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Les frontières du droit. Quelle justice pour les migrants ?
Dijon Xavier ; Vignon Jérôme
LESSIUS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782872993796
Tiraillée entre l'éthique humanitaire et la réalité politique des pays, la justice parviendra-t-elle à formuler ses exigences propres en matière de migration ? Pour contribuer à cette question particulièrement complexe, l'ouvrage s'interroge à nouveaux frais sur la raison des frontières et les sources du droit. Le phénomène migratoire ne nous laisse pas en paix : il nous écartèle entre, d'une part, l'impérieux devoir d'humanité à l'égard des êtres humains en détresse, d'autre part, la nécessité, tout aussi impérieuse semble-t-il, de marquer par une frontière chacun des pays qui découpent la planète. Tiraillée ainsi entre l'éthique humanitaire universelle et la réalité politique particulière, la justice parviendra-t-elle à formuler ses exigences propres en matière de migration ? Pour apporter une contribution à cette question particulièrement complexe, l'ouvrage s'interroge à nouveaux frais sur la raison des frontières et les sources du droit.
Résumé : Ces dernières années, les medias nous ont rapporté, images à l'appui, les tragiques péripéties de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui fuient l'Afghanistan, le Congo, la Guinée, l'Irak, le Kosovo, la Lybie, le Mali, la Somalie, la Syrie et tant d'autres pays en proie à la violence. Radio et télévision parlent fréquemment de Calais, de Ceuta et Melilla, de Lampedusa, des réseaux de passeurs, et des murs dressés aux frontières... On nous cite consciencieusement le nombre de morts, retrouvés dans des camions hermétiques ou engloutis dans la Méditerranée... Pour assurer un accueil décent aux personnes qui fuient le danger, les partisans du Refugees welcome invoquent les droits de l'homme dont ces réfugiés sont titulaires, puisque les "droits humains" sont valables toujours et partout ; de l'autre côté, les pays occidentaux revendiquent leur souveraineté en affirmant qu'ils ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde... Deux logiques qui s'affrontent.
Le manioc (ou le riz) se trouve sur la table familiale et vous regardez comment les convives se servent. L'idée de la maman, bien sûr, est que chacun reçoive sa part de ce plat qu'elle a préparé pour qu'il devienne un " bien " pour tous. Les traditions africaines savent en effet de quoi il s'agit dans le bien commun : la terre des ancêtres, l'hospitalité envers l'étranger, la solidarité du village... Mais, entrée en ville, la notion n'est-elle pas aussi entrée en crise ? Dans la figure moderne de l'Etat postcolonial, cette vue large du bien partagé par tous constitue-t-elle encore l'horizon de nos gouvernants ? " Quand ton oncle est dans le figuier, tu ne manqueras pas de figues ", dit le proverbe. Toi, le neveu, d'accord, mais les autres ? Si chaque groupe utilise l'Etat, ou l'entreprise, à son profit, qu'est devenu ce bien qui devait rester " commun " ? Comment faire pour sortir de cette crise ? Voir quelles ressources intellectuelles permettent de ressaisir ce concept à nouveaux frais. En face des éléphants occidentaux du capitalisme, du libéralisme procédural ou du communisme, y aurait-il intérêt, aujourd'hui, à relire Julius Nyerere ou Emmanuel Kant, voire Saint Luc ou Jean-Paul II ? Ces références philosophiques et théologiques permettront-elles de mieux saisir l'éthique qui doit régir, sur la terre africaine, la gestion des richesses, la responsabilité des entreprises et la gouvernance de l'Etat ?
Ornellas Pierre d' ; Dijon Xavier ; Chapelle Alber
Ce Cahier de la NRT est préfacé par Mgr Pierre d'Ornellas, responsable du groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France. Il regroupe plusieurs textes de théologiens, philosophes, praticiens de la médecine et de l'accompagnement, à l'occasion des débats actuels sur les législations relatives à la procréation et à la fin de vie. Une première partie explore les déterminations fondamentales de la bioéthique au plan de la raison comme à celui de la foi chrétienne. La seconde partie traite du début et de la fin de la vie. Le point de vue est philosophique et théologique. Cette étude prend en compte l'enseignement de l'Eglise (Donum vitae, Dignitas personae) sur la protection des plus pauvres. Elle se fonde sur la contemplation de la Parole de vie.
Résumé : Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne. Le " quotidien " va souvent spontanément de pair avec la " routine ", et la routine évoque un lieu inhospitalier d'où il convient de s'échapper le plus vite possible. Le quotidien est ce qui est journalier, ce qui se passe habituellement chaque jour ; le routinier est ce que l'on fait en suivant les coutumes enracinées, sans avoir besoin d'appliquer de raisonnements particuliers. Fuir la routine à travers toutes sortes d'expériences qui donnent des couleurs à l'infinie gamme de gris qui sert de toile de fond au passage du temps, c'est pour beaucoup de gens la façon habituelle d'affronter le calendrier : attendre la fin de la semaine, les ponts et les vacances, tout en supportant bon an mal an ce qu'il faut vivre tous les jours. Il n'en va souvent pas autrement de l'expérience de la vie ordinaire que font les croyants. Il est vrai que le coeur de la vie chrétienne, le mystère de l'Incarnation, a un immense potentiel pour dynamiser notre façon de vivre le quotidien. Nous reconnaissons cependant que le désir de " trouver Dieu en toutes choses " ne manque pas de se heurter à la routine dépourvue de profondeur. Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne.
Résumé : Le court Livre de Ruth est un des plus beaux récits de la Bible. Cet ouvrage en propose une lecture cursive, pas à pas. : Ce commentaire du livre de Ruth est attentif à l'art de raconter en toutes ses manifestations, en réservant une attention particulière à la dynamique narrative qui les sous-tend toutes. Ainsi que la théorie littéraire (l'école poétique de Tel Aviv et notamment Meir Sternberg) l'a montré, le sens d'un récit est inséparable du continuum de ses motifs et du processus, séquentiel et cumulatif, de sa lecture ; celle-ci se traduit par la formulation d'autant d'hypothèses, que la suite du récit vient confirmer ou détromper. Plus on épouse ce dynamisme, plus on met à jour la puissance d'une histoire donnée. Trois phénomènes majeurs scandent en fait le dynamisme en question : les trois universaux que sont le suspense, la curiosité et la surprise ; ils sont tous les trois liés à la dimension temporelle de l'art narratif.
Comme il ressort des dernières statistiques, il y a au moins 53% des Français qui se disent catholiques tandis que le groupe de ceux qui participent régulièrement à l'Eucharistie dominicale s'élève tout au plus à 5% de la population. Cet ouvrage se penche précisément sur cet ensemble de "non-pratiquants" et réfléchit sur l'attitude juste à avoir à leur égard. L'autrice se situe dans la perspective des quelques participants actifs à la vie de l'Eglise, acteurs réguliers pour qui les autres, pourtant étiquetés "catholiques", ne pratiquent "pas assez". C'est contre le schème sociologique et théologique, sous-jacent à ce "pas assez", qu'elle s'insurge, nous invitant à poser à nouveaux frais la question : Quelle place leur accorder dans l'Eglise ? Ce qui suppose que ces femmes et ces hommes ne soient plus réduits à leur absence de pratique religieuse ou à leur pratique éventuelle, mais considérés comme de véritables "fidèles". Lorsque de sa publication en 2017, l'ouvrage a reçu un accueil inattendu, rejoignant les préoccupations d'un grand nombre. Cette 2e édition revue et amplifiée tient compte de tous les dialogues qu'il a suscités.
Présenter simplement la pensée riche et complexe du Réformateur, théologien fécond, tel est l'objet de cette introduction à la pensée de Martin Luther. Tout en exposant les grands thèmes philosophiques, théologiques et pastoraux qui traversent son oeuvre, il s'agit de démêler cette pensée de celle de ses collègues théologiens et successeurs, notamment Philippe Mélanchthon. Sont abordés également les débats, en particulier avec les catholiques, qu'a suscités jusqu'à nos jours la pensée luthérienne ainsi que la lecture renouvelée de Luther, proposée récemment par différents spécialistes de sa théologie. Une occasion de redécouvrir cette grande figure non seulement du Protestantisme mais aussi de l'histoire de l'Occident.