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L'articulation entre ontologie et centralisme politique d'Héraclite à Aristote. Volume 2, Le cercle
Denuit Renaud
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747554787
Cet ouvrage fait suite à L'aube de l'Un, qui était consacré essentiellement à la dimension sociale et politique des textes d'Héraclite et Parménide. Ici, il s'agit de mettre à jour, chez Platon et Aristote, la réciprocité entre la pensée de l'être et la pensée de la cité, sur le modèle de la "centra-circularité". Cet exercice révèle, par-delà les différences de lexique ou de conception, la troublante continuité qui court, des Présocratiques à l'aristotélisme. Et au-delà. Si les grands métaphysiciens se sont révélés des penseurs politiques, n'est-ce pas que la "structure ontologique" qu'ils embrassaient leur enjoignait intimement sa transposition historique ? Et si les entités politiques, les sociétés, fonctionnent jusqu'à nos jours selon un "effet-centre" dominant, peuvent-elles prétendre s'être dégagées de la tradition métaphysique ? Vérifier que le discours "stato-ontologique" institué normalise invariablement l'allogène, ne servira pas seulement à la clairvoyante dénonciation de ses excès pratiques inhumains, ou à la déconstruction esthétique du prince et du sage ; c'est un enjeu pour chacun, pour ses représentations, son imaginaire, afin de se libérer des formes obsolètes d'organisation collective, d'entretenir l'ouverture démocratique, d'explorer l'infini trans-national. Telle est l'intention finale de cette contribution originale à l'histoire critique de la philosophie européenne.
La littérature est enseignée dans nos établissements scolaires, mais il arrive à nos écrivains de célébrer l'école. Ce livre s'inspire d'une expérience vécue, voici plus de cent ans, du métier d'instituteur. Avec l'auteur, nous sommes dans la classe de jadis, à la cour de récréation, au réfectoire, au gymnase, à la distribution des prix. Dans cette Belgique d'antan, à la ville comme à la campagne, toute une vie sociale gravite dans et autour de l'école : relations entre maîtres et élèves, jeux et combats d'enfants, réactions de parents, directeurs, inspecteurs cantonaux. Le tout sur fond d'industrialisation, d'exode rural, de colonialisme, d'inégalités quotidiennes et de guerres : la scolaire (interne, sourdement médiocre et pérenne) et bien vite la Grande (faucheuse incomparablement performante).
Après L'aube de l'Un, Le Cercle accompli, La cité harmonieuse selon Marx, ouvrages remarqués, l'auteur poursuit sa relecture de l'histoire philosophique européenne, à partir de la grille conceptuelle de la réciprocité ontologie-centralisme. Celle-ci fournit la clé de l'activisme politique, puis des formes de désengagement de Heidegger, mais aussi des modifications de sa compréhension de l'Etre de l'étant... et de l'Allemagne. Le présent travail visite cette " génétique totalitaire ", contre laquelle l'intellectualisme et les expressions de la pensée la plus profonde n'immunisent pas nécessairement notre imaginaire. Il entraîne le lecteur dans le basculement de 25 siècles d'un horizon de sens, désormais incertain. Mais en faisant basculer à son tour le corpus heideggerien, il transmet le goût d'une libération inédite.
Après Le professeur entre en Europe et La complexité politique des apprentissages européens, ce volume termine la trilogie consacrée à l'Europe de l'éducation et de la formation. Celle-ci, par son ouverture croissante au reste du monde, est sur la voie d'un vaste rayonnement, interne et externe, qui est pourtant fragile quand l'on se rend compte de la progression des faux savoirs et des discours destructeurs. Vous verrez aussi comment Erasmus est devenu la Superstar de tous les programmes européens. S'ensuivra un récit complet des années récentes (2010-2022) recensant les initiatives de l'Union européenne relatives à toutes les formes d'apprentissage. L'impact des événements imprévus (la crise migratoire de 2015, les attentats terroristes, la pandémie de la COVID-19, la guerre en Ukraine) sera évoqué, sans négliger les enjeux récurrents, tels que le réchauffement climatique, la lutte contre le chômage à travers la formation, le numérique, l'intelligence artificielle, la petite enfance, le bien-être à l'école, le dialogue avec la jeunesse et les coopérations entre les universités. Enfin, une abondante bibliographie devrait intéresser spécialement les étudiants, professeurs, chercheurs, auteurs et responsables politiques, avec l'espoir qu'elle constitue le tremplin vers de nombreuses études plus ciblées et vers des actions plus ambitieuses et mieux argumentées.
Ce livre est le premier d'une trilogie sur les apports de l'Europe à l'éducation et à la formation : une synthèse sans équivalent sur le marché. Par la précision de ses descriptions et de ses références, c'est une mine d'informations pour les professeurs et les chercheurs. Mais le domaine décrit concerne tous les Européens sans exception : qui n'est pas passé par l'école ? qui n'a jamais pensé acquérir de nouvelles compétences en suivant une formation ? qui serait insensible à la qualité de l'éducation de ses enfants ou à leur avenir ? En ces pages, vous découvrirez comment, au fil de la construction européenne, la formation professionnelle, l'action pour la jeunesse, l'éducation de niveau supérieur et par la suite tous les apprentissages sont devenus des compétences de l'Union européenne, avec des programmes solides et d'innombrables initiatives transnationales. Ce récit vous fait vivre la naissance rocambolesque du programme Erasmus. Il offre des analyses nuancées sur le multilinguisme et la priorité accordée aux jeunes. Ici, vous revisitez Mai 68, là, vous assistez à l'activité phénoménale de Jacques Delors. Le tout dans une narration rythmée, qui en éclairera plus d'un.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.