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Les fruits du matin
Depaule Jean-Charles
PARENTHESES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782863643365
A la fin des années quatre-vingt, dans la boutique à l'enseigne des Fruits du matin dont j'étais le client au Caire j'ai appris, jour après jour, comment on nomme dans le parler égyptien les différentes espèces d'oranges, de mangues, de mandarines... que le marchand me présentait. Sur chacun des sacs de papier brun qu'il utilisait était imprimée la même composition : des mots calligraphiés et un motif "fruitier", une grappe de raisin, une poire, des bananes... J'ai conservé ces sacs. Je me les suis appropriés. Je les ai retravaillés, interprétés, selon une longue pratique mienne du dessin, de la copie, de la surcharge, du découpage, du prélèvement, du montage et de l'emboîtement. Je me suis prêté aux associations des couleurs et des formes, des goûts et des odeurs. Plus tard j'ai commencé de confectionner des fragments de récits, des descriptions de lieux, d'ambiances, d'arts de faire ; à la manière dont j'avais procédé parfois avec les images, j'ai esquissé également des échappées suggérées par le pouvoir des seuls mots de l'enseigne de "mon" marchand du Caire ou par les fruits du matin, papier et chair, qui délient les langues, dénouent la main."
Fouilloux Etienne ; Cavalin Tangi ; Viet-Depaule N
Les Editions du Cerf comptent dans le paysage éditorial français, et pas seulement dans le domaine de l'édition religieuse. Fondées en 1929 par deux religieux dominicains dans le prolongement du succès de la revue La Vie Spirituelle, elles ont rapidement acquis, par leurs périodiques et par leurs livres, une réputation enviable dans l'aile marchante de l'Eglise de France : mouvement ecclésiologique (collection "Unam Sanctam" du père Congar) ; mouvement biblique (Bible dite de Jérusalem) ; mouvement patristique (collection "Sources chrétiennes") ; mouvement liturgique (revue La Maison-Dieu) ; mouvement théologique (collection "Cogitatio Fidei"). Elles ont été ainsi un des vecteurs majeurs en France de l'aggiomamento conciliaire voulu par Jean XXIII. Mais leur histoire n'a pas été un long fleuve tranquille : les Editions du Cerf ont traversé bien des orages du fait de leurs positions d'ouverture sur les grandes crises du XXe siècle : condamnation par Rome de l'Action française, guerre d'Espagne, Seconde Guerre mondiale, guerre froide ou guerre d'Algérie. C'est ce parcours mouvementé, conjuguant histoire générale et histoire religieuse, que retrace ce livre, rédigé de première main par un universitaire familier de tels événements, avec les archives des provinces dominicaines françaises. Il éclaire tout un pan de l'histoire du catholicisme en France au XXe siècle.
Mounin Georges ; Depaule Jean-Charles ; Oseki-Dépr
Résumé : Un jour où l'autre, on va s'apercevoir que la poésie, elle aussi, a besoin de sujets ; que le sujet, c'est le point de contact entre l'univers du poète et l'univers du lecteur, le point de communication, de compréhension. Qu'on refasse l'expérience honnêtement : tous les beaux poèmes que nous relisons ont un sujet, c'est-à-dire un objet. Le reste, c'est du solfège poétique.
Résumé : A l'origine, un cahier cartonné noirci de passages littéraires, copiés au fil du temps d'une écriture régulière, parfois sur des papiers volants, découpés aux ciseaux, pliés, collés. Dans ces fragments, partout, il est question d'espace, de lieux, de ville, de l'expérience sensible d'une rue, d'une pièce, d'un moment, ou de leur souvenir. Egrenés ici au fil de mots évocateurs ? bruit, lever les yeux, [en] mémoire, rideau? -, ces morceaux d'écriture puisés à tous les styles, de Georges Perec à Naguib Mahfouz, de James Joyce à Toni Morrison, dévoilent un paysage urbain aux contours sinon intimes, toujours singuliers. Pour le découvrir, le parcourir, y cheminer, l'auteur a multiplié les possibles : suivre un certain ordre alphabétique, faire des sauts de puce de renvoi en renvoi, ou s'abandonner au hasard d'une destination. Toutes les voies, toutes les vues paysagères, tous les détours et retours sont permis. Une promenade joueuse entre les pleins, les creux, les plis et replis de l'espace qui nous entoure, dont les mots, lignes, strophes et paragraphes offrent une précieuse intelligence.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.