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Policiers de Paris - Les commissaires de police en Révolutio. LES COMMISSAIRES DE POLICE EN RÉVOLUTI
Denis Vincent
CHAMP VALLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9791026710905
De 1790 à 1794, les Parisiens ont pu choisir leurs commissaires de police, remplaçant les policiers professionnels de l'Ancien Régime par des citoyens élus. Pour la première fois, un livre se penche sur ces personnages méconnus, chargés de la tâche difficile de maintenir l'ordre public au jour le jour dans une capitale immense. Revenant sur les circonstances et les limites de cette révolution policière qui commence avec la prise de la Bastille, Vincent Denis retrace les itinéraires, les travaux et les peines de ces hommes ordinaires propulsés aux destinées de l'ordre de leur quartier à la faveur des bouleversements révolutionnaires. Que peut signifier alors faire la police d'une capitale en révolution ? Quels visages les commissaires ont-ils donnés à la police "révolutionnaire" ? Fondé sur l'exploitation de très riches archives inédites de la police parisienne, l'ouvrage plonge le lecteur dans le quotidien des Parisiens pendant la Révolution française, au coeur des conflits, des émotions et des luttes qu'ont vécus les habitants de la capitale. Il nous offre ainsi un éclairage original sur la vie à Paris pendant la Révolution et sur la façon dont celle-ci a transformé la ville et ses habitants. Revenant sur cette expérience unique où les Parisiens faisaient leur propre police, l'ouvrage analyse les raisons de son abandon sous le Directoire et son rôle dans la genèse d'une police moderne professionnelle en France.
Cicchini Marco ; Denis Vincent ; Porret Michel ; M
Entre 1750 et 1850, entre le siècle des Lumières et l'avènement de l'Etat libéral, en Europe et en Amérique du Nord, les liens entre police et justice sont profondément reconfigurés par la pratique autant que par la norme, alors que se pose l'inextricable question de l'autonomie et de la complémentarité des fonctions policières et judiciaires. La richesse des travaux historiques récents, provenant de pays divers, encourageait une réflexion collective sur ce thème, qui a pris la forme d'un colloque international en 2014, tenu à l'Université de Genève, sous l'égide de l'équipe Damoclès et de l'ANR SYSPOE. Cet ouvrage publie les contributions de ce colloque, dans un dialogue entre deux traditions historiographiques souvent disjointes, qui examinent comment se fait et se défait le noeud gordien des relations entre police et justice. Les auteurs y interrogent les logiques propres qui animent les domaines policiers et judiciaires, les frontières qui les départagent, les rencontres de leurs acteurs respectifs, les pratiques et les institutions, autour de trois axes : les concurrences et conflits, les convergences, ainsi que la collaboration.
L'association de l'ordre et de la révolution peut paraître paradoxale. Pour autant, nul ici ne songerait à raviver des débats surannés assimilant la révolution et le désordre, que ce soit pour stigmatiser l'" anarchie " pillarde ou sanguinaire, ou pour saluer la multitude démiurgique avide de faire du passé table rase. La révolution est certes négation et déconstruction d'un ordre établi ; mais la nécessité du changement révolutionnaire s'impose lorsque le présent est devenu insupportable à ceux qui le ressentent comme expression d'un désordre qui met potentiellement en péril l'humaine condition, et les équilibres présentés comme naturels. Et, du sein même de la transition, de l'instabilité, et de l'indétermination, toujours vecteurs d'angoisse, surgit une forte aspiration à l'ordre, à la recomposition des cadres et à la recherche de nouveaux équilibres. Pour les révolutionnaires, inscrire la brutalité de la rupture dans la durée apparaît bien comme un véritable défi, puisqu'il s'agit de faire de l'ordre avec du désordre, de concilier la double demande d'une plus grande liberté et d'une plus grande sécurité. Affirmée dès la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la nécessité d'une force publique au service de tous est bien un enjeu crucial pour les régimes issus des Révolutions, de la prise de la Bastille à la Commune de 1871. Comment restructurer les moyens et que faire du personnel chargé du maintien de l'ordre hérité de l'Ancien Régime ? Faut-il le récupérer, quitte à changer le nom de l'institution et les mécanismes de régulation internes ? Ensuite, comment instituer de l'ordre et doit-on inventer une législation d'autant plus rigoureuse qu'elle doit pallier un vide institutionnel ? Enfin, si la mise en place d'une " police citoyenne " demeure l'horizon des régimes successifs, des logiques multiples viennent perturber la construction idéale d'un corps dévoué au service des " honnêtes gens ". La politisation, la dépendance envers les élus ou les pouvoirs locaux, l'élargissement du recrutement aux anciennes cibles de la police peuvent à leur tour faire des forces de l'ordre des acteurs du désordre. Les textes réunis dans ce volume montrent que ces questions travaillent constamment l'événement révolutionnaire. A l'heure où les questions de sécurité et les rapports entre les forces de l'ordre et les populations sont au premier rang du débat public, cet ouvrage, fruit de spécialistes de l'histoire de la Révolution française et du XIXè siècle, invite à faire retour sur les racines historiques de l'ordre public en démocratie.
Dis, comment il s'appelle ce poisson ? " Accompagner son enfant dans la découverte du monde qui nous entoure et partager son émerveillement est un fabuleux moment de vie. Cet album retrace un de ces instants où rêve et imaginaire se mêlent a la réalité. L'océan est un monde emplit de mystères qui fascine l'humanité depuis toujours. Prendre le temps de le regarder, apprendre à mieux le connaître nous aidera à retrouver l'harmonie qui nous relie à la nature.
Les policiers furent les figures les plus visibles et les plus symboliques de la domination coloniale dont ils formaient le premier maillon. Au contact quotidien des populations, chargés des tâches les plus diverses, sous des dénominations très variables, ils jouaient cependant pleinement leur rôle dans la "mission civilisatrice de l'homme blanc". Cet ouvrage entend montrer quelle fut leur contribution à l'émergence d'un nouveau mode de gestion colonial des populations, des années 1750 à la veille de la Grande Guerre. De Buenos Aires à Sydney, en passant par Rio, Montréal, Bombay, Le Cap ou Batavia, du Suriname aux Indes néerlandaises, les contributions réunies ici retracent l'histoire des forces de l'ordre des empires coloniaux européens, l'intense circulation des pratiques, des conceptions policières et des hommes au sein des empires. Loin d'être la projection des structures des polices métropolitaines, les polices des territoires coloniaux ont été des terrains d'expérimentation, sans cesse adaptés aux contraintes matérielles et politiques des sociétés locales. A bien des égards, les colonies furent le laboratoire de la modernité policière, présentée comme une innovation des métropoles du XIXe siècle. Fruit d'une enquête collective, rassemblant douze études inédites de spécialistes internationaux, cet ouvrage se veut une contribution à l'histoire de l'Etat et des empires coloniaux, ainsi qu'à celle des polices.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.