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Anthologie de Kiki Dimoula
Dimoula Kiki ; Trichon-Milsani Eurydice
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782296047686
...Cette pensée poétique, travaillée jusqu'à ce qu'elle devienne une dentelle fine, une structure serrée, un enchevêtrement conceptuel dense, parvient à ne plus appartenir exclusivement à un univers culturel particulier. Sa vibration émotionnelle, sa mélancolie profonde, ses sarcasmes imprévisibles dépassent de beaucoup les contraintes liées à la langue et à la culture du pays, jouissant ainsi d'une autonomie absolue, d'une résonance universelle. La voix du poète devient une parole profondément humaine, errant par le monde, une richesse intense à la portée de tout le monde. Elle peut aussi atteindre n'importe quel lecteur grâce à son attachement aux choses et aux événements les plus ordinaires de la vie. Malgré une construction souvent labyrinthique, un foisonnement d'idées, un vocabulaire audacieux jonglant entre l'ancien, le châtié et l'argotique, cette poésie reste incroyablement proche de l'ordinaire et même parfois du trivial. Quelques mots de la rue semés dans son tissu précieux, une vieille formule toute faite, une citation des Evangiles ou d'un cantique religieux archiconnue et psalmodiée par les vieilles femmes à l'église, servent de clés pour briser l'hermétisme de ses structures et profiter de ses audacieuses associations et envolées imaginatives. Ainsi tout lecteur, débarrassé de ses préjugés concernant le "poétique" et autres considérations élitistes, absorbe aisément ses effets divers, s'abandonne à son ironie voluptueuse, se l'approprie, fait corps avec elle " E.T-M
Pourquoi une petite minorité de personnes est-elle riche pendant qu'une grande majorité est très pauvre ? Pourquoi malgré nos emplois, la grande majorité des salariés finit-elle dans la pauvreté ? En Afrique, on nous a toujours fait croire qu'être riche ou pauvre relève du destin ou de la chance. C'est archifaux ! Vous et moi avons été formatés à ne travailler que comme employés sans jamais aspirer à rêver un jour à une grande richesse. Devenir riche ne relève ni de la chance ni d'un quelconque destin. Cela dépend de notre capacité à résoudre des problèmes qui touchent un grand nombre de personnes. L'Afrique est pleine de problèmes et nous devons comprendre une chose : nos problèmes ne sont réellement des problèmes que si nous les percevons comme tels. Mais dès l'instant où nous envisageons de leur trouver des solutions, ils deviennent des occasions de nous mettre sur la voie de la richesse.
Résumé : Kiki Dimoula est actuellement la grande voix, la voix majeure de la poésie grecque. Née en 1931, elle impose son univers si personnel, si détaché de toute espérance après les visions du monde lumineux ou combattant de Ritsos, Elytis ou Séféris. Le temps, l'absence, la mort, le néant sont les constantes d'une thématique très noire, mais incarnées dans des scènes quotidiennes inattendues, éclairées par un art de la métaphore et une invention verbale inouïs. Cette poésie, en fait, ne ressemble à rien de connu - sinon peut-être aux Metaphysical Poets du XVII ? siècle anglais. Comme eux, et comme tous les explorateurs lucides de l'être, Kiki Dimoula ne craint pas d'avouer : "Oui l'impossible me suffit".
Les poèmes de Kiki Dimoula ne ressemblent à rien. Peu de poètes donnent cette impression de nouveauté radicale. Cela commence par ses sujets, si étranges - étranges à force de ne pas l'être, infimes le plus souvent, tirés du quotidien le plus banal. Un paysage sans histoire. Une goutte de sang. Un objet familier, bibelot, table basse, cassette audio, répondeur. Pas de personnages. Une voix qui parle, seule mais entourée d'absents qu'elle interpelle: êtres chers disparus, ou soi-même autrefois, ou encore Dieu - un Dieu dont on ne sait trop s'il faut y croire. À leur façon pourtant les poèmes de Dimoula sont grouillants de vie. Un torrent d'images les irrigue, inattendues, audacieuses, se chassant l'une l'autre à toute allure. L'humble réalité qu'elles décrivent acquiert une vie intense, presque angoissante, vue à travers ces verres grossissants qui en la métaphorisant la métamorphosent. Allusifs, parfois obscurs, ces poèmes ont sur leurs lecteurs un effet étonnant. Kiki Dimoula, née à Athènes en 1931, est lue, admirée, aimée par une foule de gens dont certains lisent peu. La Grèce a beau être le paradis des poètes, un tel traitement n'est réservé qu'à une poignée d'entre eux, et de nos jours à la seule Dimoula.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.