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Stendhal, "La Chartreuse de Parme" ou La chimère absente. Actes du colloque d'agrégation des 6 et 7
DIAZ JOSE-LUIS
CDU SEDES
21,65 €
Épuisé
EAN :9782718195070
Nous voici bien en Stendhalie, province Chartreuse de Parme. Les études ici rassemblées invitent à arpenter en tous sens cette vivifiante contrée, parfois même à traverser ses frontières ou à prendre la clé des champs, en croupe derrière Fabrice. Singulier objet de fuite que cette chronique italienne dévoyée en "bildungsroman" : pour héros, un Gil Blas monastique exporté au XIXe siècle, qui finira par trouver ses lointains en montant à la citadelle d'une cour d'opérette. En respectant l'aura de grâce qui plane sur cet Eden italien, on n'a pas manqué de démêler ici la genèse de cette rhapsodie allègre et tendre, montrant le subtil entrecroisement de trames d'où est jailli, comme par magie, ce roman écrit en 53 jours. On n'a pas manqué non plus d'analyser les manières de ce conteur peu orthodoxe qui ne s'interdit pas les épisodes, les jeux avec l'épistolaire, et multiplie annonces et rappels comme pour se convaincre lui-même que son récit existe. Enfin, pour essayer de couvrir tout l'espace-temps que La Chartreuse de Parme invente, "Rougistes" et "Chartreux" se sont donné le mot. Aux uns, le spectacle de l'histoire, les flaques de Waterloo ou la "désécriture de la campagne d'Italie". Aux autres, la Fable, le paradoxe d'une singularité atone et la "chimère absente", suspendue au non-regard de Clélia, fenêtre sur l'infini. "Interdit de représentation", ou invite à y aller voir de près ?
En mettant au coeur de notre recherche cette notion "d'homme social" (9 occurrences dans La Comédie humaine), il s'agit de s'intéresser, non tant à la vision d'ensemble qu'a Balzac de l'évolution de la société, mais à la manière dont il dramatise et, tout à la fois, analyse le comportement social de ses personnages, quand ils se meuvent sur les diverses scènes de la "comédie humaine". C'est donc surtout sa sociologie de la "vie privée" qui est visée, et c'est sur la théâtralisation des comportements de ses acteurs que l'accent est mis.
S'intéresser à l'essai au XIXe siècle, c'est constater d'emblée une situation paradoxale. D'une part, les ouvrages utilisant ce terme dans leur titre ou leur paratexte prolifèrent tout au long du siècle. D'autre part, ce phénomène, loin d'être analysé dans les dictionnaires, les encyclopédies, les histoires de la littérature de l'époque, est passé sous silence ou considéré avec prévention, comme le signe d'une regrettable dérive des auteurs vers le journalisme. Pourtant la langue est têtue : au milieu du siècle, les néologismes "essayisme" et "essayiste" , utilisés par les écrivains, passent dans l'usage. L'essai n'est plus seulement perçu comme un mode de présentation des savoirs, il est aussi intégré à la littérature dans la conscience collective. Ce numéro de Romantisme a pour objet d'étudier cette évolution et d'en examiner les implications dans l'ordre généalogique, épistémique, esthétique, et pour la poétique du genre.
Résumé : Faire vite, faire bien, maîtriser la thématique, connaître les grandes problématiques possibles, ne pas se tromper dans l'analyse des sujets, disposer des clés pour construire au mieux son devoir et faire la différence... Voici le guide intelligent, efficace, pour réussir l'épreuve de français/philo aux concours. Une étude approfondie du thème : Le sens de la question, les faits et les contextes historiques à connaître. Un résumé et une analyse des ?uvres : Une présentation détaillée des ?uvres, de leur genre littéraire (tragédie classique, récit autobiographique, essai historique). Une synthèse comparative : Comment ces ?uvres s'articulent pour traiter la question et répondre aux futurs sujets d'examen. Des conseils méthodologiques (dissertation, résumé, épreuves orales) : Le rappel des exigences du jury et les conseils indispensables pour aborder au mieux les épreuves et bien se préparer. Des compléments utiles et pédagogiques : Un glossaire, une chronologie sélective et des pistes bibliographiques.
Résumé : Rome, la Ville par excellence, n'est pas seulement une surface bâtie sur un site de sept collines, à proximité d'un fleuve, le Tibre. Lors de sa création, territoire de la cité et territoire national se confondaient sur une surface limitée mais les Romains assignèrent à leur espace urbain et à leur cité un destin voulu par les dieux, celui de conquérir le monde et le régir par ses propres lois. Les témoignages, tant littéraires qu'historiques, témoignent que cette idéologie est partagée par tous ; ils célèbrent l'originalité et la splendeur de cette ville, sa prééminence sur les autres cités, son rôle de capitale et de centre du monde ; à partir des portes de l'ancienne muraille républicaine, se calculent les distances sur les voies romaines ; ensuite, à partir de 18 avant J.-C., la construction du milliaire d'or devient le symbole même de la situation centrale de Rome. A la fin de la République, Rome est déjà une mégapole comme n'en ont jamais connu les siècles précédents ni les autres contrées du monde occidental. La ville concentre en son sein une population dont on essayera d'évaluer l'ampleur ; tous les problèmes, les peurs et les maux que connaissent habituellement les villes sont ici décuplés ; néanmoins des solutions administratives, économiques et sociales se mettent peu à peu en place. Les dates choisies, environ 50 avant J.-C. et 192 correspondent à des ruptures politiques. Le retour de Jules César à Rome après la conquête de la Gaule marque le premier essai d'instauration d'un pouvoir personnel ; l'échec de cette tentative, marqué par l'assassinat du dictateur à vie est source d'inspiration et sert de leçon à l'action de son fils adoptif pour créer un nouveau régime, fondé sur le pouvoir d'un seul. En 192, après l'assassinat de Commode, une nouvelle dynastie s'installe à Rome, celle des Sévères. Ce régime diffère du précédent en s'appuyant essentiellement sur les forces militaires.
Résumé : Analyser l'esthétique d'Aragon permet de considérer l'?uvre dans sa diversité et invite à faire se déployer ses différentes facettes. La complexité et l'ampleur de cette ?uvre résistent aux tentatives d'unification et échappent aux catégories ou aux clichés simplificateurs qui tentent de la contenir. De plus, les écrits sur l'art (cinéma, littérature, peinture), comme les commentaires qu'il ne cesse de développer en marge ou au c?ur de ses textes, sont l'écran de cette esthétique : ils la révèlent, et la dissimulent en même temps. Aussi la mise en scène, par Aragon, de sa propre écriture n'est-elle qu'une des voies qu'on puisse emprunter pour analyser ces textes : poésie et politique, surréalisme et réalisme, prose et poésie, désir de lyrisme et volonté de roman, érudition et invention s'y mêlent sans fin, pour interroger l'identité problématique du sujet comme l'urgence de l'histoire.
Résumé : Le XVIIIe siècle avait largement aspiré à la mise en place d'un ordre européen qui aurait réduit guerres et conflits : il permettrait d'améliorer la condition de vie de tous et de réaliser les nombreux progrès dont rêvaient les esprits des Lumières. Un vent de changement soufflait donc, mais qui relevait très clairement d'une pensée réformatrice. Les événements d'Amérique parurent à beaucoup constituer les prémices de ce monde nouveau. L'ébranlement entraîné par la Révolution française fut d'une ampleur bien plus considérable. Mais dans de nombreux Etats, les structures anciennes résistèrent, même si les conséquences de cet événement fondateur furent immenses. Aux bouleversements ponctuels qu'avaient jusque-là représenté les révoltes - ce moment de la vie des sociétés d'autrefois où le monde était " mis à l'envers " - s'ajoutèrent des ruptures d'une ampleur extrême qui suscitèrent d'ailleurs contre elles d'autres révoltes, comme le montre l'exemple de la Vendée. Ainsi, la fin du XVIIIe siècle se définit comme un bouleversement de l'ordre du monde que les contributions réunies ici essaient de faire comprendre.