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OEUVRES CHOISIES, I SUBSTANCES, QUIDITES ET ACCIDENTS
DIETRICH DE FREIBERG
VRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782711619832
Météorite tombé de l'autre côté du Rhin, rebelle à tous les "ismes", splendide, mais apparemment isolé, Theodoricus de Vribergh est pourtant un grand philosophe. Un grand philosophe allemand du Moyen Age. Il appartient à "l'école d'Albert le Grand", il est un représentant du "néoplatonisme médiéval", il entend défendre l'authentique doctrine d'Aristote et il est un des fondateurs de la "métaphysique de l'esprit". La publication en français de ses principaux textes devrait faire justice de ces raccourcis. Ce premier volume, consacré à l'ontologie, rassemble deux traités sur la substance, la quidité et l'accident: le De accidentibus et le De quiditatibus entium. Le premier contient une critique de la théorie "commune" de l'accident, dont la fine pointe est tournée contre la doctrine thomasienne de l'eucharistie, le second, une réinterprétation d'ensemble des concepts fondamentaux de la théorie de l'essence, de l'être et de l'étant.
Dietrich Anne ; Gilbert Patrick ; Pigeyre Frédériq
Cette 3e édition, entièrement remaniée, offre une synthèse des connaissances théoriques et pratiques dans le domaine du management des compétences. Elle dresse un bilan des connaissances produites durant les 25 dernières années, depuis l'apparition du thème de la compétence, et met en avant un socle d'acquis indispensable à la compréhension des démarches compétence et à leur mise en oeuvre dans les organisations. Illustré par de nombreux exemples, Management des compétences s'articule en 3 parties: _ L'histoire, le contexte et les modèles. _ Les différents domaines d'application. _ Les démarches compétence comme analyseur du changement.
Dans ce traité de la fin du XIIIe siècle, le dominicain allemand veut résoudre de manière strictement philosophique le problème traditionnel de la vision béatifique. Cette démarche radicale qui, à elle seule, mériterait déjà d'attirer la curiosité scientifique n'épuise cependant pas tout le potentiel d'intérêt historique que recèle le De visione beatifica. Lorsque, dès les premières lignes, l'auteur prétend que, quand ils parlent de l'intellect agent les philosophes péripatéticiens visent ce qu'Augustin entendait en parlant du " fond secret " de l'esprit (abditum mentis), le lecteur se rend immédiatement compte que les catégories historiographiques traditionnelles vont être mises en crise. Si, de plus, on tient compte du rôle que joue Averroès dans l'ensemble de l'oeuvre du dominicain, la conclusion s'impose : on va devoir réviser la taxinomie des écoles philosophiques médiévales, si l'on veut la situer dans une histoire de la réception de la philosophie antique et arabe.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.