Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les comptes du salut. Quantification du besoin alimentaire et réforme des conduites de vie au xixe s
Depecker Thomas
RABELAIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782869069381
Comment La quantification du besoin alimentaire, l'idée d'une nécessaire équivalence entre les entrées alimentaires et les dépenses physiologiques, s'est imposée au XIXe siècle dans le savoir médical et dans les pratiques relatives à l'hygiène publique ? Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la comptabilité agricole se transforme et la relation entre la nourriture des animaux et les produits rendus devient une relation de débité crédit qu'il s'agit d'inscrire et d'optimiser. Ces études dites de "zootechnie" puis "d'alimentation rationnelle" connaissent un succès grandissant au XIXe siècle et sont intégrées dans les formations du génie agricole comme dans l'activité de grandes entreprises. Grâce à un travail sur les individus au carrefour de l'agronomie, de la chimie, de la médecine et de la réforme, ce livre montre comment l'alimentation rationnelle dépasse le cadre de l'exploitation animale. Elle est non seulement intégrée dans le corpus médical, mais elle est aussi employée dans l'administration des institutions, pour enfin être présentée à la population, notamment aux classes populaires, comme une technique hygiénique de conduite de vie. Une institutionnalisation de l'alimentation rationnelle qui préfigure les dispositifs actuels : formations spécialisées en diététique, enquêtes nutritionnelles et politiques nationales et internationales.
A la croisée des espaces domestique, politique et marchand, l'alimentation est un objet incontournable pour comprendre le fonctionnement et l'évolution des sociétés. Elle occupe une place centrale dans l'économie, dans l'emploi du temps et le budget des ménages, dans l'administration sanitaire, dans la définition même des classes sociales ou des aires culturelles. Une multitude d'acteurs publics, privés ou associatifs tentent par ailleurs d'orienter notre alimentation pour améliorer notre santé, sauvegarder l'environnement, ouvrir des débouchés commerciaux, promouvoir des valeurs éthiques ou valoriser la gastronomie française. Cet ouvrage présente de manière approfondie l'ensemble de ces problématiques en mettant en perspective les grandes théories sociologiques sur l'alimentation et ses enjeux actuels. Il aborde l'alimentation sous l'angle de l'identité culturelle et de classe ; de la réforme des consommations ; des pratiques quotidiennes et de la socialisation au sein des ménages. La sociologie de l'alimentation offre ainsi un regard original sur les inégalités économiques et sociales, l'éducation, la santé, l'environnement. Blog des auteurs : https : //solal. hypotheses. org/1300 (Lien -> https : //eur01. safelinks. protection. outlook. com/? url=https%3A%2F%2Fsolal. hypotheses. org%2F1300&data=02%7C01%7CASBOURG%40dunod. com%7C18735cc36c904526dd2608d6ac4b252b%7Cf881a2c50a89483181b1c7846c49594d%7C1%7C0%7C636885836084939662&sdata=LMXBC9RTVhW3SthLpCcm84lUs4VDhtZFlqxeWrBQW%2F4%3D&reserved=0)
Après son album Trois Petits Tours, puis sa tournée "Gratte-moi la Puce" , où le ukulélé tenait une place de maître, Thomas Fersen revient pour nous conter la véritable histoire de ce petit instrument, cet "avorton de guitare" comme il aime l'appeler. La véritable histoire, oui, mais à la sauce Fersen, pleine d'humour, où musique et mots se marient à merveille. Entre morceaux inédits et réorchestration de ses plus grands classiques, Thomas Fersen nous embarque de sa voix chaleureuse dans un récit pittoresque, facétieux et haut en couleur, comme il sait si bien faire.
Résumé : Que ce soit la ducasse (la fête foraine) pour le Ch'ti, la cagouille (l'escargot) pour le Charentais ou la bugne (le beignet) pour le Lyonnais, chaque mot régional fait partie d'un héritage et de l'être intime. C'est dans ce Tour de France des régions que ce livre nous entraîne, à la découverte de mots cocasses, comme la chichinette de Marseille (petite fille chichiteuse). De mots qui manquent au français ordinaire, tel fraîchin, désagréable odeur d'oeuf ou de poisson. Ou bien d'expressions savoureuses : des vapeurs qui sortent au matin des forêts ardennaises, on dira : C'est les renards qui font le café... Ces mots et expressions des régions de France sont des joyaux. Mots précieux, qu'il faut sauver avant qu'ils ne disparaissent !
Ce livre s'adresse à tous les francophones de la planète ; il leur fait découvrir ce qu'est leur langage au-delà des frontières. Vénérables ou tout neufs, pratiques ou extravagants, les mots de la francophonie font éclater le génie de la langue, mais aussi le génie des peuples qui la parlent.
Ce livre est un voyage à travers l'ivresse et l'ivrognerie dans la France d'Ancien Régime tous ceux que Diderot appelle avec humour les "inspirés de la gourde" sont présents. C'est aussi une innovation : c'est le premier livre à proposer une analyse historique rigoureuse et systématique de ce phénomène culturel. C'est une oeuvre d'histoire culturelle au sens large. Elle a une vocation d'histoire totale puisque les points de vue politiques, religieux, judiciaires, économiques, sociaux et culturels y sont analysés tant à l'échelle du royaume qu'à l'échelle locale. Cette analyse historique de l'ivresse et de l'ivrognerie met en évidence que les oppositions religieuse, politique, morale, économique et médicale qui se développent en France du XVIe au XVIIIe siècle ne parviennent pas à lutter efficacement contre l'ivresse dans le pays. Une "culture de l'enivrement" imbibe fortement l'ensemble du corps social, de la tête aux membres, des élites au peuple. Les oppositions s'avèrent pragmatiques et marquées par le compromis. L'opposition religieuse et politique directe n'est qu'illusoire et l'émergence d'une opposition morale, économique et médicale ne permet pas de résoudre davantage le problème. Une réflexion de Jean-Jacques Rousseau résume bien le positionnement adopté face à l'enivrement : "ne cherchons point la chimère de la perfection mais le mieux possible".
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.