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Poétique du dialogue médiéval
Denoyelle Corinne
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753511743
Au XIIe et au XIIIe siècles, alors que se développe le roman moderne, les auteurs inventent les moyens d'animer leurs personnages, de les caractériser et de les faire agir. Romans en vers comme romans en prose ne cessent de nous surprendre par la richesse et la diversité des paroles mises en scène. Dans un cadre romanesque qui se veut exhaustif, qui cherche à penser et à représenter le monde non pas tel qu'il apparaît mais tel qu'il est, les dialogues participent à cette vision d'un univers complexe tant sur le plan spatial que temporel qu'illustre de manière emblématique le procédé de l'entrelacement des aventures. Au niveau des dialogues, cette complexité apparaît dans divers phénomènes, souvent déjà présents chez Chrétien de Troyes, mais surtout repris et amplifiés dans les romans arthuriens en prose. En effet, alors que les romans en vers stylisent la parole des personnages pour la soumettre essentiellement à une esthétique du bien dire, la prose, qui emprunte la langue des chroniques pour ses histoires, met au point des techniques complexes d'enchaînement des voix, colore celles-ci d'effets de réel et d'expressions mimétiques. Cet ouvrage étudie la syntaxe des dialogues dans cette forme nouvelle qu'est le roman. Chevaliers, belles dames, écuyers ou demoiselles, tous prennent un grand plaisir à se séduire, à se défier ou à bavarder et nous à les écouter. En mettant en évidence les structures qui informent leurs dialogues romanesques, on constatera la subtilité d'un savoir-faire qui cherche à redonner une oralité et une corporalité fictives à des paroles "glacées", figées en texte.
Françoise Denoyelle, François Cuel et Jean-Louis Vibert-Guigue, les trois auteurs du livre, ont souhaité réunir la somme iconographique la plus complète sur la période du Front populaire. En choisissant les plus célèbres photos de Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, "Chim" (David Seymour) et Willy Ronis; en mettant en avant des photographes moins connus comme Pierre Boucher, Denise Bellon ou François Kollar; en publiant parfois pour la première fois depuis les années 30 des photographies étonnantes produites par les agences de presse. Cent soixante photographies prises par quatorze photographes connus et de nombreux anonymes, photos mythiques ou clichés inédits pour une approche globale de l'esprit de 36. Le front populaire des photographes donne, à travers un éphéméride illustré, les éléments essentiels de l'histoire politique et culturelle du Front populaire. Willy Ronis, 96 ans, revient dans une interview sur ses débuts en 1936. Cet ensemble fait de cet ouvrage le plus complet publié sur cette période.
Situé à une centaine de kilomètres au sud de Naples, le site de Paestum, Poseidonia de son nom grec, illustre de manière exemplaire l'importance de la présence grecque sur les côtes d'Italie méridionale dans l'Antiquité. Incontournable étape du voyageur éclairé pour son architecture, la cité s'est aussi rendue célèbre par sa remarquable production de céramique. Autour de deux maîtres, Astéas et Python, qui signent certaines de leurs plus belles oeuvres, les ateliers paestans portent à la perfection un style figuré qui se distingue par sa vivacité, son usage généreux de la couleur, son goût pour les éléments décoratifs. Destinés le plus souvent aux sépultures, les vases sont décorés de scènes mythologiques élaborées ou de scènes plus simples, où dominent les univers de Dionysos et d'Aphrodite. La collection du Louvre, constituée d'une soixantaine de vases entrés au musée au XIXe siècle, offre un terrain d'étude privilégié à l'analyse de cette production. Les codes de composition des images, la gestuelle, les accessoires et l'usage des motifs décoratifs éclairent sa valeur symbolique et son importance pour la connaissance de l'imaginaire religieux d'une cité où vivaient ensemble Grecs et Italiques.
L'industrie, le commerce, le marché et les conditions de production des photographies durant la période de l'entre-deux-guerres n'avaient jusqu'à ce jour fait l'objet d'aucune étude. L'auteur de cet ouvrage propose une analyse globale reliant étroitement les aspects économiques, sociaux et culturels. La photographie est le terrain de plusieurs innovations qui favorisent d'importants progrès techniques, elle est aussi une activité professionnelle et un loisir qui se confrontent dans le cadre d'un marché.
75 ans de la vie de l?un des plus célèbres studios parisiens, le seul à avoir traversé le XXe siècle sans péricliter, sont ici retracés. Dali, Dietrich, Lagerfeld, Starck, Poutine, ou Schwarzenegger, les plus grandes personnalités françaises et internationales du monde du cinéma, de la mode, de la politique et des lettres n?ont cessé de se succéder dans ce temple de la photographie de luxe où sont nés les plus beaux portraits en noir et blanc. C?est à une véritable biographie de cet ?être? artistique que nous convie cet ouvrage. Car bien plus qu?une signature, Harcourt est un véritable mythe vivant.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni