compte tenu que le moi y est défini comme étant sans substance, caractérisé par de multiples liens d'interdépendance et en constant changement ? Le processus de purification de l'esprit est au coeur du cheminement spirituel vers l'Eveil. Mais compte tenu que l'esprit est considéré comme étant primordialement pur et à l'origine de toutes les impuretés qui l'affectent, ce processus de purification n'est-il pas paradoxal ? Puisque ce processus doit s'actualiser concrètement dans la vie de tous les jours, on peut s'attendre à ce qu'il trouve quelque application dans les milieux de travail. Mais quelles sont les implications d'une purification de l'esprit dans les organisations ? Toute la question est de savoir comment il est possible de vivre sa foi bouddhiste au coeur même des enjeux de la vie organisationnelle.
L'analyse démographique utilise des données statistiques de population pour fournir des indicateurs de fécondité, nuptialité et mortalité. Les méthodes de calcul de ces indicateurs ne présentent pas de difficultés mathématiques insurmontables. Toutefois, les résultats chiffrés qu'elles produisent se doivent d'être interprétés avec soin et, comme tout chiffre, il faut savoir les critiquer et connaître leurs limites. Les questions que soulève aujourd'hui l'évolution des phénomènes démographiques rendent nécessaire la maîtrise d'instruments d'analyse. Qu'il s'agisse de vieillissement, d'accroissement, de structure par âge, de durée de vie, de reproduction, de flux migratoires, etc., des mesures doivent être établies; elles constituent les références incontournables des sociétés face aux enjeux de leur avenir.
L'éthique n'a pas que des sources philosophiques ou religieuses-spirituelles. Elle peut aussi se nourrir des questionnements inscrits dans des oeuvres littéraires. La littérature est peut-être même le lieu privilégié où se donnent à voir et à comprendre doutes existentiels, dilemmes moraux, intuitions philosophiques. Si l'éthique consiste bien dans l'approfondissement de notre connaissance de la dimension morale de la conscience de soi, de la conscience du monde et de la conscience d'exister, elle trouvera dans l'oeuvre de l'écrivain un matériau riche et complexe qui ouvrira la voie à son propre déploiement. C'est ce que propose cet ouvrage en puisant à l'oeuvre de cinq romanciers de la modernité classique allemande du début du vingtième siècle, Rainer Maria Rilke, Thomas Mann, Hermann Hesse, Robert Musil et Stefan Zweig.
Cet ouvrage entend développer un lien étroit entre détection et prévention, tout en prenant en compte les différentes variables culturelles qui peuvent intervenir dans la perception même des crimes financiers. Loin de tomber dans le relativisme éthique, l'analyse menée permet d'évoquer les questions que suscite la variété de traitement de certains crimes financiers dans différents systèmes juridiques et cultures sociétales. Comment mieux détecter et surtout prévenir la criminalité financière, compte tenu des cultures et systèmes juridiques en place ? Les disciplines impliquées adressent toutes différemment la question, qu'il s'agisse de la définition même des crimes "de cols blancs", de la distinction entre manipulation comptable et fraude, de la complicité passive en matière de fraude, de la classification des crimes financiers en vertu de divers critères, des liens qui unissent éthique, politique et crime financier dans des cultures sociétales spécifiques. Les lieux d'insertion sont également divers, selon que ce qui est concerné est l'un des multiples modes de corruption et de blanchiment d'argent, la cyber-criminalité, une manifestation du caractère foncièrement transnational des crimes financiers, la dimension des risques telle qu'elle est présente dans la gestion de portefeuilles, ou les divers produits de la criminalité et le blanchiment d'argent.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.