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Le noeud gordien. Police et justice : des Lumières à l'Etat libéral (1750-1850)
Cicchini Marco ; Denis Vincent ; Porret Michel ; M
GEORG
22,00 €
Épuisé
EAN :9782825710753
Entre 1750 et 1850, entre le siècle des Lumières et l'avènement de l'Etat libéral, en Europe et en Amérique du Nord, les liens entre police et justice sont profondément reconfigurés par la pratique autant que par la norme, alors que se pose l'inextricable question de l'autonomie et de la complémentarité des fonctions policières et judiciaires. La richesse des travaux historiques récents, provenant de pays divers, encourageait une réflexion collective sur ce thème, qui a pris la forme d'un colloque international en 2014, tenu à l'Université de Genève, sous l'égide de l'équipe Damoclès et de l'ANR SYSPOE. Cet ouvrage publie les contributions de ce colloque, dans un dialogue entre deux traditions historiographiques souvent disjointes, qui examinent comment se fait et se défait le noeud gordien des relations entre police et justice. Les auteurs y interrogent les logiques propres qui animent les domaines policiers et judiciaires, les frontières qui les départagent, les rencontres de leurs acteurs respectifs, les pratiques et les institutions, autour de trois axes : les concurrences et conflits, les convergences, ainsi que la collaboration.
Grou Pierre ; Cicchini Joëlle ; Hamard Gérard ; Me
Au début du XXIe siècle, la France compte encore vingt-deux régions métropolitaines, pour s'en tenir au territoire européen. La mondialisation économique ayant instauré une nouvelle hiérarchie entre les espaces économiques et les échelles correspondantes - mondiale, continentale, nationale, régionale - quel statut accorder à la région ? Par ailleurs, on constate, dans le cas français, un certain nombre de déséquilibres entre régions sur les plans productif, technologique, démographique, qui induisent le besoin de concevoir une taille critique régionale. Pour répondre à la question, et avec l'objectif de pallier les déséquilibres, les auteurs effectuent un examen des modèles théoriques existants, ainsi que des résultats obtenus par des régions mondiales, européennes et françaises, dynamiques. Ils proposent alors l'élaboration d'un modèle de taille critique régionale. L'application de cette méthodologie conduit à souligner la nécessité d'un redécoupage du territoire.
Cecchini Fabien ; Farrugia Jean-Philippe ; La Cruz
Alors que FromSoftware vient de révéler Elden Ring, nouveau jeu à la difficulté particulièrement corsée, il est temps de faire le point sur l'oeuvre à l'origine d'un des plus grands phénomènes vidéoludiques de tous les temps : Dark Souls. Lorsque Dark Souls, le digne successeur de Demon's Souls, paraît à l'automne 2011, rien ne laisse présager l'impact que la saga de FromSoftware aura sur la sphère vidéoludique. Redéfinissant la notion de difficulté, prônant le challenge à une époque où les jeux accompagnent de plus en plus les joueurs vers la réussite, Dark Souls ne dévoile la richesse de son univers qu'aux plus méritants et acharnés. La victoire se gagne au sang, aux larmes et à la sueur dans ces oeuvres subtiles et inventives où votre seule instructrice est la Mort. Dans cet ouvrage hommage à cette saga de dark fantasy riche et complexe, replongez dans l'univers de la trilogie au travers d'entretiens, d'analyses thématiques et de décryptages inédits, de Demon's Souls à nos jours, en passant par la création de Bloodborne et Déraciné. Un livre éclairant sur une sombre trilogie.
Porret Michel ; Cicchini Marco ; Fontana Vincent ;
Depuis les anciens, la justice pénale sécurise les sociétés hors de l'état de nature. Ce livre en témoigne pour les tribunaux criminels de la République protestante de Genève sous l'Ancien Régime. Dès le XVIe siècle, partout en Europe, le droit de punir devient le monopole régalien de l'Etat, à l'instar de l'impôt, de la frappe de la monnaie ou de la guerre. Arbitraire avant le Code pénal (1791) et souvent suppliciaire, la répression du crime pacifie lentement les sociétés européennes. Crime, enquête judiciaire, procès inquisitoire, sentence, exécution du châtiment : la chaîne du pénal soude les délits qualifiés aux peines publiques. Elle représente le travail des magistrats qui incriminent les justiciables ayant commis un crime contre l'Etat, la religion, les individus, les biens et les moeurs. Sous l'Ancien Régime, entre répression des illégalismes et contrôle social, la puissance normative de la justice criminelle ressort paradoxalement de la fragilité matérielle des archives judiciaires. Rédigés dans l'urgence répressive, ces documents constituent la mémoire institutionnelle de multiples vies fragiles. Des existences de femmes et d'hommes que broient la violence du crime, son cortège de souffrance et la sévérité des peines afflictives ou d'élimination sociale comme la mort, les galères, le bannissement et la fustigation. Des vies et des voix du passé tirées de l'oubli des temps... par la chaîne du pénal.
Mettre en lumière l'importance exceptionnelle de l'oeuvre d'Hergé dans l'histoire artistique et culturelle du XXe siècle, et mesurer, à l'aune d'approches inédites, le caractère mythique et universel des Aventures de Tintin et leurs prolongements dans l'imaginaire contemporain : tel est l'objectif de cet ouvrage, issu du colloque international "Tintin au XXIe siècle", ayant réuni scientifiques et tintinophiles en mai 2017 à Louvain-la-Neuve en Belgique. Les vingt-sept contributions qui composent ce volume envisagent la traversée du siècle du voyageur-reporter sous l'angle des territoires, des temporalités, de l'art et des métamorphoses. Elles démontrent que l'oeuvre fondatrice d'Hergé a irrigué toutes les disciplines et épousé pléthore de formats, de médias. L'herméneutique qui accompagne Les Aventures de Tintin recoupe de nombreux champs. Tintin aujourd'hui en illustre l'évolution et interroge la pérennité d'une oeuvre au prisme de son imaginaire.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
On n'a jamais autant parlé d'abus et pourtant;, lorsque nous y sommes confrontés, la plupart du temps, nous passons à côté. Devant les résultats de nombreuses études qui y sont consacrées, un constat s'impose: l'ampleur des abus est nettement sous-estimée. Quelles sont les problématiques des abusés et des abuseurs et comment les reconnaître? Ce livre propose un inventaire des diverses formes d'abus, sexuels, physiques, émotionnels et l'auteur part du principe que certains symptômes psychosomatiques en sont les révélateurs. Ensemble, les multiples abus représentent les pièces éparpillées d'un puzzle géant. Afin de sortir du cercle infernal de la relation abuseur-abusé, l'auteur propose une nouvelle forme ai traitement la thérapie émotionnelle et l'approche cognitivo-comportementale.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.