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Pour Clemenceau
Deschodt Eric
B.DE FALLOIS
21,30 €
Épuisé
EAN :9782877068789
Extrait CHOUAN BLEU «Papa était un dur à cuire.» Débuts trompeurs, sans rien d'éclatant; les événements décidant pour lui. De Gaulle enfant se savait de Gaulle, lui ne se savait pas Clemenceau. Il naquit le 28 septembre 1841 en Vendée dans une famille protestante établie là depuis la Réforme, d'un père, Benjamin, athée de combat, qui façonna sa personnalité. Le christianisme pour Benjamin était «... la doctrine qui depuis deux mille ans n'a produit que misère et tyrannie...» Athée de combat, républicain intégral - dévot de Robespierre, malgré son invention de l'Être suprême -, médecin, homme de culture. Un buste de l'Incorruptible trônait sur sa cheminée dans son manoir de l'Aubraie. Manoir ? Château ! Des douves, des tours, un pont-levis, de beaux arbres, où, la nuit, des chouettes rappelaient les chouans haïs. Des écuries qui n'étaient pas vides. La famille avait du bien; elle était considérée. Dans ce cadre médiéval Georges reçut l'éducation d'un hobereau héréditaire. Chasse - à tir, quand même pas à courre -, équitation, escrime, grec, latin, sérieusement. Il contractera le culte de la Grèce à la fréquentation des grands Athéniens du siècle de Périclès, la détestation des Romains à celle de César et Tacite ; les premiers étant des hommes libres, les seconds les esclaves de leur volonté de puissance. Il est campagnard dans le sang. Benjamin cultivait des amitiés considérables : François Arago, l'évadé récidiviste de la guerre d'Espagne sous Napoléon, l'astronome, le physicien, le Premier ministre de 1848; John Smart Mill, le philosophe, l'économiste, le champion de l'utilitarisme (autre nom du matérialisme), surnommé - en Angleterre - le «modèle des maris» ; Auguste Blanqui dit l'Enfermé, icône des ultra-gauches, inspirateur incontestable du slogan moderne «Élections, pièges à cons». Ces trois-là sont de ses amis et correspondants ; Georges en profitera. À vingt ans, étudiant en médecine à Paris, Benjamin avait participé aux Trois Glorieuses de 1830 contre Charles X. Récidiva en 1848 contre Louis-Philippe. Fut interné à Nantes lors du coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte. En 1859, l'attentat d'Orsini, qui manqua Napoléon III, lui valut d'être condamné à la déportation en Algérie. Georges écrira : «Lorsque mon père partit pour l'exil, tous ses amis l'avaient fui. Deux seulement osèrent venir lui serrer la main. Après leur départ [...] je lui dis : "Je te vengerai." Il me répondit : "Si tu veux me venger, travaille."» Georges lui dit : «Sois tranquille, je travaillerai, je te l'ai promis et les dernières paroles que tu m'as dites sont à jamais gravées dans mon coeur. Ton espérance ne sera pas déçue. Oui, je te le jure, tu n'auras pas lieu de me renier pour ton fils.» Benjamin sera élargi à Marseille avant de prendre le bateau. Il avait en Georges un fils selon son coeur. «Il n'y a pas de bon père, c'est la règle», affirme Sartre dans Les Mots. Benjamin fut pour Georges une exception notable. Il le vénéra et le suivit en tout, toute sa vie, jusqu'à se faire enterrer tout seul à ses côtés sous l'Arbre de la Liberté planté en Vendée par Benjamin même en 1848, qui est un cèdre.
Mirabeau, un petit village de Provence, une terre de france en bordure de Durance. Depuis des millénaires les troupeaux le traversant; la vigne y pousse. Les romains y ont bâti leurs villas, les ermites de la première chrétienté en ont habité les grottes, les Templiers y ont établi les maisons de leurs villas, les révoltes du XVIIe siècle, la grande peste de 1720, la Révolution... Témoin privilégié du bonheur et de la fureur des hommes, de la passion qu'ils mettent à défendre leur foi, de la volonté qu'ils ont de bâtir pour résister à la mort, le village de Mirabeau regarde glisser le temps. Héros d'une terre dont le destin se confond avec celui de la Provence, il résiste aux siècles. Eric Deschodt en a écrit la saga, retenant de cette traversée de l'histoire toute l'épopée romanesque inscrite dans les pierres elles- mêmes. Car l'histoire n'est peut-être, après tout, qu'un rêve des hommes aimant trop une terre ou un climat sous le soleil".Eric Deschodt est l'auteur de nombreux ouvrages. Son dernier roman Le Royaume d'Arles pulié aux éditions Jean-Claude Lattès vient de recevoir le prix Méditerranée Jean Baumel."
Affamé de "grandeur et de magnificence", Louis XIV (1638-1715) voulut repousser les limites de la condition humaine. En incarnant à lui seul la nation tout entière, le Monarque renferme la volonté du peuple dans la sienne, il est l'Etat, il est la France. En divinisant la royauté, en donnant à la fonction royale un caractère quasi pharaonique, le Roi Très Chrétien devient un Roi-Soleil qui crée autour de lui une dévotion païenne. Cinquante-quatre ans durant, avec la même gravité pompeuse et sereine, il cultive une seule ambition, personnelle et nationale: faire de son pays, le plus ancien, le plus peuplé, le plus puissant des royaumes d'une Europe dont l'essor ne fait que commencer, le théâtre d'une transformation continue, sociale et spirituelle susceptible d'en faire la plus grande puissance de son temps. Biographie de l'auteur Né en 1937, Éric Deschodt a été journaliste à la RTF, Jours de France, Spectacle du monde, Valeurs actuelles, et collabora longtemps au Quotidien de Paris et au Figaro Magazine. Écrivain, il a publié une vingtaine d'ouvrages, parmi lesquels des biographies de Saint-Exupéry, Gide, Agrippa d'Aubigné, Barrès, ainsi qu'une dizaine de romans, dont Le roi a fait battre tambour, Le Royaume d'Arles, Le Scorpion d'or. Sa biographie consacrée à Attila, publiée chez Gallimard dans la collection "Folio biographies", lui a valu le prix Coup de coeur en poche 2006, décerné par Le Point.
Le 17 novembre 1494, les troupes françaises entrent dans la ville de Florence. Ce même jour, Pic de la Mirandole meurt empoisonné. Ils sont tous au chevet de l'illustre humaniste : Savonarole, Botticelli, Marsile Ficin le rival, les kabbalistes, les cardinaux... Mais, dans la bonne tradition du genre, nos deux auteurs ont ajouté un personnage de leur invention, qui mènera l'enquête sur la mort de Pic pour le compte du roi de France : un certain Jean-Giovanni Rollet, de père lyonnais et de mère florentine, fondé de pouvoir dans une banque dirigée par un Médicis... Des mêmes auteurs : Le Seul Amant (qui reparaît simultanément en Points).
Après Albert Sorel et Louis Madelin, Jacques Bainville et Jean Tulard, et combien d'autres encore, voici un nouveau livre à découvrir sur l'inépuisable Napoléon. A découvrir, bien qu'il ne soit pas écrit aujourd'hui. C'est quelques années avant la Seconde Guerre mondiale qu'Emile Dard a publié ce Napoléon et Talleyrand. Encore Napoléon, dira-t-on. Lui, toujours lui ! De tous les personnages qui sont entrés dans l'histoire, aucun n'a peut-être suscité autant d'études, de commentaires, de thèses, de portraits, de romans, comme si on n'en finissait jamais d'interroger le mystère de sa destinée. Napoléon, c'est un individu, c'est une histoire, c'est une légende, c'est un destin. "Quel roman que ma vie !" disait-il. Parmi tout ce qui reste à découvrir lorsqu'on croit avoir tourné toutes les pages de ce roman, il y a encore la personnalité singulière de ceux qui l'ont approché, servi, combattu, haï. Par exemple le prince de Bénévent, Maurice de Talleyrand-Périgord, dont le nom est à jamais associé à celui de Napoléon. Napoléon, c'est le pont d'Arcole et Rivoli, c'est Wagram, Austerlitz, Iéna, Friedland. Mais Talleyrand, c'est le congrès de Vienne. Un personnage considérable, lui aussi. Au départ un homme de grande famille, qui ne se console pas d'avoir été condamné à la prêtrise, qui sera lui aussi favorable à la Révolution, avant de se rallier à l'Empereur, qu'il sert loyalement pendant cinq ans avant de se séparer de lui et de le trahir. C'est le grand mérite du livre d'Emile Dard de nous faire suivre, en les découvrant peu à peu, la carrière croisée de deux hommes qui comptèrent peut-être autant dans la destinée future de la France, l'un en la couvrant d'une gloire éphémère, mais dont elle se souviendra toujours avec émotion, l'autre en lui faisant reprendre sa place, et entrer aussitôt, dans le concert des nations.
Un étrange imbroglio - la situation la plus confuse, l'intrigue la plus complexe de la Deuxième guerre mondiale. En 1940, Franklin Roosevelt maintient les relations diplomatiques des Etats-Unis avec Vichy ?; il adresse conseils et mises en garde à Philippe Pétain, nomme comme ambassadeur auprès de lui l'un de ses proches, l'amiral Leahy, et se refuse à tout contact avec de Gaulle. En 1942, les généraux américains, au lendemain de leur débarquement en Afrique du Nord, établissent à Alger un régime vichyste sous protectorat des Etats-Unis, tandis que les résistants qui ont aidé les Alliés sont internés dans les confins sahariens. Sur cet épisode surprenant de l'histoire contemporaine, L'Imbroglio propose une enquête, une reconstitution des événements, de Washington à Vichy et à Alger. Le récit marie les dialogues (authentiques) au ton vif des principaux acteurs à la précision des analyses géopolitiques. Il montre comment la presse anglo-américaine, alertée par ses correspondants à Alger, va susciter un retournement de l'opinion publique aux Etats-Unis et mettre en difficulté Roosevelt.
A l'automne 1856, Sissi n'a pas vingt ans quand elle accompagne l'empereur François-Joseph dans un voyage à hauts risques à Venise. Un vent de révolte souffle sur la lagune. Après l'occupation française, les Vénitiens n'en peuvent plus de supporter la pesante tutelle des Habsbourg. L'accueil de la noblesse, comme celle du petit peuple, est glacial. Mais grâce à son charme naturel et à son intelligence politique, Sissi saura persuader son mari de prendre les mesures d'amnistie pour ramener le calme. Ce qui lui vaudra d'être surnommée "l'ange bienfaiteur". Envoûtée par la vieille cité lacustre et au prétexte de se soigner, elle y retourne cinq ans plus tard avec ses enfants pour un long séjour où elle peut enfin mener une vie de famille tranquille, loin de ses obligations officielles et de l'archiduchesse Sophie, son envahissante belle-mère. C'est là qu'elle commence sa fabuleuse collection de photographies sur les beautés féminines. En perpétuel déplacement dans toute l'Europe et jusqu'en Egypte, toujours à la recherche d'un mieux-être sans cesse troublé par des drames familiaux, Sissi fait une dernière escale dans la Cité des Doges au soir de sa vie pour assister à l'inauguration de la première Exposition internationale d'art, baptisée Biennale deux ans plus tard. Un voyage qu'elle voulait incognito mais qui, contre toute attente, lui fera rencontrer pour la première fois les nouveaux maîtres de la Sérénissime, le roi et la reine d'Italie. Sissi et Venise, ou le romantisme dans tous ses états...