Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le posthumain descend-il du singe ? Littérature, évolution et cybernétique
Després Elaine
PU MONTREAL
31,01 €
Épuisé
EAN :9782760642553
A la fois hybride, monstre, cyborg ou mutant, le posthumain est une figure pour le moins paradoxale ; annonciatrice bien souvent de la fin de l'Histoire, elle incarne pour l'homme la possibilité de transcender sa propre mortalité, tout en présentant, à l'instar des utopies, un état figé, final et abouti. Cependant, en replaçant le posthumain dans l'histoire de l'évolution, ne peut-on pas, justement, le faire évoluer ? Il ne serait plus l'idéal à atteindre ou le pire à éviter, mais la représentation des possibles, les branches fantasmées d'un futur arbre évolutif. Les ramifications en sont nombreuses et fertiles, largement irriguées sur le plan du discours et de la narration par les différentes théories de l'évolution des espèces et par celle de la cybernétique, science pluridisciplinaire à l'origine même du posthumanisme. Dans cet ouvrage, l'autrice se demande, en relisant des romans et des nouvelles de science-fiction publiés surtout entre 1948 et zoos, de quelle façon le posthumain littéraire s'inscrit dans la logique de ces théories et dans quelle mesure il en mobilise les signes et les savoirs.
Résumé : Des idées de décors à thèmes (les géraniums, les pensées, les aromatiques, les cactées, les plantes potagères, un balcon de fête...) pour aménager votre balcon ou votre terrasse, avec une sélection de plantes et des conseils pour les soigner, ainsi que des explications pratiques pour réaliser vous-même la décoration de ce précieux coin de verdure.
Avec Clothaire, Raymond Desprès fait entrer le lecteur dans la vie d'un jeune homme sauvage, très intelligent mais introverti, né au début des années 1950 et installé en Picardie. Il est industrieux et aime la terre, les arbres, la nature et aussi les livres, passionnément. Mais Clothaire aime aussi en secret une aristocrate qui n'est autre que sa patronne, beauté aussi fatale qu'incendiaire... Marqué dans sa prime enfance par une scène à laquelle il n'aurait pas dû assister, il a vu sa personnalité évoluer en fonction d'un traumatisme mal digéré qui influera sur ses amours et son destin. Au fin fond de la campagne française, un secret de famille se révèle, et fait basculer des personnages dans une tragédie profonde, puis dans une atmosphère de crime parfait. Quelle sera la punition de ce crime, après les interactions d'un homme d'église hors normes, d'un gendarme désabusé ou d'une nymphomane en compétition avec une sage jeune fille pour gagner l'amour du jeune homme ?
Du gothique au fantastique le plus postmoderne, de la fiction spéculative aux dystopies, l'imaginaire des futurs possibles de l'humanité permet d'explorer les frontières de l'humain. Depuis Foucault et son visage de sable, de nombreux philosophes et sociologues ont constaté une fragilisation de l'humain et son possible effacement dans un monde où la nature même du réel est remise en question. Au cours des dernières décennies, de nombreux textes sont venus complexifier la réflexion en la mettant en regard d'une posthumanité. Se repose alors la question de la définition de l'humain, qui semble désormais se penser par une absence, par ce qu'il n'est pas ou ne sera plus. Par ailleurs, le pouvoir du virtuel sur le réel marque de nombreux artistes qui ont recours à l'imaginaire pour illustrer une société de l'image et du simulacre. La résistance des corps - Individuels et collectifs - s'inscrit alors dans une réflexion politique et philosophique sur une persistance possible de l'humain. Cet ouvrage explore les modes de représentation de l'humain à l'aube du posthumain. Même si les confrontations entre homme organique et êtres artificiels remontent au début du XIXe siècle, c'est surtout l'après Seconde Guerre mondiale, alors qu'apparaît la possibilité d'une mort globale de l'humanité, qui est c privilégiée, aussi bien dans la philosophie que les arts textuels et visuels. Les progrès technologiques n'ont pas cessé depuis et se sont ouverts au vivant, avec l'apparition des biotechnologies : les automates ont ainsi cédé la place aux cyborgs, aux clones et aux intelligences artificielles.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.