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La chaîne du pénal. Crimes et châtiments dans la République de Genève sous l'Ancien Régime
Porret Michel ; Cicchini Marco ; Fontana Vincent ;
GEORG
29,00 €
Épuisé
EAN :9782825709887
Depuis les anciens, la justice pénale sécurise les sociétés hors de l'état de nature. Ce livre en témoigne pour les tribunaux criminels de la République protestante de Genève sous l'Ancien Régime. Dès le XVIe siècle, partout en Europe, le droit de punir devient le monopole régalien de l'Etat, à l'instar de l'impôt, de la frappe de la monnaie ou de la guerre. Arbitraire avant le Code pénal (1791) et souvent suppliciaire, la répression du crime pacifie lentement les sociétés européennes. Crime, enquête judiciaire, procès inquisitoire, sentence, exécution du châtiment : la chaîne du pénal soude les délits qualifiés aux peines publiques. Elle représente le travail des magistrats qui incriminent les justiciables ayant commis un crime contre l'Etat, la religion, les individus, les biens et les moeurs. Sous l'Ancien Régime, entre répression des illégalismes et contrôle social, la puissance normative de la justice criminelle ressort paradoxalement de la fragilité matérielle des archives judiciaires. Rédigés dans l'urgence répressive, ces documents constituent la mémoire institutionnelle de multiples vies fragiles. Des existences de femmes et d'hommes que broient la violence du crime, son cortège de souffrance et la sévérité des peines afflictives ou d'élimination sociale comme la mort, les galères, le bannissement et la fustigation. Des vies et des voix du passé tirées de l'oubli des temps... par la chaîne du pénal.
Les neuf chapitres de cet ouvrage collectif évoquent la complexité et l'universalité des Lumières dans leur historicité philosophique, politique, sociale, scientifique, matérielle, esthétique et pédagogique. Dès le XVIIIe siècle, l'adhésion aux Lumières et l' " antiphilosophie " illustrent le sens pluriel du siècle de Voltaire, de l'Encyclopédie et de Kant. Trois entretiens avec des éminents historiens soulignent et déclinent les enjeux intellectuels, culturels, politiques, historiographiques et patrimoniaux de la recherche contemporaine sur le XVIIIe siècle. Modernité, innovation, résistance, horizon d'attente, conflits, espoir et héritage : les Lumières restent un passé vivant pour penser le temps présent et les désarrois d'aujourd'hui. Cet ouvrage illustre la richesse et l'importance du chantier intellectuel qui renouvelle les problématiques, relit les textes classiques, exhume des sources inédites et construit de nouveaux objets pour penser les Sens des Lumières.
Sur la ligne de mire fait écho au "présent crénelé" — selon la formule inquiète que René Char dédie à la poésie contemporaine, cette autre façon de garder la tête haute lorsque toutes les preuves se sont effondrées et qu'il importe d'avancer. Ce bouquet de textes ambitionne de focaliser le regard sur quelques objets et problèmes d'aujourd'hui. Leur singularité ou leur banalité font signes dans le monde contemporain dont la violence se décline entre le terrorisme global et le nomadisme des déracinés de la guerre ou des catastrophes climatiques. Dans l'écriture de l'urgence, cet essai fragmenté résulte de l'errance aventureuse dans les discours, les images et les imaginaires contemporains. Ceux graves ou légers que médiatise l'événementiel, sur la ligne de mire de la dramaturgie collective, ou faits divers d'une actualité devant laquelle le regard historique hésite souvent, car il lui manque le recul, les perspectives diversifiées et les sources multiples à croiser.
Comment peut-on passer d'une justice arbitraire à une justice rationnelle? Voilà une des questions que se sont posées, au XVIIIe siècle, ceux que l'on appelle aujourd'hui les Philosophes. Leur volonté générale de réforme de la société et de ses institutions s'accompagnait d'une réflexion sur le crime et sa gestion. La ville de Genève a été un des laboratoires de cette réflexion. Michel Porret montre que ce projet de réforme judiciaire suppose une chose essentielle: pour qu'une justice plus rationnelle soit possible, il faut "qualifier" le crime, en établir les "circonstances", atténuantes ou aggravantes. Ce sera à l'expert de le faire. A partir du siècle des Lumières, on le convoquera sans cesse sur la scène du crime. Qu'il s'agisse de tromperie, de commerce du livre dangereux, de viol, de suicide ou de mort violente, l'expert est partout. Mais comment saisir son rôle? Les archives judiciaires genevoises regorgent de récits par lesquels on assiste à la transformation de la façon de rendre la justice à la fin de l'Ancien Régime. Elles révèlent aussi la détresse des petites gens devant les drames dont ils sont victimes. Mêlées à celle des experts et des théoriciens du droit, c'est leurs voix que Michel Porret fait enfin entendre.
Le Milanais Cesare Beccaria (1738-1794) a voulu humaniser le droit pénal de son temps. Homme de lettres, compagnon de route des "philosophes", économiste et magistrat éclairé, il publie anonymement à Livourne, en 1764, son fameux traité Des délits et des peines. Abolition de la torture, de l'infamie judiciaire et de la peine capitale pour les crimes de droit commun, plaidoyer pour la défense des accusés, abandon des peines corporelles au profit de la prison et des travaux forcés, dépénalisation de l'homosexualité et du suicide, codification, éducation: le réformisme de Beccaria est vaste. Le droit de punir auquel rêve Beccaria dessine ainsi l'éthique pénale de l'Etat de droit. Le débat universel sur l'abolition de la peine capitale consacre aujourd'hui encore l'humanisme beccarien
On n'a jamais autant parlé d'abus et pourtant;, lorsque nous y sommes confrontés, la plupart du temps, nous passons à côté. Devant les résultats de nombreuses études qui y sont consacrées, un constat s'impose: l'ampleur des abus est nettement sous-estimée. Quelles sont les problématiques des abusés et des abuseurs et comment les reconnaître? Ce livre propose un inventaire des diverses formes d'abus, sexuels, physiques, émotionnels et l'auteur part du principe que certains symptômes psychosomatiques en sont les révélateurs. Ensemble, les multiples abus représentent les pièces éparpillées d'un puzzle géant. Afin de sortir du cercle infernal de la relation abuseur-abusé, l'auteur propose une nouvelle forme ai traitement la thérapie émotionnelle et l'approche cognitivo-comportementale.
Les séries télévisées, phénomène culturel et social incontournable des quinze dernières années, accordent à l'Histoire une place de premier plan. Mettant en scène des guerriers vikings du IXe siècle aussi bien que des narcotrafiquants des années 1980, les intrigues situées dans un passé proche ou lointain représentent l'une des catégories les plus prisées du public. Entre reconstitutions minutieuses et anachronismes assumés, ces relectures contemporaines offrent une vision sans cesse renouvelée du passé. Mais celle-ci fait-elle écho aux avancées de la recherche historique ? Que nous apprend-elle des rapports que notre société entretient avec les siècles précédents ? Pour expliquer le succès de ces séries et la manière dont elles recomposent notre imaginaire, la collection The Historiam - dont ce livre est le deuxième volume - donne la parole à des historiens de l'Université de Genève, qui décortiquent ici cinq séries : Rome, Le Siècle Magnifique, Penny Dreadful, Zorro et The Walking Dead.
Les enfants hyperactifs Le THADA Le trouble déficit de l'attention avec hyperactivitéQu'est-ce que c'est?Ce livre explique cette affection et donne des conseils aux parents, aux enseignants, aux thérapeutes et aux enfants concernés afin que ces derniers trouvent un meilleur chemin dans la vie.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.