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Boulevard des Philosophes. Chroniques
Haldas Georges ; Fredriksen Alexis
FLORIDES HELVET
12,00 €
Épuisé
EAN :9782940733408
Dans Boulevard des Philosophes, Georges Haldas brosse de son père, trente ans après sa mort, un portrait fondé sur ses propres sensations et souvenirs d'enfance. Par son implication personnelle, le narrateur fait ainsi, indirectement, son propre portrait. La figure paternelle, par ailleurs, est forcément en lien avec notre propre découverte du monde : mieux vaut alors, selon l'auteur, comprendre le père plutôt que le tuer, si on veut savoir qui on est et pouvoir se situer parmi les hommes. La remémoration minutieuse de "l'homme mon père" tourne progressivement à la transfiguration : au terme de Boulevard des Philosophes, le père est devenu en quelque sorte le frère du narrateur - mais aussi celui du lecteur. Georges Haldas (1917-2010) est né à Genève d'un père grec et d'une mère suisse. Poète, essayiste, scénariste, critique littéraire, il est surtout l'auteur d'une suite de chroniques qui donnent accès à son regard particulier sur le monde et développent ses interrogations sur les aspects les plus variés de l'existence humaine. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature personnelle du XXe siècle.
Marie de Magdala est cette femme qui, au matin de Pâques, voyant le tombeau vide, cherche éplorée, le corps du Christ (qui l'avait guérie de sept démons). Un homme, qu'elle prend pour le jardinier, lui ayant dit simplement : " Marie ", elle le reconnaît soudain : c'est le Christ ressuscité. Qui aussitôt lui enjoint d'aller annoncer la nouvelle aux disciples. Mais ceux-ci ont de la peine à la croire. Ainsi Marie de Magdala aura-t-elle été à la fois témoin et messagère du phénomène, humainement impensable, et cependant réel, de la Résurrection.
L'aube, pour moi, ce n'est pas simplement le lever du jour... C'est tout ce qui participe du commencement : l'aube, l'enfance, la graine... C'est un mode d'appréhender le monde, de le surprendre dans sa nouveauté, sa fantastique nouveauté à travers la répétition quotidienne." Magnifiques entretiens avec Georges Haldas menés par Etienne Sordet, empreints de fraicheur et de poésie, qui sont l'occasion d'évoquer le travail d'écriture, la mémoire, la foi, le corps, tout ce qui constitue un être humain sensible et, peut-être, confiant.
Les citations réunies, toutes extraites des carnets de L'Etat de Poésie et regroupées sous forme d'Abécédaire, sont autant de petits cailloux blancs pour qui veut explorer la vie dans toute sa profondeur. Leur lecture revient à quitter les voies du divertissement pour emprunter des sentiers d'arête, à mi-chemin entre ciel et abîme. Ces aphorismes sont écrits avec les " mots qui viennent de l'Autre en moi " : s'ils sont des fulgurances, c'est qu'ils traversent un homme capable d'attraper au vol des paroles vibrantes et vivantes et de nous les tendre. Une fois sous nos yeux, à l'arrêt, nous reconnaissons que nous avions été traversés par ces mêmes vérités subtiles, parfois subversives. Mais sans l'art du philosophe et poète, elles nous auraient échappé. A l'écart de toute mode, l'oeuvre entière de Georges Haldas dont on récolte ici les fulgurances, témoigne que l'unique patrie, porteuse de vie, c'est la relation. A l'autre en soi, au monde, à ses violences et à son inviolable beauté.
Résumé : Nora et Antonio sillonnent l'Italie sur les traces d'un homme politique sortant de l'ordinaire : Benito Mussolini, dont Antonio devient le photographe attitré. Emilie et Julien vivent à Nyon, sur La Côte vaudoise, et rêvent depuis toujours d'ouvrir une auberge de campagne. Les deux couples ne se connaissent pas. Ils ne parlent pas la même langue. Ils n'ont pas les mêmes rêves. Mais leurs destins vont se croiser, puis s'épouser au cours de la première moitié du XXe siècle que le récit retrace au fil d'une envoûtante "remontée du temps".
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .
Résumé : Roman policier insolite, roman de la beauté, contemplatif et musical, Le chien Tristan est d'abord le roman du romantisme, de sa grandeur et de ses aspects dérisoires. Volontairement cloîtrés au coeur de Rome, ses protagonistes "jouent" à s'identifier aux grands créateurs du xixe siècle, Wagner, Liszt ou Nietzsche. Fous du génie qu'ils n'ont pas, ils sentent que le romantisme, bien plus qu'une exaltation de la passion, est une recherche passionnée d'une vérité à laquelle ils sacrifient leur bonheur et leur équilibre. Hors de leur siècle, de leur pays, hors de toute certitude religieuse, placés devant l'évidence et l'effroi de l'existence, ces "inadaptés" sont pourtant l'image de l'homme contemporain, déraciné du sacré, et n'osant plus s'avouer à lui-même sa quête désespérée du Vrai. Confrontés à une femme qui refuse le rôle de sublime prétexte, ces personnages deviendront les rivaux tragiques et pitoyables d'un être dont le regard détient la vérité sans la conscience : un chien, que sa maîtresse a nommé Tristan. Écrivain, philosophe, journaliste et traducteur, Étienne Barilier est né en 1947 à Payerne dans le canton de Vaud. Son premier récit, Orphée, paraît en 1971 ; il sera suivi d'une quarantaine de romans et d'essais. Lauréat de nombreuses distinctions littéraires, dont le Prix d'honneur de la Ville de Paris en 1978 pour Le chien Tristan, Étienne Barilier a également enseigné la littérature française à l'université de Lausanne entre 2001 et 2013.
Résumé : Bien que né à Genève, Charles-Albert Cingria détestait qu'on fît de lui un écrivain prisonnier de frontières nationales. Savourant le plaisir d'exister en n'importe quel endroit du monde, il exerce partout, avec une passion amusée, sa faculté de sentir. Dès lors, pourquoi pas à Genève, Berne, Lausanne, Fribourg, tous lieux chargés de pittoresque et d'imprévu ? "Je ne puis vous dire ce que j'aime les rues, s'exclame-t-il. Dans toutes les villes, mais surtout celle-ci". Celle-ci, c'est Genève ; mais le constat vaut pour tout espace, urbain ou naturel, propice à la promenade telle que Cingria la conçoit, à savoir une découverte permanente du merveilleux au sein du quotidien, et une occasion constante de réconciliation avec le monde. Sont réunis ici trois témoignages majeurs de ce regard singulier : Florides helvètes, Impressions d'un passant à Lausanne et Musiques de Fribourg. Charles-Albert Cingria (1883-1954), né et mort à Genève dans une famille cosmopolite, a mené une vie peu conventionnelle, préférant la marge à l'officialité, et poursuivant en toute indépendance des recherches érudites sur le Moyen Âge et sa musique notamment. Proche de Ramuz, il fait partie en Suisse de l'équipe des Cahiers vaudois et d'Aujourd'hui. À Paris, où il donne grâce au soutien de Jean Paulhan d'étincelantes chroniques à la Nouvelle Revue française, son regard décalé et la virtuosité de son style lui valent l'estime de Max Jacob, Claudel, Cocteau, Jouhandeau.