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Je vous hais
Desgranges Michel
DU ROCHER
8,55 €
Épuisé
EAN :9782268033907
Une ville grise, qui peut être Paris, une époque grise, qui peut être aujourd'hui. Il y a Jean, un jeune homme très ordinaire, qui refuse l'ordre de la société et la cruauté de l'Homme pour l'Homme. Jean a beaucoup rêvé, il va agir. Tragiquement. En faisant, avec l'aide d'un groupe d'activistes pathétiques, exploser des bombes qui tuent au hasard, très horriblement. Il y a dans ce livre beaucoup d'autres crimes, autant que de haine et d'amour. Il y a surtout des êtres vivants, des femmes et des hommes dont les passions, les espoirs et les désarrois portent l'intrigue. C'est, comme mes précédents romans, un roman épique et baroque, mais plus actuel, donc plus dur et plus cruel. C'est le roman de la Vie et de l'Homme, et de leur accomplissement dans le néant. M. D.
A l'aube du vingtième siècle, dans l'Amérique naissante où la Force et l'Argent remplacent souvent la Loi, un homme est possédé d'un rêve insensé : devenir le maître unique d'un réseau de chemin de fer transcontinental, de New York à San Francisco. Pour faire avancer ses rails dans la Prairie, les Rocheuses et le Grand Désert, Jasper Judicaël Stirling manipule Wall Street, corrompt des politiciens, fomente des grèves et des émeutes. Il bouscule la Nature, affronte les machinations des autres magnats pendant que se joue le destin des siens. Howard, son gendre trop intègre, Deborah, sa nièce éperdument amoureuse d'un héritier volage. Phoebe, sa fille cadette, romantique et nymphomane, Valentin, son secrétaire au dévouement inexplicable ou encore Hiram Corbin, un maître chanteur qui a voué sa vie au Mal, tous se heurtent à la passion démente de celui qui veut inscrire son empreinte sur la terre. Dans cette fresque épique et grandiose de la conquête d'un continent qui se déroule dans des palais de la Cinquième Avenue aux bouges de San Francisco, des mines de Pennsylvanie aux canyons de l'Ouest, c'est l'Amérique entière et ses pionniers qui revivent au rythme haletant de la construction du Transcontinental.
Tout un chacun ressent une admiration respectueuse, parfois même mêlée de crainte, envers ces hommes et ces femmes qui ont consacré leurs jours et leurs nuits à tenter de percer, par un infini labeur et les méandres des carrières universitaires, les mystères de l'Etre et les secrets de l'humaine condition. Mais ces hommes, et même ces femmes, ne sont pas que pure intelligence, il leur arrive, comme aux simples mortels, de connaître la souffrance ou le plaisir, les affres de l'ambition déçue, et les tourments de la passion. Ce roman les montre tels qu'ils vivent au-delà des mots et des concepts, et ce qu'il advient d'eux lorsque, par une rare rencontre, ils se trouvent confrontés à la réalité.
Résumé : Un pays. Un peuple. Un homme. Dans la province canadienne du Manitoba, les Bois-Brûlés, métis d'Indiennes et de Français, menaient au XIXe siècle la vie immuable et fruste des chasseurs de bisons. Damien Grandjouan est l'un d'eux, sans partager leurs moeurs et leurs goûts. Il a voulu être prêtre, poète, homme d'affaires à Ottawa. Mais, de retour dans son pays, il va prendre la défense de son peuple, dont les terres sont convoitées par les Anglais. Il devient le chef et le symbole de la rébellion des Bois-Brûlés. Ainsi commence la Passion de Damien. Tour à tour député à Ottawa et pourchassé jusqu'aux Etats-Unis, il est enfermé dans un asile d'aliénés où il découvre un amour bref et fulgurant. Inspiré par des faits historiques, Michel Desgranges ressuscite un monde à jamais disparu dont Damien Grandjouan nous fait revivre l'épopée tragique.
La violence tragique de la scène avait laissé Valérie tremblante. Elle revoyait des moments prodigieux de l'Histoire, la disgrâce de Foucquet, le 18 brumaire, la décapitation laborieuse de Cinq-Mars, le Capitole s'abîmant sur la roche tarpéienne, que rejoindrait dans les manuels scolaires online la chute de Rémoulard, cet événement shakespearien dont elle avait été témoin, et presque actrice. Mais surtout, elle comprenait enfin, pour l'avoir quasiment ressenti dans sa chair, que ces hommes et ces femmes qui gouvernaient les peuples étaient d'une autre nature, d'une autre étoffe, d'une autre essence que le troupeau, étaient véritablement, comme en avait annoncé la venue un prophète allemand et dément d'un autre siècle, des surhommes et des surfemmes. Et elle, Valérie Pignon, avait désormais rejoint les Elus, et Elues."
Le Rite Ecossais Ancien et Accepté, en abrégé REAA, est le rite maçonnique le plus pratiqué au monde dans ses "hauts grades". Ses trois premiers degrés, dits symboliques, sont également très pratiqués, en particulier à la Grande Loge de France, mais aussi et de plus en plus dans d'autres obédiences en France et à travers le monde. Ils constituent une Maçonnerie originale et authentique, voie médiane entre la tendance rationaliste et sociale et la tendance théiste et dogmatique. Son but est le perfectionnement spirituel et moral de l'humanité par le biais de l'amélioration de chacun de ses membres. S'il existe un certain nombre de livres destinés à l'Apprenti Franc-Maçon, la plupart sont extrêmement anciens et aucun n'est spécifiquement consacré au premier degré du REAA. C'est ce vide que vient combler le présent ouvrage, en donnant une "première lettre" aux Apprentis du rite. Une première partie est consacrée à la méthode, l'initiation, et une deuxième aux moyens, les symboles, en partant du vécu et du ressenti puis en les analysant pour les traduire sur le plan de la compréhension. Une troisième partie est consacrée aux structures maçonniques, loges, obédiences, rites, et se termine par un bref historique de la Maçonnerie moderne centré sur le REAA, depuis les débuts anglais de 1717 et la réaction des "Anciens" jusqu'à la création de la Grande Loge de France en 1894,
Aux origines de la franc-maçonnerie, il n'existait que deux grades, Apprenti et Compagnon. Puis, vers 1730, et sans que l'on sache trop comment cela s'est fait, le grade de Maître fut créé, essentiellement par dédoublement du grade de Compagnon. Celui-ci fut ainsi amputé d'une partie de son contenu, et il ne lui est resté que ce qui constituait le prolongement de celui d'Apprenti. Le degré de Compagnon a alors eu du mal à reconquérir sa place; il est resté jusqu'à nos jours un degré mal aimé, mal compris et, par voie de conséquence, un degré délaissé. Pourtant, au fil des siècles, il a évolué, acquis son autonomie et une réelle profondeur initiatique, tout particulièrement dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA). L'objectif de cet ouvrage est de mettre celle-ci en évidence en explorant les différents thèmes proposés par ce qui est devenu un degré "écossais" au riche contenu - ce qui, à notre connaissance, n'avait pas encore été fait. Dans la continuité de l'ouvrage sur l'Apprenti (La Première Lettre tome 1: L'Apprenti au Rite Ecossais Ancien et Accepté, aux Editions du Rocher, 2005), celui sur le Compagnon comprend trois parties. Les deux premières présentent l'initiation et la symbolique du grade au Rite Ecossais Ancien et Accepté avec, comme direction générale: "A l'Apprenti, l'émotion; au Compagnon, la réflexion." La troisième partie montre comment, depuis les premières huttes de branchages, l'aspect sacré de l'acte de construire est né, s'est propagé et s'est transmis à la franc-maçonnerie spéculative par le biais des loges anglaises et écossaises.
Ce livre couronne l'étude du Rite Écossais Ancien et Accepté commencée avec le volume dédié à l'Apprenti. Il décrit les degrés du quinzième au trentième, et donne aussi des indications sur les trois derniers. Il trace ainsi une fresque comprenant des grades aussi prestigieux et significatifs que le superbe Chevalier d'Orient (quinzième), le merveilleux Chevalier Rose-Croix (dix-huitième), l'ésotérique Chevalier du Soleil (vingt-huitième), le controversé Chevalier Kadosch (trentième) ainsi que, dans une moindre mesure, le très initiatique Prince du Royal Secret (trente-deuxième). Les autres degrés ne sont pas négligés pour autant et font chacun l'objet d'une étude spécifique, qu'ils proviennent du Rite de Perfection en vingt-cinq degrés ou d'un autre système. Le cycle maçonnique de la construction du Temple de Salomon s'est achevé au quatorzième degré. Le Rite aborde à présent de nouveaux thèmes dont cet ouvrage souhaite révéler l'apport. Des passages sont ainsi consacrés à la Chevalerie, à la Rose-Croix, à l'alchimie, à l'épopée biblique et au Christ. Il évoque également la situation confuse des hauts grades en France à la fin du XVIIIe siècle, la naissance et la propagation du Rite de Perfection à la même époque aux Antilles et en Amérique, puis la création du REAA en trente-trois degrés et la naissance du premier Suprême Conseil à Charleston en 1802. L'ensemble se réfère, dans la mesure du possible, à l'esprit des rituels du XVIIIe siècle, et tente de gommer les interprétations parfois contestées des XIXe et XXe siècles. Il s'adresse donc aux pratiquants du Rite quelle que soit leur Juridiction. Il faut toutefois avouer, comme dans le cas du volume consacré aux degrés de Perfection, que la tâche a été grandement facilitée par le retour aux sources effectué à la fin du XXe siècle par le Suprême Conseil de France.