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Tant de place dans le ciel. Escapade dans les villages de Mons
Dhée Amandine
CONTRE ALLEE
8,50 €
Épuisé
EAN :9782917817421
Mons 2015, capitale européenne de la culture, attise la curiosité En résidence à Mons, en Belgique, ville francophone de la région wallone, Amandine Dhée a travaillé au sein des communes rurales environnantes qui la composent. Comme un clin d'oeil au parc d'éoliennes de la plaine du Levant de Mons, considérées comme les plus puissantes au monde, Amandine Dhée, telle une girouette, se laisse guider par les vents pour proposer une forme de guide à travers le territoire du Grand Mons et nous emmener à la rencontre de ses habitants. Déambulation, enquête, rencontres... Amandine Dhée nous livre ici sa vision d'un territoire qu'elle découvre par la voix de ses habitants. Chaque paragraphe est dédié à l'habitant et au sujet qu'il a souhaité évoquer, en lien avec son territoire (jeunesse désoeuvrée, nature, relations de voisinage, etc.). La voix de l'auteure vient se glisser entre les témoignages comme pour nous livrer ses impressions, ses constats et interrogations avec l'humour et la malice qu'on lui connaît. Un monde rural pluriel Au fil des témoignages reflétant la diversité des habitants et de leurs préoccupations, se dessine un portrait composite de la vie rurale, comme l'annonce l'auteure, on parlera du comité des fêtes, de la gendarmerie nationale, du club des jeunes du curé, de Facebook, de l'usine et de cambriolages...
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
Jeune adulte, aujourd'hui écrivaine, la narratrice s'interroge sur l'histoire qui l'a façonnée avec laquelle elle doit encore composer aujourd'hui. Elle se remémore les épisodes marquants de sa vie tout en questionnant ses choix les plus récents. Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain pourrait bien être le parcours d'une émancipation à travers les âges et les usages. Une confrontation aux codes déterminés, inculqués pour le bien-être de chacun à l'école, dans la famille ou encore dans le monde du travail et qui, selon Amandine Dhée, s'avèrent ressembler davantage à des promesses désespérées et mensongères plutôt qu'à un réel cheminement épanouissant. Et ça commence à la naissance, premier chapitre, où déjà le regard des autres pèse : "Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde". Le lecteur suit à la fois le parcours de la narratrice dans une histoire qu'elle souhaite faire sienne et sa réflexion à propos d'une écriture naissante, qui s'affirmeront simultanément. L'enfant devient l'adulte que la narratrice a choisi d'être. Souvent bref, les chapitres s'enchaînent avec la force évocatrice d'un Haïku. Quelques mots suffisent à Amandine Dhée pour installer le décor et la complexité des sentiments. On retrouve l'humour piquant qu'on connaissait de ses précédents ouvrages.
Résumé : Collectif d'architectes, de paysagistes et de constructeurs créé à Roubaix en 2007, Les Saprophytes tirent leur nom et leur philosophie de cet organisme qui recycle la matière et participe activement au maintien de l'équilibre biologique dans la nature. Depuis 10 ans, le collectif questionne, détourne et déconstruit les usages de la ville contemporaine. Il développe des projets mêlant réflexions et expérimentations dans l'espace public pour partager la construction du territoire avec les citoyens. La structure se veut hybride entre agence d'architecture et de paysage, plateforme de création, atelier de construction ou encore structure d'éducation populaire. A l'occasion de cet anniversaire, les Saprophytes ont invité l'auteure Amandine Dhée à les suivre dans leur quotidien, à partager une somme d'expériences et de questionnements. De cette rencontre est né un livre, mêlant littérature, témoignages et dessins.
Résumé : "Un ton à elle, prompt, sémillant, chaud bouillant". Télérama Sortir au jour naît d'une rencontre dans une librairie entre l'autrice et Gabriele. Gabriele est thanatopractrice. Très vite, entre elles, un dialogue s'instaure. Il y est question de la quête de sens, des clichés et des préjugés que véhicule ce métier, mais aussi du désir de transmission, de la perte et des liens qui unissent les êtres et marquent les générations. Une réflexion lumineuse sur l'existence, d'une grande justesse. Amandine Dhée est écrivaine et comédienne. Son ouvrage, La femme brouillon, paru en 2017, a été distingué par le prix Hors Concours. Après A mains nues, Sortir au jour est son deuxième ouvrage publié chez Points.
Dotée d?une carte blanche dans le cadre des résidences « Mineurs d?un autre monde », Maylis de Kerangal prend un vol à destination de Kiruna et nous emmène en Laponie suédoise. Sur le mode du reportage littéraire, elle nous invite à la découverte de l?une des plus grandes exploitations minières encore en activité.
A travers la destinée de Karel Novotny, employé de banque déporté à la place d'un homonyme communiste, Le Nuage et la Valse nous confronte à une vision kaléidoscopique et panoramique du nazisme et de la guerre. Les personnages de ce roman que le cours de l' Histoire liera entre eux ne sont pas héroïques, ou alors malgré eux, sans le savoir. Ils traversent la vie, ridicules, admirables, répugnants, tragiques. Et malgré l' apparente sécheresse de ton et le refus de tout pathos, une émotion latente traverse le récit. C'est la grande histoire arrachée au plus profond de la vie, cristallisée là, dans le microcosme des camps " Hélène Belletto-Sussel, traductrice.
Mon voyage intérieur vers l'Europe commença dès l'instant où, m'étant inscrite à un cours d'allemand à Tokyo, j'ouvris le manuel. Prononcer l'alphabet autrement que pendant les cours d'anglais eut un effet libérateur. Mozart sonnait enfin comme Mozart puisque je ne prononçais plus le z comme dans zéro, mais comme dans pizza, donc plutôt d l'italienne, et par conséquent à l'européenne. [...] Mon insolence juvénile me donnait l'illusion d'avoir parcouru déjà la moitié du chemin vers l'Europe."
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.