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Le corps déchu dans la peinture française du XIXe siècle
Deshayes Olivier
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747563420
Vouée à l'impossible, la peinture française ne pouvait qu'abandonner les voies de l'idéalisation et s'affirmer, durant le XIXe siècle, comme la consécration d'un formidable fiasco, in fine. L'analyse du paradoxe promet d'être féconde. Faut-il y voir plus généralement, comme je le pense, une défaite à la source de la création ? Le défi relevé dans ce livre est double. Sa visée est assurément celle d'une faillite de l'entreprise créatrice, qui garantit son activité et la reconduit sans cesse, prise dans le vertige d'une salutaire répétition. Mais il s'exerce également par le biais de la fragmentation du corps et de la peinture. Delacroix, Géricault, Ingres par exemple feront valoir, chacun à sa façon, de singuliers procédés de morcellement, propres à transformer les destins du corps qu'ils n'auront de cesse de corrompre, de bafouer et d'humilier. Telle fut l'expérience tragique de l'humain. C'est dire si la peinture française au XIXe siècle élabore à son insu une esthétique subversive, préfigurant sans conteste l'un des versants majeurs de notre modernité.
Sans connaître le nom de Jean-Léon Gérôme, le grand public connaît bien ses toiles de cirques romains qui inspireront lepeplum au cinéma, de Ben-Hur à Gladiator. Mais sait-il que Gérôme est l'un des plus grands peintres orientalistes du XIXe siècle et l'un des plus célébrés de son temps ? L'artiste voyage souvent en terres d'islam. Il en rapporte les images d'un Orient qu'il falsifie et réenchante. Sa popularité culmine avec sa collaboration avec Goupil, célèbre marchand d'art et de reproductions de peintures. Dans une veine académique au rendu impeccable, Gérôme brosse des scènes de genre, qu'on a pu interpréter comme des poncifs de la France coloniale : femmes aux bains, danseuses du ventre, scènes de prière... Cet ouvrage démontre au contraire que, contextualisées, ses oeuvres imposent déjà de repenser le voyage, l'Orient et l'altérité. Participant à l'évolution des mentalités et à l'éclectisme des goûts, Gérôme est à la fois académique et moderne. Le présent livre tente d'éclairer ce paradoxe original. Cette étude souhaite aussi replacer l'oeuvre orientaliste de Gérôme - injustement délaissée des musées et ignorée du public - dans la grande peinture qui participa à la gloire du Second Empire.
Deshayes Olivier ; Genicon Thomas ; Laithier Yves-
L'ordonnance du 10 février 2016 et la loi de ratification du 20 avril 2018 introduisent dans le Code civil plus de 330 nouveaux articles. La partie relative au contrat a été entièrement refondue et deux titres, consacrés respectivement au "régime général de l'obligation" et à la "preuve des obligations", ont été créés. Cette réforme, qui concerne tous les acteurs de l'économie et toutes les branches du droit privé, est d'une ampleur inédite. Parle nombre des dispositions concernées et par l'importance pratique de la matière dans laquelle elle intervient, elle est probablement la plus grande réforme du Code civil à ce jour. Le présent ouvrage est destiné tant aux praticiens qu'aux universitaires et aux étudiants. Il contient le commentaire approfondi, article par article, de toutes les dispositions issues de l'ordonnance et des modifications apportées par la loi de ratification. Sous chaque texte, le lecteur trouvera une analyse détaillée de son sens et de sa portée, ainsi, le cas échéant, que des mises en garde et des conseils pratiques. En mettant en perspective les changements intervenus et en portant une attention particulière à la coordination des textes entre eux, l'ouvrage révèle les nouvelles orientations du droit des obligations et suggère ses possibles évolutions.
Penser l'impensable de la création, tel est le défi de cet essai qui tente d'analyser ce qu'il en est du désir féminin s'exprimant par et pour un sujet regardant. La peinture, la femme et le regard sont les trois composantes majeures d'une structure triangulaire : le spectateur, à travers la vision d'une image, est invité à un dialogue intime d'où le fantasme n'est jamais loin. Or, dans la quête plastique de la belle forme, la plus apte semble-t-il à célébrer un culte à la féminité, la représentation n'est ni plus ni moins qu'une imposture ! Féminité et féminin ne parlent pas le même langage. Le premier relève du Beau, le second du désir de l'Autre. C'est du second versant dont il est question dans ce livre, traversé par l'enseignement de Lacan. De Fragonard à Bill Viola, il s'agit d'interroger le désir féminin comme composante de la création jusque dans son impensable.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.