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Générik Vapeur, 40 ans de théâtre de rue. Trafic d’acteurs et d’engins
Dicale Bertrand ; Peraldi Michel
DEUXIEME EPOQUE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782377691227
Le projet de ce livre est d'offrir une lecture et des points de vue sur quatre décennies du trafic d'acteurs et d'engins déployé par la compagnie Générik Vapeur, quatre décennies qui ont vu la société changer, le monde se bouleverser, les murs tomber, d'autres s'ériger. On trouvera dans le livre une traversée documentaire et chronologique des quarante années. Non pas plate, mais mise en relief par une approche millésimée du vécu de la compagnie, avec ses quintessences, ses intempéries, ses mildious... On trouvera dans le livre un récit écrit par Bertrand Dicale qui abordera les thèmes propres à la démarche artistique de la compagnie : le théâtre de rue, les engins, le rock, l'espace public, les voyages, la troupe, la mixité, les lieux - en particulier les Anciens Abattoirs de Marseille et la Cité des arts de la rue-, le répertoire et les évènements sur mesure in situ, les cycles de création, les gens, de la troupe et de la profession bien sûr, mais aussi les gens d'ici et d'ailleurs, sources et destinataires de chaque spectacle. De ce fait, ce récit structuré en plusieurs chapitres plongera le lecteur dans les points clefs du travail artistique en espace public, vu, vécu, habité et investi par Générik Vapeur. On trouvera dans le livre, une introduction sur le chaos du monde dans lequel nous sommes entrés à notre insu depuis quelques années, chaos à l'intérieur duquel les artistes, comme les Générik Vapeur, interviennent en échos poétiques et politiques, en imaginaire et en merveilleux, en fraternité et en générosité. Michel Péraldi, sociologue connu pour sa grande et incisive connaissance de Marseille, apportera cet éclairage prospectif.
La femme telle que nous la connaissons aujourd'hui, libre de ses choix amoureux, libre de son indépendance économique et de mener seule sa carrière, Juliette Gréco en a été l'une des premières icônes. Depuis ses débuts de chanteuse en 1949 dans le légendaire Saint-Germain-des-Prés (Sartre lui fait rencontrer Kosma, Prévert écrit pour elle!) elle incarne toutes les révolutions de la femme moderne. Elle décide elle-même de sa vie amoureuse, de Miles Davis à Michel Piccoli. Elle révèle de jeunes auteurs compositeurs nommés Jacques Brel, Serge Gainsbourg ou Guy Béart. La censure lui cherche noise à chaque disque pendant dix ans; après avoir révolutionné l'art de la chanson, elle flirte avec Hollywood et côtoie des bataillons de stars. Elle devient l'une des premières héroïnes légendaires de la télévision française dans Belphégor; elle incarne à l'étranger une certaine éternité de la culture française, en même temps qu'un absolu féminin à la fois mystérieux et archétypal. À travers 250 documents, dont de nombreux inédits, Juliette Gréco, l'invention de la femme libre narre une vie et une carrière qui appartiennent à la part la plus prestigieuse du patrimoine de la chanson française.
« Un métis n?a pas de majuscule. J?approchais de mes quarante ans quand je l?ai découvert. On écrit de manière correcte un Noir ou un Blanc, mais un métis. Pourquoi une lettre capitale à mon père, pourquoi une lettre capitale à ma mère, pourquoi une lettre minuscule dès lors qu?il s?agit de mes frères et moi? On m?a répondu: un Noir, c?est une race; un Blanc, c?est une race; un métis, ce n?est pas une race. À partir de quand est-on une race? » Le métissage est à la mode. On nous dit que c?est une chance, que c?est l?avenir, et même que c?est un progrès pour la France et pour l?humanité. « Quelque part, nous sommes tous des métis » est une jolie petite machine à raboter les souffrances ? celles des autres. C?est parfois une manière polie de claquer la porte au nez. Alors que l?on proclame partout que le métissage est une bénédiction, tout conspire à prouver le contraire. Les métis sont perçus comme des humains à la fois incomplets et encombrés: ni tout à fait noirs, ni tout à fait blancs, on leur reproche pourtant, fatalement, d?être trop noirs ou trop blancs. On leur dénie méthodiquement tous les bénéfices d?une « double culture » que les discours politiquement corrects ne cessent pourtant de valoriser. Et on ne cesse d?exiger d?eux qu?ils trahissent explicitement la lignée de leur père ou de leur mère. Et, si on observe de près le fonctionnement des sociétés « métissées » nées de l?esclavage, on ne peut que s?inquiéter du destin auquel sont promis les métis dans les nations occidentales. Car, curieusement, on laisse suinter ici ou là, et sans s?en inquiéter, la haine des métis.
Génie? Caméléon? Opportuniste? Dandy? Précurseur? Touche-à-tout? Imposteur? Révolutionnaire? Comment qualifier l'auteur-compositeur nourri de musique classique qui écrivit La Javanaise en même temps que le provocateur mal rasé alignant les tubes funk salaces? A l'occasion d'une série de cours à la Cité de la Musique, Bertrand Dicale a porté un regard neuf sur le plus actuel des grands maîtres de notre musique populaire. Comment cet ancien pianiste de bar sans envergure a-t-il lentement mûri puis affirmé son écriture, oscillant entre intransigeance artistique et ambition commerciale, exigences d'avant-garde et séduction de masse? En dix leçons, donc, voici comment Serge Gainsbourg s'est imposé comme une référence majeure de la culture européenne contemporaine. Dix leçons qui replacent l'homme, la carrière et l'oeuvre dans leur époque, dans leur logique secrète, dans leur flamboyance unique. Elles ont pour titres Différer, Décevoir, Echouer, Vendre, Choquer, Persévérer, Triompher, Durer, S'éparpiller et Mourir. Spécialiste de la chanson et des musiques populaires, Bertrand Dicale leur a consacré de nombreux articles et interventions radiophoniques. Il est aussi l'auteur de plusieurs biographies.
A propos du livre : Daniel Bravo, Christophe Mali, Manu Eveno, Guizmo et Bibou racontent pour la première fois l'histoire de Tryo. Un récit polypho¬nie qui expose les ressorts de leur succès persistant tout comme les secrets d'une aventure humaine et artistique surprenante, complexe, parfois douloureuse mais toujours lumineuse. Avouons-le : au coeur des années 1990, on a pu croire que Tryo serait une fugitive queue de comète du mouvement alternatif, fédé¬rant pour les festivals d'été une génération d'adolescents néo-baba en pantacourt. On est excusés puisque Tryo aussi le croyait ! Or l'histoire a duré. Tournée après tournée, album après album, dé¬cennie après décennie. On a découvert peu à peu que les inventeurs du "reggae acoustik" étaient d'une inventivité et d'une fécondité iné¬puisables, que le groupe de L'Hymne de nos campagnes était engagé avec constance dans les luttes écologiques et humanitaires, que leurs chansons accompagnaient leur public loin au-delà de l'âge des pre¬miers joints au lycée et constituaient une éducation citoyenne cohé¬rente et généreuse... Tryo - Chants des possibles est le récit de cette aventure unique dans les musiques populaires en France. De la rencontre de jeunes ar¬tistes en devenir dans une MJC de banlieue parisienne aux tournées dans les plus grandes salles, des premiers pas dans un show business dont ils se méfient à la souveraine indépendance d'un groupe maître de lui-même, des années du CD triomphant à l'existence numérique du confinement, c'est aussi une traversée de presque trente ans de musique en France. A propos de l'auteur : Bertrand Dicale est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages consacrés à des artistes (Serge Gainsbourg, Juliette Gréco, Georges Brassens, Charles Aznavour, Louis de Funès, Jean Yanne, Cheikh Raymond...) ou à l'histoire de la chanson (Dictionnaire amoureux de la chanson française, Golf Drouot - 25 ans de rock en France, NI noires ni blanches - histoire des musiques créoles). Chroniqueur à la radio ("Ces chansons qui font l'actu" sur France Info, "Les Grands Macabres" sur France Musique) et auteur de documentaires pour la télévision ("La Vie secrète des chansons" sur France 3, "Ils ont fait l'Olympia" pour le groupe Canal +), il a aussi été longtemps critique dans la presse écrite (Le Figaro, Chorus-Les Cahiers de la chanson).
Une interrogation traverse les grandes réformes du théâtre moderne : le rapport de l'acteur, corps de chair, à la sculpture, corps de pierre. Pour devenir "art", la scène engage le dialogue avec les autres arts et c'est à sa relation, jamais étudiée auparavant, avec la sculpture, que ce livre se consacre. Il s'agit ici de placer le théâtre au coeur du dialogue avec l'art de la sculpture et de convoquer les propos et les visions des historiens de l'art ou d'un Auguste Rodin, Antoine Bourdelle ou Alberto Giacometti afin d'éclairer conjointement la quête du théâtre et de la sculpture. Monique Borie interroge les enjeux de la matière aussi bien que les tensions entre le vivant et l'inerte, le mouvement et l'immobilité, la vie et la mort. Elle se situe au carrefour des arts en découvrant comment le corps de pierre regarde du côté du corps de chair. Tandis que le théâtre, lui, art du corps de chair, regarde du côté du corps de pierre.
José Sánchez et Philippe Grand poursuivent le défi de transmettre à l'aide de livres-CD une culture de transmission orale. Ils proposent de revisiter les grands standards du flamenco et construisent avec soin une méthode originale, ouverte au plus grand nombre et extrêmement documentée. Cette "anthologie" est chantée par Alberto García, accompagnée à la guitare par José Sánchez et aux percussions et jaleos par Juan Manuel Cortes. Tous les chants sont aussi donnés dans des versions a cappella, offrant un outil pour les musiciens souhaitant travailler l'accompagnement du chant. Le livre apporte de nombreuses ressources à cet effet : textes des chants et leurs traductions, explications historiques et théoriques, partitions et tablatures, grilles d'accords... Ce deuxième volume de la série "L'oeil de la letra" vient compléter le premier en présentant les principaux styles apparentés à la Soleá : la Bulería, la Soleá por Bulería, la Cana, le Polo et le Romance.
Pour comprendre la veine créatrice de la compagnie du Théâtre du Mouvement, nous devons nous interroger sur la notion de théâtralité du mouvement et parler des frontières de l'art du mouvement, de l'art du mime et du geste, et de l'art théâtral. Toutes ces dimensions inspirent autant de fascination, sont autant de plaques vibrantes et inspiratrices. A travers une expérience de plus de 40 ans, Claire Heggen et Yves Marc, en partage avec de nombreux acteurs de mouvement, ont développé cette notion large de théâtralité du mouvement qui dépasse les frontières. La pratique corporelle de l'acteur entre mobilité et présence dramatique, le regard aiguisé des metteurs en scène, leur dialogue réciproque et leurs utopies ont nourri la création au sein de la compagnie. Ainsi se sont construites peu à peu, entre sensibilité et réflexion, les recherches créatives ainsi que les bases d'une pédagogie et d'une transmission. Entre autres, la démarche d'Etienne Decroux vers un acteur corporel et dramatique, reste le haut lieu de leurs références sensibles. Il a ouvert la voie d'un genre théâtral en dehors du mot, où la formalisation poétique a autant d'importance que la narration. En plus de leur propre réflexion sur l'art, les auteurs dévoilent dans ce livre les coulisses de leurs parcours et de leurs expériences, au travers de témoignages, de retranscriptions de conférences ou d'entretiens et d'articles de recherche. Une théâtrographie détaillée et commentée permet de saisir le contexte. Les propos sont enrichis d'une centaine de photographies retraçant l'histoire du Théâtre du Mouvement et illustrant plus de 40 ans d'existence.