Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le pouvoir de la langue et la liberté de l'esprit. Essai sur la résistance au langage totalitaire
Dewitte Jacques
MICHALON
23,00 €
Épuisé
EAN :9782841863709
L'emprise que les langues totalitaires ont exercée sur l'esprit et la sensibilité des hommes constitue l'une des expériences les plus terrifiantes du XXe siècle. Une langue impose toujours une certaine vision du monde que chacun intériorise à son insu en la parlant. Comment rompre ce charme mortifère? C'est la question que pose cet essai magistral à travers quatre grands témoins-penseurs: George Orwell, bien sûr, mais aussi Victor Klemperer et Dolf Sternberger (auteur d'un remarquable Dictionnaire de l'Inhumain), deux critiques implacables de la langue du IIIe Reich; le poète polonais Aleksander Wat, enfin, confronté pour sa part à la perversité de la sémantique stalinienne. Tous ont montré par quels biais l'individu, d'abord captivé par la langue idéologique, pouvait retrouver les conditions d'une parole libre et ainsi redonner forme à sa propre expérience. Loin d'appartenir au passé, cette réflexion reste d'une brûlante actualité. En effet, quand la langue s'avachit et quand les clichés se mettent à penser à notre place, c'est aussi notre capacité à discerner et à éprouver qui s'étiole. Pauvreté langagière et pauvreté spirituelle vont de pair. Formidable exercice de désensorcellement, ce livre jette les bases d'une réflexion philosophique renouvelée sur la nature du langage et de la liberté humaine.
Le plus grand désir de Yanna est de rester libre. Après avoir fui les fiançailles arrangées par sa famille, elle est arrivée à Paris et a intégré la troupe de théâtre d'Olympe de Gouges, réalisant ainsi son rêve d'être comédienne : pouvoir incarner mille personnages, déclamer des vers magnifiques, se vêtir de costumes précieux et scintillants... A cette occasion, elle rencontre Rodrigue Couderc, le secrétaire de la dramaturge, qu'elle trouve absolument insupportable... au début. Car, de jeux de comédiens en prudentes confidences, la passion finit par être la plus forte, jusqu'à une nuit enflammée. Mais Yanna déchante vite le lendemain quand Rodrigue lui propose de l'épouser. La comédienne a tout sacrifié pour sa liberté, alors ce n'est pas lui qui la fera changer d'avis sur le mariage. Et, en ces temps incertains de la Révolution, peut-elle vraiment se permettre de penser à l'amour dans les bras de Rodrigue ?
Figure singulière, unique de la biologie du XXe siècle, directeur de l"Institut de Zoologie de Bâle, Adolf Portmann (1897-1982) se penche sur le déploiement des formes animales. Taches, marbrures, zébrures du pelage des mammifères, variété des plumages, ocelles des papillons, détail d'un duvet qui forme dessin quand l'oiseau prend son vol, port de tête, partout beauté, minutie... et ce qui est écarté comme secondaire, décoratif par le discours dominant de la science est au contraire riche de sens. Constatons une expressivité animale. Les animaux n" existent pas seulement objectivement, ils se montrent les uns aux autres, ils apparaissent et c'est une fonction fondamentale du vivant. Merleau-Ponty saluant La Forme animale, ce grand livre, écrit: « La vie, ce n est pas suivant la définition de Bichat, l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort, mais c'est une puissance d'inventer du visible. » La Forme animale paru en 1961 n'était plus accessible, le voici dans une traduction rénovée et préfacé par Jacques Dewitte. Ce livre est le premier de la collection L'Ombre animale.
Nicole Eugène ; Dewitte Jacques ; Lombardo Patrizi
Qui n'a, au moins une fois, rencontré l'angoisse ? Palpitations, boule au creux de l'estomac, souffle coupé, malaise qui enfle sourdement... L'angoisse est une " ventouse posée sur l'âme ", disait Antonin Artaud. Est-elle la voie obligée d'entrée dans l'écriture : l'impouvoir qu'explorèrent Blanchot et Derrida, le vertige du " comment commencer " qu'évoquent Beckett ou Foucault, " l'expérience abjecte " de la psychanalyse selon Lacan, le grouillement informe de l'être pour Levinas ? La pensée est-elle une figure de l'angoisse ? L'angoisse dont il s'agit ici n'a pas la familiarité de nos peurs intimes, aussi violentes soient-elles. Ce sont pourtant ces mêmes territoires qu'explorèrent nombre d'écrivains et philosophes du XXe siècle. Tous disent la formidable puissance de création gisant au c?ur de la négativité anxieuse : déconstruction (Derrida), dés?uvrement, désastre (Blanchot), dédit (Levinas), décréation (Beckett), litanie des " il n'y a pas de ... " chez Lacan, fin de l'homme pour Foucault. L'angoisse de penser désignerait alors cette expérience d'écriture tantôt jubilatoire, tantôt affolante , dans laquelle Je pense hors de Moi.
Flamalia est sous le choc ! Raimbaud du Puy, le chef de son escorte, est en réalité le templier qui lui a sauvé la vie en Terre sainte, cinq ans plus tôt. Alors qu'ils cheminent ensemble jusqu'à Marseille, sa profonde reconnaissance se mue en un sentiment plus troublant, un désir aussi brûlant que malvenu, auquel le chevalier ne peut répondre. Mais, quand le roi Philippe le Bel déclare les Templiers impies et ordonne leur incarcération, leur monde est bouleversé. Juste avant d'être arrêté par les soldats du roi, Raimbaud confie à la jeune femme une relique miraculeuse qu'il transportait en secret. Bien que tout s'oppose à leur amour, elle refuse d'abandonner le séduisant templier aux griffes de l'Inquisition, quitte pour cela à user de ruse...
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres. 2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ? Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.