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IMMIGRATION ET INTEGRATION. L'état des savoirs
Dewitte Philippe
LA DECOUVERTE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782707129567
Les questions relatives à l'immigration et à l'intégration font aujourd'hui l'objet de débats pour le moins confus. Pourtant, l'éventail des connaissances concernant ces sujets est désormais assez large, fiable et précis pour que les amalgames, les idées reçues et autres contre-vérités n'aient plus cours. Les auteurs de cet ouvrage collectif, venus de tous les horizons, présentent ainsi un panorama complexe et nuancé de l'immigration en France, hors des modes intellectuelles et des polémiques stériles. La première partie du volume revient sur les concepts de base et la terminologie, afin de comprendre et d'expliquer les dynamiques sociales de l'exil et de l'expatriation. Car le rapport entre l'immigration - mouvement de populations par définition transitoire - et l'intégration - processus social, économique, politique, culturel et même psychologique - n'est pas automatique : l'immigration ne débouche pas toujours sur l'intégration, et celle-ci ne concerne pas les seuls immigrés et étrangers. Après un inventaire pluridisciplinaire des populations immigrées résidant en France, des processus d'intégration à l'?uvre, ainsi que des obstacles qui les freinent ou les contrecarrent, les deux dernières parties abordent les politiques publiques et les débats concernant l'entrée sur le territoire et l'installation de populations qui, pour l'essentiel, ne repartiront pas. Cet ouvrage de référence, qui réunit les meilleurs spécialistes du sujet, s'adresse tout particulièrement aux étudiants, aux enseignants, aux travailleurs sociaux, aux élus et responsables locaux, aux acteurs associatifs de terrain et à tous les militants des droits de l'homme.
deWitt Patrick ; Aronson Philippe ; Aronson Emmanu
Résumé : Un jeune homme du nom de Lucien Minor, dit Lucy, accepte un poste de sous-majordome au château Von Aux, lugubre forteresse sise au c?ur d'un massif alpin. Et découvre bientôt que ce lieu aussi inquiétant que fantomatique recèle les plus noirs secrets. Un conte cruel et grinçant qui a pour protagonistes une étrange humanité, toute pétrie de mensonges, de mauvaise foi, de malignité et de perversité mais aussi d'innocence.Avec ce roman aussi ludique qu'initiatique, où résonnent les accents d'un Edgar Allan Poe, d'un Calvino, ou d'un Kafka (voire d'un Bram Stoker?), Patrick deWitt, après le succès de son inoubliable roman, Les Frères Sisters, fait une nouvelle fois la preuve d'un exceptionnel tempérament d'écrivain capable de mettre tous les schémas du conte au service d'une passionnante exploration du monde ténébreux des passions humaines, entre dérision, fantaisie et cruauté.
Résumé : Descente aux enfers en forme de rencontre avec les divers ressortissants d'une cour des miracles ayant élu pour siège un bar de Los Angeles, Ablutions constitue une variation exceptionnelle, servie par une écriture somptueuse, sur le thème de la marginalité dans tous ses états.
L'emprise que les langues totalitaires ont exercée sur l'esprit et la sensibilité des hommes constitue l'une des expériences les plus terrifiantes du XXe siècle. Une langue impose toujours une certaine vision du monde que chacun intériorise à son insu en la parlant. Comment rompre ce charme mortifère? C'est la question que pose cet essai magistral à travers quatre grands témoins-penseurs: George Orwell, bien sûr, mais aussi Victor Klemperer et Dolf Sternberger (auteur d'un remarquable Dictionnaire de l'Inhumain), deux critiques implacables de la langue du IIIe Reich; le poète polonais Aleksander Wat, enfin, confronté pour sa part à la perversité de la sémantique stalinienne. Tous ont montré par quels biais l'individu, d'abord captivé par la langue idéologique, pouvait retrouver les conditions d'une parole libre et ainsi redonner forme à sa propre expérience. Loin d'appartenir au passé, cette réflexion reste d'une brûlante actualité. En effet, quand la langue s'avachit et quand les clichés se mettent à penser à notre place, c'est aussi notre capacité à discerner et à éprouver qui s'étiole. Pauvreté langagière et pauvreté spirituelle vont de pair. Formidable exercice de désensorcellement, ce livre jette les bases d'une réflexion philosophique renouvelée sur la nature du langage et de la liberté humaine.
deWitt Patrick ; Aronson Philippe ; Aronson Emmanu
Face aux sombres ruminations de son frère Eli, soudain confronté, dans l'exercice de son métier de tueur à gages, à une authentique "crise de la vocation", Charlie Sisters défend les vertus de cette lucrative profession qui est de longue date la leur en continuant à éliminer sans états d'âme toute personne qui se met en travers de son chemin. Quand leur employeur commun, "le Commodore", enjoint aux deux frères de se mettre en selle pour se rendre en Californie afin de mettre fin aux jours d'un certain Hermann Kermit Warm, Charlie force Eli à accepter la mission mais, non content de caresser le rêve d'embrasser une existence moins sanguinaire, Eli ne trouve, lors de ce voyage éminemment professionnel, rien de mieux à faire que de tomber banalement amoureux - épisode fâcheux qui a pour effet d'alimenter les éternelles querelles qui signent les rapports qu'entretiennent les deux frères depuis la plus tendre enfance.Quand tous deux, furieux et amochés, finissent par arriver en Californie après avoir chevauché les déserts du Nevada et rencontré des individus patibulaires de toute engeance, c'est pour découvrir qu'en la personne du sieur Warm, leur victime désignée, se dissimule une sorte de scientifique délirant, inventeur d'une formule magique susceptible d'assurer leur fortune en faisant jaillir des rivières californiennes les pépites d'or à la poursuite desquelles s'emploie alors l'Amérique tout entière... Les trois hommes se lancent alors dans une aventure d'un type nouveau qui se solde par un épilogue aussi tragique que bouleversant. Au fil des pages de ce roman dont le côté pince-sans-rire le dispute à l'excentricité profonde, Patrick deWitt rend un hommage décalé aux classiques du western tout en invitant son lecteur à faire - de cadavres en cadavres, et de violences en violences - l'expérience d'une impitoyable plongée dans les entrailles les plus sombres de cette période de l'histoire américaine. Mais, plus profondément encore, et ce à l'instar d'Ablutions, son premier roman, Les Frères Sisters est aussi le monologue intérieur infini au fil duquel tout individu tente de se convaincre qu'il importe de continuer à vivre l'existence qu'il découvre être la sienne, juste avant de prendre conscience que l'histoire qu'il se raconte ne fonctionne plus...Inventif, différent, voire bizarre, au sens fort, doté d'une irréprochable et enthousiasmante maîtrise narrative, ce deuxième roman de Patrick deWitt signe avec éclat l'aptitude, chez son auteur, à se renouveler entièrement et avec une rare puissance, en jouant sur des codes dont la brillante manipulation relève, loin de toute parade rhétorique, d'une très insolite philosophie de l'existence...Porté par le saisissant humour noir et l'écriture superbement plastique de Patrick deWitt, Les Frères Sisters est un roman dont les frères Coen pourraient apprécier à sa juste valeur l'approche troublante et pénétrante qu'il propose de la fascinante perversité à l'?uvre dans les motivations de l'âme humaine. (Les Frères Sisters a, du reste, déjà suscité l'intérêt du monde du cinéma: l'acteur John C. Reily souhaite en produire l'adaptation et jouer le rôle d'Eli.)????????1
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !