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Des réseaux et des hommes. Participation et contribution de la Suisse à l'internationalisation du sp
Quin Grégory ; Vonnard Philippe ; Jaccoud Christop
ALPHIL
24,99 €
Épuisé
EAN :9782889302475
Gianni Infantino, président de la FIFA, ou son prédécesseur, Joseph Blatter, sont des figures incontournables du sport international. Comme d'autres avant eux, ils incarnent l'action importante des dirigeants sportifs suisses dans l'internationalisation des sports. Cet ouvrage propose d'analyser la genèse et les développements de ce processus en mettant l'accent sur les actions, individuelles et collectives, de plusieurs dirigeants qui occupent de hautes fonctions dans les fédérations sportives internationales entre la première décennie du siècle dernier et les années 1970. Cette période est en effet charnière car elle correspond à l'affirmation d'un internationalisme sportif : marqués par de nombreuses tensions politiques et confrontés à la médiatisation et à la démocratisation croissante des sports, les dirigeants sportifs internationaux cherchent à créer une communauté originale, dont les échanges transcendent parfois le contexte géopolitique. Beaucoup de ces figures sont de nationalité suisse. Plus largement, le pays se profile comme une terre d'accueil particulièrement favorable à l'organisation de nombreuses compétitions internationales et à l'établissement des organisations sportives internationales, ainsi qu'un espace dans lequel se forgent de nombreuses pratiques sportives. Il s'agit dès lors, en convoquant des sources diverses et inexploitées, de s'interroger sur cette situation originale, car elle est avant tout promue par des acteurs privés dont les objectifs recoupent plus ou moins les actions diplomatiques étatiques de la Confédération helvétique, mais sans toutefois que l'Etat ne développe une politique en la matière.
Cet ouvrage offre une plongée encore inédite dans la richesse de la vie médicale et scientifique qui se déploie autour des questions hygiéniques, orthopédiques et gymnastiques dans la première moitié du XIXe siècle. En effet, à ce moment, une nouvelle modernité médicale voit le jour et nous nous trouvons dans un véritable " moment orthopédique " au regard de l'engagement des médecins autour de l'élaboration d'une gymnastique médicale. Dans ce cadre, les luttes sont alors au moins aussi nombreuses que les accords thérapeutiques. Réalisé dans le cadre d'une consultation exhaustive de la production discursive des médecins francophones, ce livre est également une introduction à une histoire sociale de la médecine et une invitation à des réflexions plus large sur les liens entre exercices du corps et santé.
La montagne est-elle "moderne" ou mieux est-elle un territoire du moderne ? Se plonger dans l'histoire amène à répondre de façon très contrastée, voire contradictoire. D'un côté, elle est massivement condamnée à raison de son inertie dès lors qu'elle est comparée à d'autres communautés. Lieu d'isolement, de repli, de retard, d'ignorance et de conservatisme, base d'exode, elle ne ferait qu'accumuler les handicaps propres à la laisser loin derrière les progrès réalisés dans le monde d'en bas. La rendre abordable, fréquentable et pour tout dire aimable passe donc par l'imposition de normes venues d'ailleurs. D'un autre côté, elle s'affirme précurseur, par ses contraintes et ses ressources propres, notamment dans l'expérimentation et la mise en oeuvre de formes de démocratie, et l'on pense ici à des modalités inédites de gestion collective des biens communs et à des pratiques de gouvernance anticipant des évocations qui, pour paraphraser Thomas Mann, la rendent à bien des égards "magique". L'émergence des sanatoria et des sports d'hiver répond aussi, comme en écho, à cette valorisation des espaces montagneux et à la recomposition du regard porté sur ces derniers. La revue Les Sports Modernes entend explorer ces questions et ces dynamiques avec son numéro dédié à "la montagne : territoire du moderne", un numéro inaugural où l'ascension de l'Everest jouxte une contribution sur les noms des sommets, des découvertes en Engadine, ou encore un entretien avec le romancier et enseignant Jérôme Meizoz.
Considérée par certains historiens comme la "Petite Angleterre" du football pour son rôle dans la diffusion de la pratique sur le continent européen dès la fin du 19e siècle, la Suisse est sans doute l'une des nations dont la place dans l'histoire du football est la plus méconnue, y compris auprès de ses concitoyens. Ce constat est plutôt étonnant, alors que le pays accueille aujourd'hui les deux principales organisations internationales qui gèrent l'organisation du football à savoir la Fédération Internationale de Football-Association (FIFA) et l'Union des Associations Européennes de Football (UEFA). En outre, la Suisse est de plus en plus considérée comme une solide nation de football, en témoignent les bonnes prestations des équipes juniores lors des grands rendez-vous internationaux depuis le début des années 2000 et la récente qualification, la troisième d'affilée, pour la Coupe du monde 2014 au Brésil.
Brühwiler Ingrid ; Horlacher Rebekka ; Quin Grégor
Apolitique sur la scène internationale sportive, le sport devient dans les écoles un puissant outil de formation (et de contrôle) de la jeunesse au service des projets politiques des gouvernements de tous bords. Obligatoire à l'école depuis la deuxième moitié du XIXe siècle en Europe, l'éducation physique (la "gymnastique"! ) scolaire verra ses contenus définis par les Etats, mais surtout par les enseignants responsables de la branche. "Universitaires" depuis le début du XXe siècle à travers le continent, les formations des futurs maître.se.s d'éducation physique ont beaucoup évolué depuis la fin du XIXe siècle. Ces transformations sont les conséquences de dynamiques internes au champ académique, des dynamiques socio-politico-économiques que traverse l'Occident, mais aussi des transformations de l'espace du sport de haut niveau, où le besoin en savoirs scientifiques explose en marge d'une instrumentalisation politique persistante. Un tournant majeur est la période qui s'étend entre les années 1990 et 2000, entre la mise en oeuvre de nouvelles institutions para-universitaires de formation pédagogique, l'introduction des réformes dites "de Bologne" et l'amorce d'un développement du champ sportif, appelant de nouvelles compétences de la part de ses acteurs. Entre ces deux dates, les principales universités occidentales vont introduire des nouvelles formations en "sciences du sport", pour un abandon progressif d'une spécialisation exclusive en "éducation physique" au profit d'enseignements et de recherches dans les différentes sciences de base, définissant des orientations nouvelles de formation en activités physiques adaptées, en entrainement ou en management du sport. Dans le cadre de ce projet collectif, notre ambition est de donner à lire la complexité des processus aboutissant aux formations contemporaines en sciences du sport. S'il ne s'agit pas de créer des liens arbitraires entre les pionniers de la gymnastique du début du XIXe siècle et les formations en management du sport qui font aujourd'hui le succès des instituts à travers l'Europe, force est de constater que l'éducation physique est un objet particulièrement stimulant qui appelle à de nouveaux travaux aux confins de dynamiques transnationales et de processus d'affirmation nationale.
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.