Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Consommations émergentes. La fin d'une société de consommation ?
Desjeux Dominique ; Moati Philippe ; Badot Olivier
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356874412
Cet ouvrage rassemble les meilleurs spécialistes de la consommation pour essayer de comprendre les nouveaux dispositifs de captation mis en place par le marketing, les marques ou la distribution et les consommateurs. Il nous fait découvrir tour à tour les transformations de la proximité des échanges marchands et la diversification des stratégies de la distribution qui lui sont liées, les ruses du capitalisme vis-à-vis de l'économie collaborative, les contraintes de la géopolitique sur le pouvoir d'achat des classes moyennes les plus démunies, les stratégies de contournement, de résistance ou d'arbitrage des consommateurs. Le mouvement brownien qui caractérise la société des consommateurs nous conduit à repenser le sens de l'émergence, non pas du seul point de vue individuel du consommateur, mais comme un système d'interactions sociales, comme un jeu entre des acteurs collectifs, nationaux et internationaux, dans lequel chacun essaye d'influencer l'autre, de le capter, dans le sens de ses objectifs de rentabilité, de développement durable, de prise en compte de ses contraintes ou du sens et de l'imaginaire qui organise la vie de chaque acteur individuel ou collectif. Un regard pertinent de la part d'acteurs qui sont à la fois dans le monde académique et qui connaissent bien le monde des organisations marchandes.
Même si les années soixante symbolisent la montée de la " société de consommation ", la consommation remonte à la nuit des temps. Elle relève à la fois de la vie ordinaire et des temps forts qui scandent la vie sociale dans toutes les cultures, que ce soit pour les naissances, les commémorations ou les moments passages de l'enfance à la mort. Dans l'ensemble des sociétés, la consommation a toujours été créatrice de lien social grâce notamment aux repas entre commensaux, aux dons entre familiers ou à la circulation des hommes et des femmes au moment des alliances et des mariages qui fondent l'existence et la reproduction de tout groupe social. Mais elle a aussi toujours été la source des conflits entre groupes sociaux, entre sexes, entre générations ou entre cultures. Elle est à la fois signe d'exclusion et source de distinction sociale. La consommation est donc fondamentalement un phénomène ambivalent qui n'est réductible ni à ses avantages ni à ses inconvénients, car sans consommation, marchande ou non, il n'y a pas de vie sociale. Que ce soit à travers la consommation de cannabis en France, d'énergie électrique dans le monde, de cassettes piratées aux USA, de produit culturel à Londres ou l'achat d'une voiture en France ou de biens en grande surface dans une périphérie urbaine, la consommation est présentée par des anthropologues, des sociologues et des chercheurs en gestion, comme un révélateur de ce qui organise notre vie quotidienne.
En 1992, le quatrième congrès international d'informatique agricole qui se tient à Paris se demande si l'informatique appliquée aux problèmes de l'agriculture n'est pas dans une impasse par manque d'utilisateurs. Aujourd'hui le bilan paraît nuancé. Les logiciels de comptabilité-gestion sont largement diffusés, même si le marché de l'informatique agricole reste très étroit. Par contre les logiciels d'aide à la décision, plus sophistiqués et plus complexes, restent encore au stade de prototypes élaborés par des laboratoires de recherche de haut niveau. En partant du cas concret de l'informatique agricole, une équipe de chercheurs en sciences humaines a mené pendant deux ans une série d'enquêtes sur les conditions sociales de la diffusion des logiciels, sur les processus de décision des agriculteurs et sur l'émergence des nouveaux marchés de l'information, liés notamment au développement des systèmes d'informations géographiques. La conclusion est que la diffusion d'une innovation technologique en agriculture est autant liée à sa capacité à être mobilisée par les techniciens agricoles dans la "bataille du conseil" qu'à ses qualités techniques. De façon plus générale, l'enquête confirme l'importance des phénomènes de construction sociale dans les processus de diffusion d'une innovation technologique. Elle montre aussi que la demande sociale n'existe pas en soi et qu'il ne peut y avoir de coïncidence entre l'offre de recherche et les utilisateurs potentiels, sinon à travers de multiples relais socio-techniques. Autant qu'une information sur les nouveaux enjeux du développement agricole et sur le rôle des conseillers, cette recherche propose des résultats qui constituent une contribution concrète à une anthropologie de l'innovation.
Depuis 1960, l'Afrique et Madagascar ont été marquées par deux phénomènes-clés : celui des indépendances et celui des proliférations des opérations de développement. Madagascar en est un exemple tout particulièrement significatif de par l'importance de ses luttes anti-coloniales et de par le nombre des interventions agricoles qui en ont fait un terrain expérimental pour l'Europe. Que recouvre la logique des opérations de développement dans le cadre de l'économie internationale de marché ? En quoi l'Etat colonial ou néo-colonial, relayé par les organismes d'intervention agronomique, vient-il renforcer la dépendance économique et politique ? Comment la paysannerie malgache, qualifiée de traditionnelle, vit-elle les actions menées à son égard ? Depuis 1972, Madagascar a apporté des réponses originales, souvent contradictoires, à l'ensemble de ces problèmes. C'est le seul pays du monde africain et de l'océan Indien à avoir mis sur pied un système territorial fondé, non sur la nomination arbitraire des fonctionnaires, mais sur le choix de responsables élus entre 1977 et 1978. Approche sociologique et politique de la paysannerie malgache, ce livre est également un essai d'interprétation sur le rôle des opérations de développement en Afrique et à Madagascar.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.