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Jean-Léon Gérôme. Désir d'Orient (1824-1904)
Deshayes Olivier
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343152837
Sans connaître le nom de Jean-Léon Gérôme, le grand public connaît bien ses toiles de cirques romains qui inspireront lepeplum au cinéma, de Ben-Hur à Gladiator. Mais sait-il que Gérôme est l'un des plus grands peintres orientalistes du XIXe siècle et l'un des plus célébrés de son temps ? L'artiste voyage souvent en terres d'islam. Il en rapporte les images d'un Orient qu'il falsifie et réenchante. Sa popularité culmine avec sa collaboration avec Goupil, célèbre marchand d'art et de reproductions de peintures. Dans une veine académique au rendu impeccable, Gérôme brosse des scènes de genre, qu'on a pu interpréter comme des poncifs de la France coloniale : femmes aux bains, danseuses du ventre, scènes de prière... Cet ouvrage démontre au contraire que, contextualisées, ses oeuvres imposent déjà de repenser le voyage, l'Orient et l'altérité. Participant à l'évolution des mentalités et à l'éclectisme des goûts, Gérôme est à la fois académique et moderne. Le présent livre tente d'éclairer ce paradoxe original. Cette étude souhaite aussi replacer l'oeuvre orientaliste de Gérôme - injustement délaissée des musées et ignorée du public - dans la grande peinture qui participa à la gloire du Second Empire.
Deshayes Olivier ; Genicon Thomas ; Laithier Yves-
L'ordonnance du 10 février 2016 et la loi de ratification du 20 avril 2018 introduisent dans le Code civil plus de 330 nouveaux articles. La partie relative au contrat a été entièrement refondue et deux titres, consacrés respectivement au "régime général de l'obligation" et à la "preuve des obligations", ont été créés. Cette réforme, qui concerne tous les acteurs de l'économie et toutes les branches du droit privé, est d'une ampleur inédite. Parle nombre des dispositions concernées et par l'importance pratique de la matière dans laquelle elle intervient, elle est probablement la plus grande réforme du Code civil à ce jour. Le présent ouvrage est destiné tant aux praticiens qu'aux universitaires et aux étudiants. Il contient le commentaire approfondi, article par article, de toutes les dispositions issues de l'ordonnance et des modifications apportées par la loi de ratification. Sous chaque texte, le lecteur trouvera une analyse détaillée de son sens et de sa portée, ainsi, le cas échéant, que des mises en garde et des conseils pratiques. En mettant en perspective les changements intervenus et en portant une attention particulière à la coordination des textes entre eux, l'ouvrage révèle les nouvelles orientations du droit des obligations et suggère ses possibles évolutions.
Alexandra David-Neel fut tout à la fois cantatrice, féministe, voyageuse et exploratrice, orientaliste, écrivaine, bouddhiste... Née sous le Second Empire, Alexandra est l'une des femmes les plus attachantes de la fin du 20e siècle. Elle est célèbre pour être la première étrangère à atteindre Lhassa en 1924, dans un Tibet alors inaccessible car interdit par les Anglais. Mais ce qu'on sait moins, c'est qu'elle a cherché toute sa vie les racines du bouddhisme originel en parcourant l'Asie 25 ans durant. Sa quête est une rencontre intime avec le Bouddha ; sa recherche intérieure est celle du nirvâna. Y parvint-elle ? Cet ouvrage propose des réponses et éclaire cette personnalité passionnée hors du commun.
Vouée à l'impossible, la peinture française ne pouvait qu'abandonner les voies de l'idéalisation et s'affirmer, durant le XIXe siècle, comme la consécration d'un formidable fiasco, in fine. L'analyse du paradoxe promet d'être féconde. Faut-il y voir plus généralement, comme je le pense, une défaite à la source de la création ? Le défi relevé dans ce livre est double. Sa visée est assurément celle d'une faillite de l'entreprise créatrice, qui garantit son activité et la reconduit sans cesse, prise dans le vertige d'une salutaire répétition. Mais il s'exerce également par le biais de la fragmentation du corps et de la peinture. Delacroix, Géricault, Ingres par exemple feront valoir, chacun à sa façon, de singuliers procédés de morcellement, propres à transformer les destins du corps qu'ils n'auront de cesse de corrompre, de bafouer et d'humilier. Telle fut l'expérience tragique de l'humain. C'est dire si la peinture française au XIXe siècle élabore à son insu une esthétique subversive, préfigurant sans conteste l'un des versants majeurs de notre modernité.
Résumé : Né du ciel et des dieux, le Tibet survit à peine au milieu de ses cendres. Il y a plus de mille ans, ses empereurs clamaient haut et fort leur suprématie au c?ur de l'Asie, guerroyant tour à tour contre les Turcs, les Mongols et les Chinois ou s'alliant avec eux. Puis le bouddhisme s'installa peu à peu sur le haut plateau où les monastères remplacèrent les forteresses. Ses saints et ses ermites furent vénérés des empereurs mongols et chinois qui apportaient leur protection au pays. Mais sur le Toit du Monde, pouvoir politique et pouvoir religieux étaient depuis toujours inséparables, et les ordres religieux, qui constituaient de véritables seigneureries, s'affrontèrent. De ces longues luttes d'influence, la lignée des Guélougpa, fondée au XIVe siècle par Tsongkhapa, sortit victorieuse. C'est en son sein que furent choisis les premiers Dalaïs Lamas, " Océans de sagesse ", appelés à diriger le pays. Le cinquième Dalaï Lama, au XVIIe siècle, se révèle être un véritable chef d'Etat et fait entrer le Tibet dans une ère nouvelle. Ses successeurs ne peuvent cependant maintenir l'unité du pays, qui devient un protectorat de l'empire chinois. Bientôt, la Grande-Bretagne et la Russie convoitent la demeure du Lion des neiges. Profitant de leurs rivalités, le treizième Dalaï Lama s'efforce tant bien que mal d'affirmer l'indépendance du Tibet et de l'ouvrir au monde moderne. Dans son dernier message public, en 1933, il annonçait : " Les monastères seront détruits. Tous les esprits seront immergés dans la souffrance et la nuit sera longue et obscure ". Moins de vingt ans plus tard, les troupes de la Chine communiste déferlaient sur le Toit du Monde. Aujourd'hui, deux Tibet tentent de survivre : celui de la Région autonome, dont l'identité semble disparaître, et celui de l'exil, animé par le quatorzième Dalaï Lama.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.