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L'IMPOSSIBILITE DU VIDE
DEPAULE JEAN-CHARLES
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863643105
A l'origine, un cahier cartonné noirci de passages littéraires, copiés au fil du temps d'une écriture régulière, parfois sur des papiers volants, découpés aux ciseaux, pliés, collés. Dans ces fragments, partout, il est question d'espace, de lieux, de ville, de l'expérience sensible d'une rue, d'une pièce, d'un moment, ou de leur souvenir. Egrenés ici au fil de mots évocateurs ? bruit, lever les yeux, [en] mémoire, rideau? -, ces morceaux d'écriture puisés à tous les styles, de Georges Perec à Naguib Mahfouz, de James Joyce à Toni Morrison, dévoilent un paysage urbain aux contours sinon intimes, toujours singuliers. Pour le découvrir, le parcourir, y cheminer, l'auteur a multiplié les possibles : suivre un certain ordre alphabétique, faire des sauts de puce de renvoi en renvoi, ou s'abandonner au hasard d'une destination. Toutes les voies, toutes les vues paysagères, tous les détours et retours sont permis. Une promenade joueuse entre les pleins, les creux, les plis et replis de l'espace qui nous entoure, dont les mots, lignes, strophes et paragraphes offrent une précieuse intelligence.
Panerai Philippe ; Demorgon Marcelle ; Depaule Jea
La connaissance et la compréhension d'une ville ne forcent pas l'évidence, notamment pour les métropoles étendues marquées de strates historiques successives.Une première phase d'observation permet d'identifier les différences: tracés qui s'additionnent, se superposent, s'interrompent et ressurgissent, bâti qui se renouvelle et s'étend au gré d'une lente densification par excroissance, surélévation, découpage et comblement. L'urbanisation accélérée de la période contemporaine marque encore plus radicalement le paysage par le volume des constructions, le mode d'implantation et les techniques utilisées.Pour aller plus loin, il convient d'élaborer une connaissance d'investigation en mêlant l'approche historique, la géographie, le travail cartographique, l'analyse architecturale, l'observation constructive et celle des modes de vie. En affirmant l'importance du dessin comme un moyen de comprendre et de rendre sensible.
Vieille institution citadine, le café, à Paris, connaît depuis deux décennies un renouvellement qui s'est accéléré : ses fonctions, son décor, son mobilier, le style du service et ce qu'on y consomme se redéfinissent ainsi que sa place dans les territoires et les rythmes de la ville. Souvent perçu comme un "troisième lieu" de la vie quotidienne, cet espace de rencontre et de passage entre loisirs et moments exceptionnels apparaît à travers les chroniques de ce livre comme une scène significative : sa fréquentation est l'un des modes de construction du rapport des citadins à leur ville.
Castex Jean ; Depaule Jean-Charles ; Panerai Phili
L'urbanisme moderne a bouleversé la forme des villes, aboli la rue, dissocié les bâtiments. En observant les étapes de cette transformation, ce livre affirme l'importance du tissu urbain, c'est-à-dire de cette échelle intermédiaire entre l'architecture des bâtiments et les grands tracés de l'urbanisme, cadre de la vie quotidienne.
Résumé : Ni bonnes soeurs, ni dames patronnesses. Dans les années 1940, des jeunes femmes s'interrogent sur leur vocation : elles entendent prendre part à l'effervescence missionnaire qui anime l'Eglise de France. Elles ont grandi dans le giron de l'Action catholique ou du scoutisme. Elles veulent inventer de nouveaux modes de présence et d'engagement chrétien dans un monde qui, pour une part importante, ne l'est déjà plus. Elles se constituent en équipes pour mener un projet missionnaire hors-normes et quittent tout pour partager la vie et les luttes du monde ouvrier et rural. Au nom de l'Evangile, tenant tète à l'indifférence des uns, au regard hautain des autres. Il s'en est fallu de peu qu'elles tombent dans l'oubli. Michèle Rault les en arrache au terme d'un travail d'enquête de près de trente ans. Elle a recueilli leurs récits, rassemblé des archives. Pour la première fois, l'histoire de ces femmes remarquables, discrètes, longtemps mésestimées, est retracée. Ce livre donne à comprendre les ressorts d'un engagement radicalement évangélique qui, contre toute attente, a été une composante originale du monde chrétien de l'après-guerre.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.