Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La théorie des catégories. Entre logique et ontologie
Dewalque Arnaud ; Leclercq Bruno ; Seron Denis
PULG
22,00 €
Épuisé
EAN :9782875440006
Renouant, par-delà Kant, avec le projet aristotélicien d'une théorie des catégories, la philosophie contemporaine a largement contribué à renouveler le problème de l'articulation entre l'analyse du monde et celle du langage, entre les catégories ontologiques (substance, propriété, état de choses, etc.) et les catégories logiques (sujet, prédicat, proposition, etc.). Les catégories héritées de la tradition sont-elles d'abord des catégories ontologiques ou des catégories logiques ? Quel lien unit les unes aux autres ? Et dans quelle mesure sont-elles contaminées, les unes comme les autres, par les catégories grammaticales qui dénotent les parties du discours (substantif, adjectif, verbe, etc.) ? Enfin, comment et à quelles conditions l'analyse syntaxique, qui rend compte de la construction d'expressions bien formées, peut-elle être complétée par une analyse sémantique, qui rend compte de leur caractère sensé ? Les études rassemblées dans ce volume portent sur toutes ces questions. Repartant de l'ambivalence des catégories d'Aristote et de la lecture qu'en propose Franz Brentano, elles jettent une lumière nouvelle sur certains aspects essentiels de la réappropriation du problème des catégories de Bolzano à Lesniewski, en passant, centralement, par la phénoménologie husserlienne.
Le métier de paysan-boulanger se situe aujourd'hui à la croisée de nombreuses questions de société. Passionnant et multiple, il s'articule autour de valeurs et de pratiques qui participent au changement de paradigme agricole. Le grain n'est plus uniquement cultivé pour la quantité, mais il devient une matière noble à la base d'un aliment central de notre culture gastronomique : le pain. Tel est le point de départ de la démarche du paysan-boulanger : redonner au grain de se valeur. Sa valeur paysanne redonne du sens à la production céréalière, offrant la maîtrise complète de la filière aux agriculteurs, de la semence au pain, en leur permettant la redécouverte de céréales adaptées à des itinéraires techniques agroécologiques. Sa valeur sociétale replace le paysan au coeur de nos enjeux contemporains, apportant des réponses positives comme le développement d'une alimentation locale, respectueuse de l'environnement et de grande qualité nutritionnelle. Sa valeur économique permet à ses nouveaux artisans de la terre, de la farine et du levain d'exercer pleinement un métier diversifié, exigeant et permettant de vivre dignement. Ce livre est représentatif de l'existant et c'est une véritable trousse à outils pour découvrir ou approfondir sa connaissance du métier. Que ce soit par une une entrée historique, agronomique, boulangère, meunière ou comptable, les auteurs nous offrent dans ce guide une approche pragmatique, technique et économique en s'appuyant sur des témoignages d'experts. Il s'adresse à des porteurs de projet, agriculteurs en place ou aux personnes en réorientation professionnelle, aux animateurs de réseaux, aux paysans en quête de diversification ou aux boulangers souhaitant se rapprocher de leur matière première ainsi qu'à tous ceux qui se posent des questions sur ce beau métier.
Cc numéro s'ouvre par un texte de Franz Brentano, "Philosophie scientifique et philosophie des préjugés" (1903), qui fait état de la critique brentanienne de Kant. Identifiant les jugements synthétiques a priori de Kant à des jugements dépourvus d'évidence (donc à des préjugés), Brentano entreprend de résoudre à nouveaux frais le problème de Hume en démontrant l'origine empirique des concepts métaphysiques fondamentaux - ceux de cause et de substance, mais aussi d'être, de nécessité, de pluralité, etc. Par une réflexion qui recourt à l'analyse descriptive des états mentaux, il jette ainsi les bases d'un empirisme renouvelé pour lequel il n'existe pas de concepts a priori, mais seulement des jugements a priori - thèse qui, développée notamment par Meinong et Stumpf, forme la matrice de la doctrine de la connaissance que les brentaniens opposent à celle des néo-kantiens. Le numéro se poursuit avec "L'expérience perceptive et son passif", où Robert Brisart s'attache à déterminer le rôle qui revient aux sensations dans le constructivisme de Husserl, c'est-à-dire dans une théorie où les objets sont ontologiquement dépendants du pouvoir sémantique de la conscience pure. Partant de la célèbre déclaration husserlienne du paragraphe 55 des Idem selon laquelle "Toutes les unités réelles sont des unités de sens. Des unités de sens présupposent une conscience donatrice de sens", il montre que si la position initiale de Husserl est un réalisme qui considère les sensations comme de véritables contenus fondateurs, après le tournant transcendantal, l'idée de donné sensoriel n'est en revanche pour lui qu'un mythe, et le domaine sensoriel ne peut plus coïncider avec la prétendue passivité de l'expérience perceptive. Dans "Pour une esthétique de la vérité", Julien Pieron prend au sérieux le couplage effectué par Bachelard entre les notions de beauté et de vérité scientifiques ; relisant, à la lumière de l'analytique kantienne du beau, ses descriptions de l'émergence du vrai, il tente de montrer que le concept de beauté scientifique est davantage qu'une métaphore, et que l'épistémologie historique de Bachelard propose une redéfinition "esthétique" de l'objectivité et de ses normes. Si Kant permet ainsi d'éclairer Bachelard, ce dernier permet en retour d'effectuer une lecture non kantienne de Kant, et d'actualiser une virtualité métaphysique qui sommeillait clans la Critique de la faculté de juger. Dans "Pour une philosophie de l'inintentionnel", Olivier Dubouclez propose une réflexion philosophique sur l'action qui adopte pour paradigme les actes de l'acteur dans une représentation théâtrale ; à partir du commentaire d'un texte de Valère Novarina ainsi que des liens qui, au fil de la lecture, se tissent avec la théologie, mais aussi avec la philosophie de Tchouang-Tseu, se construit le concept de l'inintentionnel, qui désigne la manière dont l'acte intentionnel peut excéder sa propre visée et se muer en un paradoxal "acte passif", pour donner jour au quasi miracle de la performance.
Résumé : Prononcées à Vienne entre 1887 et 1891, les leçons de Psychologie descriptive de Franz Brentano marquent une étape décisive dans l'histoire de la tradition phénoménologique. Brentano y expose, de façon claire et explicite, sa distinction cardinale entre les deux branches de la psychologie empirique : la psychologie descriptive ou "psychognosie", qui s'occupe d'analyser les éléments constitutifs des phénomènes psychiques, et la psychologie génétique, qui tente d'expliquer leur apparition par une recherche des causes. Cette distinction, qui n'était pas encore reconnue explicitement dans la Psychologie du point de vue empirique (1874), constitue l'acte de naissance du mouvement phénoménologique. Adoptée par tous les membres de l'école de Brentano, elle est à l'origine de la définition de la phénoménologie donnée par Husserl dans le second tome des Recherches logiques (1901). Dans ces leçons, Brentano introduit et met en pratique, de manière magistrale, l'idée d'une science de l'esprit à la fois empirique, descriptive, analytique et exacte. Il discute en détail plusieurs thèmes centraux liés à l'étude de l'esprit : l'intentionnalité des actes mentaux, la nature de la conscience, le caractère complexe des phénomènes psychiques, la diversité des parties qui les constituent, la nature des sensations, le statut phénoménal de l'espace et du temps, etc. Loin de se réduire à la "thèse d'intentionnalité", la phénoménologie de Brentano se révèle ici comme une contribution de tout premier plan à une philosophie de l'esprit complète et rigoureuse.
Dewalque Marc ; Boulet Guy ; Berthellot Jean-Franç
Résumé : Ce livre est une invitation à découvrir les levains à travers l'histoire, les savoir-faire et les innombrables pains auxquels ils donnent naissance. De la semence au pain fini, nous vous présentons les choix de variété de céréale, de type de mouture, de fermentation, de façonnage et de cuisson, avec un leitmotiv : élargir les horizons des passionnés de pain. C'est également l'occasion de porter un regard critique sur les évolutions techniques les plus récentes, comme les enzymes, sur lesquelles il est difficile de s'informer alors qu'elles sont utilisées massivement dans la filière pain.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.