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La succession difficile
Diggelmann Walter Matthias ; Schaer Eric ; Clavien
FLORIDES HELVET
12,00 €
Épuisé
EAN :9782940775088
Lorsque David Boller apprend que ses parents, juifs, ont tenté de se réfugier en Suisse avant d'être victimes des nazis, il se met en quête de réponses, dans une Suisse marquée par la Guerre froide. En 1965, quand paraît La succession difficile (Piper Verlag, Munich), le scandale est immense : Walter Matthias Diggelmann, écrivain engagé, a osé en effet dénoncer l'influence de certains milieux politiques et économiques qui ne reculent devant rien pour préserver leurs intérêts. Ce roman ne se limite toutefois pas à la critique politique et sa force toujours actuelle réside dans l'exploration par l'auteur des tensions entre engagement politique, intérêts économiques et conscience personnelle : une exploration plus que jamais indispensable. Publié en français en 1969 aux Editions Rencontre, à Lausanne, La succession difficile reprend ici la traduction d'Eric Schaer. Cette nouvelle édition est accompagnée d'une préface inédite d'Alain Clavien, professeur honoraire d'histoire contemporaine à l'université de Fribourg.
Résumé : Une méthode basée autour de cinq notions : marcher, regarder, écouter, donner et recevoir afin que plaisir, désir et passion soient au coeur de la pratique du comédien. Faire du théâtre c'est commencer une histoire d'amour dont on ne peut jamais se défaire, c'est offrir à nos sens toutes les vies et toutes les passions pour comprendre qui nous sommes. De tous temps, l'Homme a eu besoin de s'exprimer, de dire, de communiquer ses pensées, ses avis, ses désaccords aux autres. Il l'a fait sur des places publiques, au milieu des champs, sur les collines, dans les jardins, sur le clocher des églises, à l'intérieur d'arènes, au sommet des tours, dans des amphithéâtres et des théâtres. Partout où la parole peut avoir une portée, elle est précieuse car son but ultime est d'être entendue. Ce livre est un témoignage sur le théâtre, un regard sur le jeu et le travail de l'acteur, un chemin vers la formation de comédien et une prise de conscience pour celles et ceux qui s'interrogent sur ce métier. C'est le partage d'une passion et d'une expérience mais aussi un désir de dire et de raconter à toutes celles et ceux qui veulent devenir acteur, la beauté et la difficulté de ce métier. La formation, l'exigence, l'acharnement et le travail, sont des partenaires obligés pour atteindre le plaisir du jeu et le coeur du spectateur.
Résumé : Cette Méthode complète de théâtre propose un programme de théâtre exhaustif qui explore des thèmes, des exercices, des conseils et des objectifs, dans le but de placer l'élève au centre de la création artistique. Etape par étape et au contact de leurs partenaires, les jeunes actrices et acteurs prennent progressivement conscience de leurs possibilités, jouent avec leurs forces et leurs faiblesses, pour atteindre la maîtrise du jeu sous toutes ses formes. Les exercices ont été pratiqués pendant près de quatre décennies avec des milliers d'enfants, de jeunes adultes et d'adultes. Réunis pour la première fois sous cette forme, ils sont désormais à disposition de toutes les personnes qui souhaitent transmettre la passion du théâtre aux générations futures.
Orelli Giovanni ; Viredaz Christian ; Giottonini M
Un village enneigé dans une vallée tessinoise isolée : tout près d'ici, et en même temps en dehors du temps. La nature maternelle est troublée par un crépitement à peine audible, qui pourrait tourner à l'effondrement, devenir apocalypse : c'est l'avalanche, suspendue à la montagne comme une malédiction. Il faudra quitter ces maisons, évacuer les lieux, partir ailleurs. Les habitants s'en vont, après avoir résisté le plus longtemps possible ; ils abandonnent le "bois sacré" , les vieux dans les cimetières, le superbe paysage alpestre rendu plus parfait encore par cette neige pourtant menaçante. Le narrateur aussi change d'horizon : il goûte à la ville et à ses saveurs, tout en cherchant à épancher la secrète obsession amoureuse née dans le silence du village, et à s'ouvrir à une nouvelle vie. Poète et romancier, Giovanni Orelli (1928-2016) est l'auteur d'une oeuvre majeure en langue italienne et en dialecte tessinois, consacrée en 2012 par le Grand Prix Schiller. L'année de l'avalanche (1965, prix Charles-Veillon) est considéré comme un des textes qui a fait entrer la production littéraire du Tessin dans la modernité.
Dans Boulevard des Philosophes, Georges Haldas brosse de son père, trente ans après sa mort, un portrait fondé sur ses propres sensations et souvenirs d'enfance. Par son implication personnelle, le narrateur fait ainsi, indirectement, son propre portrait. La figure paternelle, par ailleurs, est forcément en lien avec notre propre découverte du monde : mieux vaut alors, selon l'auteur, comprendre le père plutôt que le tuer, si on veut savoir qui on est et pouvoir se situer parmi les hommes. La remémoration minutieuse de "l'homme mon père" tourne progressivement à la transfiguration : au terme de Boulevard des Philosophes, le père est devenu en quelque sorte le frère du narrateur - mais aussi celui du lecteur. Georges Haldas (1917-2010) est né à Genève d'un père grec et d'une mère suisse. Poète, essayiste, scénariste, critique littéraire, il est surtout l'auteur d'une suite de chroniques qui donnent accès à son regard particulier sur le monde et développent ses interrogations sur les aspects les plus variés de l'existence humaine. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature personnelle du XXe siècle.
Résumé : Bien que né à Genève, Charles-Albert Cingria détestait qu'on fît de lui un écrivain prisonnier de frontières nationales. Savourant le plaisir d'exister en n'importe quel endroit du monde, il exerce partout, avec une passion amusée, sa faculté de sentir. Dès lors, pourquoi pas à Genève, Berne, Lausanne, Fribourg, tous lieux chargés de pittoresque et d'imprévu ? "Je ne puis vous dire ce que j'aime les rues, s'exclame-t-il. Dans toutes les villes, mais surtout celle-ci". Celle-ci, c'est Genève ; mais le constat vaut pour tout espace, urbain ou naturel, propice à la promenade telle que Cingria la conçoit, à savoir une découverte permanente du merveilleux au sein du quotidien, et une occasion constante de réconciliation avec le monde. Sont réunis ici trois témoignages majeurs de ce regard singulier : Florides helvètes, Impressions d'un passant à Lausanne et Musiques de Fribourg. Charles-Albert Cingria (1883-1954), né et mort à Genève dans une famille cosmopolite, a mené une vie peu conventionnelle, préférant la marge à l'officialité, et poursuivant en toute indépendance des recherches érudites sur le Moyen Âge et sa musique notamment. Proche de Ramuz, il fait partie en Suisse de l'équipe des Cahiers vaudois et d'Aujourd'hui. À Paris, où il donne grâce au soutien de Jean Paulhan d'étincelantes chroniques à la Nouvelle Revue française, son regard décalé et la virtuosité de son style lui valent l'estime de Max Jacob, Claudel, Cocteau, Jouhandeau.
Résumé : L'oeuvre littéraire de Jeremias Gotthelf, dans laquelle il exprime ses préoccupations civiques et sociales, est souvent lue dans une perspective qui accentue son caractère contextuel, voire régional. Mais L'araignée noire et Le déluge en Emmental échappent à cette vision réductrice. Dans L'araignée noire, l'écrivain aborde un sujet de portée universelle en explorant les réactions de tout un village face à une invasion d'araignées noires qui déciment peu à peu les habitants. Le caractère fantastique de la nouvelle n'empêche pas Gotthelf d'étudier les réactions de ses pairs pour en tirer la leçon, comme il le fait, en partant de l'évocation d'une catastrophe bien réelle, dans Le déluge en Emmental. Romancier suisse de langue allemande, Jeremias Gotthelf (1797-1854), de son vrai nom Albert Bitzius, a été de 1832 à sa mort pasteur de Lützelflüh dans la campagne de l'Emmental. Il a été un acteur engagé du mouvement de "régénération" politique qui agitait alors la Suisse ; dans son oeuvre, enracinée dans le terroir bernois, Gotthelf s'attache à décrire le bouleversement, par la modernisation, d'une société jusqu'alors essentiellement paysanne.