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Les Saprophytes. Urbanisme vivant
Dhée Amandine
CONTRE ALLEE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782917817957
Collectif d'architectes, de paysagistes et de constructeurs créé à Roubaix en 2007, Les Saprophytes tirent leur nom et leur philosophie de cet organisme qui recycle la matière et participe activement au maintien de l'équilibre biologique dans la nature. Depuis 10 ans, le collectif questionne, détourne et déconstruit les usages de la ville contemporaine. Il développe des projets mêlant réflexions et expérimentations dans l'espace public pour partager la construction du territoire avec les citoyens. La structure se veut hybride entre agence d'architecture et de paysage, plateforme de création, atelier de construction ou encore structure d'éducation populaire. A l'occasion de cet anniversaire, les Saprophytes ont invité l'auteure Amandine Dhée à les suivre dans leur quotidien, à partager une somme d'expériences et de questionnements. De cette rencontre est né un livre, mêlant littérature, témoignages et dessins.
Biographie de l'auteur Amandine Dhée est née dans le Nord, il n y pas si longtemps... Elle abandonne ses études après le bac, enchaîne les emplois jeunes, passe un diplôme d éducatrice de jeunes enfants, avant finalement, de préparer une licence d art dramatique à Arras. Depuis, elle écrit et arpente les scènes pour y confronter son écriture inspirée de la vie quotidienne. Si l on considère Du bulgom et des hommes, son premier ouvrage paru en 2010, comme un « roman de la ville » et ça nous apprendra à naître dans le Nord - coécrit avec Carole Fives - paru en 2011, comme un essai insolite sur le monde du travail et de l écriture, Et puis ça fait bête d être triste en maillot de bain pourrait bien être un premier roman. Le sien.
À l?origine de Sortir au jour il y a cette rencontre dans une librairie entre l?autrice et Gabriele. Gabriele est thanatopractrice. Très vite, entre elles, un dialogue s?instaure où il sera tour à tour question de la quête de sens chez Gabriele, de sa reconversion dans une profession qui véhicule autant de clichés que de préjugés, mais aussi des réflexions qui animent l?autrice à propos du désir de transmission, des pertes et des liens qui unissent les êtres et marquent les générations. Liant l?intime au politique, avec son humour et son sens de la formule, Amandine Dhée atteint le but qu?elle s?était fixé : « écrire un livre réconfortant sur la mort ».
« Les gens dans la ville ne peuvent pas faire que s aimer. Ils doivent aussi manger. Une saine vie médiatique nous le rappelle: cinqfruitsetlégumesparjour. Et aussi qu il faut mangerbouger. Cette injonction me laisse songeuse: qu attend-on de moi exactement? Faut-il que je bouge juste après avoir mangé ou faut-il que je bouge en mangeant?Mais dans la ville on peut pas fabriquer soi-même ses légumes à cause de la terre de ville qui est nostalgique, et qui garde en elle des souvenirs des entreprises d avant où maintenant c est du chômage mais n empêche. J ai bien tenté d éditer mon propre livre de recettes: La cuisine aux métaux lourds, c est facile! mais je me suis sentie très peu soutenue. »Vieilles dames armées, super héros souterrains, conseillers municipaux inspirés,... autant de personnages avec lesquels Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain à la façon d un documentaire animalier.Un ton décalé et un humour corrosif distinguent ce premier ouvrage, jubilatoire. Une adaptation audio est à télécharger en complément sur le site des éditions. www.lacontreallee.com
Dans ce roman de la ville composé de courtes histoires, Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain. Avec ce ton décalé et cet humour parfois corrosif qui lui sont propres, elle décortique les situations absurdes auxquelles sont confrontées la plupart des citadines.
Je cherche la limite, toutes les limites. Celles qui partagent, celles qui disent de quel côté je suis l'étrangère, où je mets les pieds, où je dépasse [...].
LE MODULOR, UNE NOTION ARCHITECTURALE En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d' habitation dessinées par l' architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode. Parmi elles, l' Unité d' habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de pouvoir faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l' Unité d' habitation de Firminy-Vert est fi nalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor. DIALOGUE DES NORMES L' odeur de chlore est le récit d' une femme dont le corps aura évolué, année après année, dans cette piscine aux normes de l' homme parfait. La narratrice dessine son propre parcours aquatique, avec ce corps réaliste qui est le sien. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce "je", dialogue avec l' eau, mais aussi avec Le Modulor.
Dotée d?une carte blanche dans le cadre des résidences « Mineurs d?un autre monde », Maylis de Kerangal prend un vol à destination de Kiruna et nous emmène en Laponie suédoise. Sur le mode du reportage littéraire, elle nous invite à la découverte de l?une des plus grandes exploitations minières encore en activité.
Je ne veux pas être une mère qui est toujours dans ses livres, je veux être interrompue, je veux pouvoir être dérangée, je ne veux pas qu'un enfant sente qu'il vit dans un ordre inférieur de réalité, que sa vie est contingente. Je veux qu'il se sente souverain, qu'il soit impérieux, qu'il soit insupportable. Je veux que ce soit l' écriture qui ressente les secousses du quotidien, les dérangements, la maladie, les caprices, je veux que l' écriture soit insomniaque, dépassée par la vie, qu'elle en souffre, et qu'on le sente, qu'on se dise : clairement, elle n' arrive pas à gérer, c'est trop pour elle, ça se voit que tout ça est au-dessus de ses forces, qu'elle concilie mal le travail et la famille, toujours en retard, décalée, c'est agaçant, à l'arrache, sur le bord d'une table, entre deux boires ou deux repas, dans un interstice de l'existence, c'est l'écriture qui finit par en souffrir, fatiguée, exténuée, on sent qu'il ne reste pour écrire qu'un zombie, une volonté exsangue, c'est instable, et c'est ça que je veux, qu'on dise que c'est bâclé et, pourtant, qu'on n'arrête pas de lire [...]. Clara Dupuis-Morency.