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La religion et la raison. Normes démocratiques et traditions religieuses
Dijon Xavier
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204105897
Est-ce un hasard si Jean-Marc Ferry, d'un côté du Rhin, Jürgen Habermas, de l'autre, entrouvrent aujourd'hui la porte de la République au discours religieux ? Si la raison publique faite de liberté et d'égalité semblait suffire pour régir le champ économique et social de notre Modernité première, elle s'avère trop courte lorsqu'il s'agit de formuler la norme commune applicable aux fondamentaux de l'existence tels que la vie, le corps, l'amour, la mort... D'où l'appel de nos deux auteurs aux ressources de sens qu'ont accumulées les religions et, singulièrement, le christianisme. Pour prendre cette requête au sérieux, il fallait revisiter les grands axes de la tradition chrétienne (création, faute, incarnation, salut, trinité, eucharistie) pour en dégager les enseignements qui enrichiraient la raison publique d'aujourd'hui. Mais la foi se laissera-t-elle ainsi arraisonner ? Et la raison s'ouvrira-t-elle à ce discours qui vient de plus loin qu'elle ? La partie est loin d'être gagnée. Xavier Dijon la mène avec grand talent.
Résumé : Tiraillée entre l'éthique humanitaire et la réalité politique des pays, la justice parviendra-t-elle à formuler ses exigences propres en matière de migration ? Pour contribuer à cette question particulièrement complexe, l'ouvrage s'interroge à nouveaux frais sur la raison des frontières et les sources du droit. Le phénomène migratoire ne nous laisse pas en paix : il nous écartèle entre, d'une part, l'impérieux devoir d'humanité à l'égard des êtres humains en détresse, d'autre part, la nécessité, tout aussi impérieuse semble-t-il, de marquer par une frontière chacun des pays qui découpent la planète. Tiraillée ainsi entre l'éthique humanitaire universelle et la réalité politique particulière, la justice parviendra-t-elle à formuler ses exigences propres en matière de migration ? Pour apporter une contribution à cette question particulièrement complexe, l'ouvrage s'interroge à nouveaux frais sur la raison des frontières et les sources du droit.
Résumé : Ces dernières années, les medias nous ont rapporté, images à l'appui, les tragiques péripéties de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui fuient l'Afghanistan, le Congo, la Guinée, l'Irak, le Kosovo, la Lybie, le Mali, la Somalie, la Syrie et tant d'autres pays en proie à la violence. Radio et télévision parlent fréquemment de Calais, de Ceuta et Melilla, de Lampedusa, des réseaux de passeurs, et des murs dressés aux frontières... On nous cite consciencieusement le nombre de morts, retrouvés dans des camions hermétiques ou engloutis dans la Méditerranée... Pour assurer un accueil décent aux personnes qui fuient le danger, les partisans du Refugees welcome invoquent les droits de l'homme dont ces réfugiés sont titulaires, puisque les "droits humains" sont valables toujours et partout ; de l'autre côté, les pays occidentaux revendiquent leur souveraineté en affirmant qu'ils ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde... Deux logiques qui s'affrontent.
Le manioc (ou le riz) se trouve sur la table familiale et vous regardez comment les convives se servent. L'idée de la maman, bien sûr, est que chacun reçoive sa part de ce plat qu'elle a préparé pour qu'il devienne un " bien " pour tous. Les traditions africaines savent en effet de quoi il s'agit dans le bien commun : la terre des ancêtres, l'hospitalité envers l'étranger, la solidarité du village... Mais, entrée en ville, la notion n'est-elle pas aussi entrée en crise ? Dans la figure moderne de l'Etat postcolonial, cette vue large du bien partagé par tous constitue-t-elle encore l'horizon de nos gouvernants ? " Quand ton oncle est dans le figuier, tu ne manqueras pas de figues ", dit le proverbe. Toi, le neveu, d'accord, mais les autres ? Si chaque groupe utilise l'Etat, ou l'entreprise, à son profit, qu'est devenu ce bien qui devait rester " commun " ? Comment faire pour sortir de cette crise ? Voir quelles ressources intellectuelles permettent de ressaisir ce concept à nouveaux frais. En face des éléphants occidentaux du capitalisme, du libéralisme procédural ou du communisme, y aurait-il intérêt, aujourd'hui, à relire Julius Nyerere ou Emmanuel Kant, voire Saint Luc ou Jean-Paul II ? Ces références philosophiques et théologiques permettront-elles de mieux saisir l'éthique qui doit régir, sur la terre africaine, la gestion des richesses, la responsabilité des entreprises et la gouvernance de l'Etat ?