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La céramique grecque de Paestum. La collection du musée du Louvre
Denoyelle Martine
GOURCUFF GRADEN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782353401031
Situé à une centaine de kilomètres au sud de Naples, le site de Paestum, Poseidonia de son nom grec, illustre de manière exemplaire l'importance de la présence grecque sur les côtes d'Italie méridionale dans l'Antiquité. Incontournable étape du voyageur éclairé pour son architecture, la cité s'est aussi rendue célèbre par sa remarquable production de céramique. Autour de deux maîtres, Astéas et Python, qui signent certaines de leurs plus belles oeuvres, les ateliers paestans portent à la perfection un style figuré qui se distingue par sa vivacité, son usage généreux de la couleur, son goût pour les éléments décoratifs. Destinés le plus souvent aux sépultures, les vases sont décorés de scènes mythologiques élaborées ou de scènes plus simples, où dominent les univers de Dionysos et d'Aphrodite. La collection du Louvre, constituée d'une soixantaine de vases entrés au musée au XIXe siècle, offre un terrain d'étude privilégié à l'analyse de cette production. Les codes de composition des images, la gestuelle, les accessoires et l'usage des motifs décoratifs éclairent sa valeur symbolique et son importance pour la connaissance de l'imaginaire religieux d'une cité où vivaient ensemble Grecs et Italiques.
Le développement stylistique des ateliers italiotes et sicéliotes replacé dans sa continuité historique, des plus anciennes productions, à l'époque géométrique, à la disparition de la céramique figurée, à l'époque hellénistique.
Au XIIe et au XIIIe siècles, alors que se développe le roman moderne, les auteurs inventent les moyens d'animer leurs personnages, de les caractériser et de les faire agir. Romans en vers comme romans en prose ne cessent de nous surprendre par la richesse et la diversité des paroles mises en scène. Dans un cadre romanesque qui se veut exhaustif, qui cherche à penser et à représenter le monde non pas tel qu'il apparaît mais tel qu'il est, les dialogues participent à cette vision d'un univers complexe tant sur le plan spatial que temporel qu'illustre de manière emblématique le procédé de l'entrelacement des aventures. Au niveau des dialogues, cette complexité apparaît dans divers phénomènes, souvent déjà présents chez Chrétien de Troyes, mais surtout repris et amplifiés dans les romans arthuriens en prose. En effet, alors que les romans en vers stylisent la parole des personnages pour la soumettre essentiellement à une esthétique du bien dire, la prose, qui emprunte la langue des chroniques pour ses histoires, met au point des techniques complexes d'enchaînement des voix, colore celles-ci d'effets de réel et d'expressions mimétiques. Cet ouvrage étudie la syntaxe des dialogues dans cette forme nouvelle qu'est le roman. Chevaliers, belles dames, écuyers ou demoiselles, tous prennent un grand plaisir à se séduire, à se défier ou à bavarder et nous à les écouter. En mettant en évidence les structures qui informent leurs dialogues romanesques, on constatera la subtilité d'un savoir-faire qui cherche à redonner une oralité et une corporalité fictives à des paroles "glacées", figées en texte.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
Pour sa 21e édition, le Festival International des jardins a invité des concepteurs venus du monde entier à imaginer les projets les plus étonnants autour du thème "Jardins des délices, jardins des délires". Fondé en 1992, le Festival International des jardins a su s'imposer comme un rendez-vous incontournable de la créations paysagère et jardiniste. Prisé des professionnels du monde entier, le concours international préalable à chaque édition reçoit des centaines de propositions. Vingt-et-un projets d'exception ont été retenus par le jury présidé en 2012 par le célèbre chef cuisinier Alain Passard auxquels s'ajoutent les invités du Domaine. Référence au jardin comme haut lieu d'harmonie et de fertilité, ces "Jardins des délices, jardins des délires" évoquent l'Eden et les paysages idylliques de l'Arcadie. Ils célèbrent le bonheur, l'euphorie, la félicité et mêlent imagination sans limites, luxuriance végétale et extravagance botanique.
L'ouvrage présente, sous la forme d'un album élégant et accessible, l'ensemble des sculptures commandées en 1674 par Louis XIV, pour le Parterre d'eau dans le parc du château de Versailles. Il comprend une introduction illustrée par les 5 dessins préparatoires de Charles Le Brun, les dessins du parterre d'eau et des gravures. Cette introduction raconte les circonstances de la commande et détaille la thématique et la réalisation de cet ensemble de sculptures ainsi que la façon dont elle s'est étalée sur une vingtaine d'années. Viennent ensuite les photographies des 27 oeuvres, placées en pleine page de droite avec une légende en page de gauche.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.