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Karl Popper. Une épistémologie de la précarité et du combat
Dessinga Giscard Kevin
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782140268953
Considéré par d'aucuns comme l'un des plus grands philosophes des sciences du XXe siècle, par d'autres, tout simplement comme étant le plus grand, auteur prolixe, audacieux, attachant, captivant et philosophe polémiste, Karl Popper laisse une oeuvre riche, composite et abondante. C'est, d'entrée de jeu, la mise au point que nous avons fait dans ce livre. Ensuite, nous avons présenté les deux versants, à notre sens, fondamentaux de cette oeuvre monumentale, à savoir une épistémologie de la faille et de la précarité (première partie) et une épistémologie de la lutte et du combat (deuxième partie) de cet essai. En un sens, notre but est de montrer le caractère subversif de la pensée de Popper, caractère qui en fait, à la fois, une épistémologie de la faille (faillibilisme), de la précarité (asymétrie entre confirmation et falsification des théories), de la lutte et du combat (luttes épistémologique, méthodologique et politique de Popper).
Restituer l'histoire aux générations africaines montantes à une époque où la lutte pour la survie et la liberté empêche de poser et de se poser la question des vraies raisons de cette lutte ; établir la part de responsabilité historique des uns et des autres à un moment historique où la campagne médiatique fausse lamentablement le rapport de l'homme à lui-même, aux autres et à la réalité poser le problème de l'Afrique en termes de responsabilité partagée et, enfin, lancer un SOS pour que l'Afrique soit et devienne l'aînée des préoccupations des Africains et de tous ceux qui aiment l'Afrique, c'est offrir aux nouvelles générations les armes dont elles ont besoin pour affronter la vie et envisager le futur, sans complexes mais avec détermination, lucidité et dignité. L'ignorance est mortelle et l'oubli est suicidaire.
Du point de vue épistémologique et psychologique, voire sociologique et éthique, quel est le sens du combat des athées ? Contre qui, je dirais plus, pour qui se battent-ils ? Et pourquoi s'en prendre à Dieu, quelles en sont les raisons explicatives et justificatives ? S'agit-ce du refus de Dieu ou de la passion pour l'homme. Ce modeste essai, en explorant les prises de position de Feuerbach, Marx, Nietzsche, Freud et Sartre essaie de répondre à ces questions. Pour Giscard Kevin Dessinga, elles sont nombreuses les raisons du refus de Dieu et de sa dé-sacralisation et ce, des plus antiques aux plus modernes. Moralement impossible et de trop, scientifiquement inutile, humainement intolérable, psychologiquement dérangeur et métaphysiquement superflu, voilà qui condamne Dieu dans les archives de l'histoire. Que reste-t-il ? L'homme. Un homme sûr de soi et maître absolu de son histoire ?
Dans la controverse qui l'oppose aux plus orthodoxes représentants du Cercle de Vienne, Karl Popper professe non seulement un rationalisme pluraliste en réhabilitant la métaphysique, mais aussi et surtout débouche sur une véritable ontologie, "la métaphysique du monde 3". L'issue de l'enquête poppérienne n'a cessé de susciter chez l'auteur de cet essai, un curieux, mais certainement affectif et légitime, intérêt pour la métaphysique, son histoire, ses différents tournants et paradigmes, en particulier. Naturellement, c'est ce même intérêt qui l'a porté et poussé à réfléchir sur l'histoire de la métaphysique qu'il a "osé" ramener à trois tournants essentiels : la métaphysique cosmocentrique antique, théocentrique chrétienne et anthropocentrique moderne. Pour étayer son propos, il a tenté d'aller plus loin, en passant en revue les grands systèmes ou paradigmes métaphysiques, de Parménide à Heidegger, en passant par Platon, Aristote, Plotin, Augustin, saint Thomas d'Aquin, saint Bonaventure, Duns Scot, Descartes, Spinoza, Leibniz et Kant. Du reste, sur la métaphysique et son histoire, l'auteur nous donne quatre enseignements essentiels. 1. La crise actuelle de la pensée ou d'une vision globale du monde et des défis postmodernes est en partie liée à la crise de la métaphysique. 2. A chaque époque, la métaphysique a connu des moments de crise et de gloire. 3. C'est pendant les moments de crise et de conflits que l'interrogation métaphysique devient une nécessité impérieuse et une exigence de survie. 4. L'homme ne peut se passer de la métaphysique, au risque de tomber dans l'animalité et de vivre dans la superficialité.
Passion ! Oui, rien de beau, de noble et de grand ne se fait sans passion. Et ce livre, justement, est le fruit de l'amour passionné de l'auteur pour l'Afrique. Une passion, certes, mais qui se transforme vite en indignation, dont découlent des interrogations : comment avoir tout (population jeune, ressources du sol et du sous-sol immenses, matières premières, terres arables) et manquer presque de tout (eau courante, électricité, routes viables et fiables) ? Que manque-t-il à l'Afrique ? Et comment sortir l'Afrique de ce marasme ? Cinq défis à relever, unique issue pour la rédemption du continent : le défi de se réconcilier avec un passé douloureux (traite négrière, colonisation, néocolonialisme, Françafrique, Chinafrique...) et dont le deuil n'a pas encore été fait ; le défi de la bonne gouvernance politique et le courage de passer de la démocratie-sur-le-papier à la démocratie-sur-le-terrain ; le défi d'oser des réformes scolaires pour passer d'un enseignement évasif et fétichiste à un enseignement simple et clair qui aide à résoudre les problèmes concrets des gens ; le défi de la bonne gouvernance économique et d'un peu de justice sociale pour stopper le drame des flux migratoires ; le défi d'une prise en charge responsable à travers une vraie et authentique éducation à la rationalité, au sens de l'organisation, à l'esprit d'équipe.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.