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Beccaria. Le Droit de punir
Porret Michel
MICHALON
9,00 €
Épuisé
EAN :9782841861910
Le Milanais Cesare Beccaria (1738-1794) a voulu humaniser le droit pénal de son temps. Homme de lettres, compagnon de route des "philosophes", économiste et magistrat éclairé, il publie anonymement à Livourne, en 1764, son fameux traité Des délits et des peines. Abolition de la torture, de l'infamie judiciaire et de la peine capitale pour les crimes de droit commun, plaidoyer pour la défense des accusés, abandon des peines corporelles au profit de la prison et des travaux forcés, dépénalisation de l'homosexualité et du suicide, codification, éducation: le réformisme de Beccaria est vaste. Le droit de punir auquel rêve Beccaria dessine ainsi l'éthique pénale de l'Etat de droit. Le débat universel sur l'abolition de la peine capitale consacre aujourd'hui encore l'humanisme beccarien
Résumé : Après le Dictionnaire critique de l'utopie au temps des Lumières (Georg), l'ouvrage Bronislaw Baczko (1924-2024) Abécédaire réunit des spécialistes du XVIIIe siècle qui signent une trentaine d'articles inédits. Ils évoquent la vie, la biographie intellectuelle, les écrits et la réception historiographique de Bronislaw Baczko, dont les travaux essentiels sur l'utopie, les Lumières et la Révolution sont primés en 2011 par le prix international Balzan. Premier ouvrage de synthèse en français consacré à cet éminent historien des idées, humaniste et intellectuel polyglotte né en Pologne, l'Abécédaire restera un outil de référence fondamental sur son oeuvre.
Sur la ligne de mire fait écho au "présent crénelé" — selon la formule inquiète que René Char dédie à la poésie contemporaine, cette autre façon de garder la tête haute lorsque toutes les preuves se sont effondrées et qu'il importe d'avancer. Ce bouquet de textes ambitionne de focaliser le regard sur quelques objets et problèmes d'aujourd'hui. Leur singularité ou leur banalité font signes dans le monde contemporain dont la violence se décline entre le terrorisme global et le nomadisme des déracinés de la guerre ou des catastrophes climatiques. Dans l'écriture de l'urgence, cet essai fragmenté résulte de l'errance aventureuse dans les discours, les images et les imaginaires contemporains. Ceux graves ou légers que médiatise l'événementiel, sur la ligne de mire de la dramaturgie collective, ou faits divers d'une actualité devant laquelle le regard historique hésite souvent, car il lui manque le recul, les perspectives diversifiées et les sources multiples à croiser.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.
Résumé : " En quelques secondes, tremblante et en pleurs, tu t'es retrouvée dans nos bras. Nous n'en menions pas large. Emotion, joie, surprise, tout se bousculait. Puis, doucement, tu t'es apaisée et tu as commencé à vraiment nous regarder, à nous dévisager, à nous interroger en silence. Des minutes magiques. Nous t'en avons montré, des photos. Des preuves en image en quelque sorte. Nous t'en avons parlé. Plusieurs fois. Toujours le même récit pour que, petit à petit, cet événement devienne une évidence. En cet instant, tu devenais notre fille et nous devenions tes parents ". Quand tu iras à Saigon est la rencontre émerveillée entre une petite orpheline vietnamienne et ses parents adoptifs. Avec les premiers souvenirs du père naissent les premières interrogations, les premières émotions, qui trouveront leur écho des années plus tard à travers le voyage de la petite fille au Viet Nam, pays qui l'aura vue naître. Le récit intime à deux voix, en deux temps, d'un père dont l'enfant est " né ailleurs ".
Témoin capital de notre siècle, Hannah Arendt n'a cessé de construire son ?uvre sur les rapports entre " l'être citoyen " et l'actualité du monde. Comment aurait-elle fait autrement puisque l'Histoire, pour elle, s'est confondue avec sa propre vie ? Chassée d'Allemagne par le nazisme où elle étudiait la philosophie avec Jaspers et Heidegger, exilé d'abord en France puis aux Etats-Unis, celle qui se sentait " l'obligée du monde " a réfléchi, en s'interrogeant sur le pouvoir, sur sa propre destinée et à ce tire, son livre le plus célèbre, Les origines du totalitarisme, constitue la narration dramatique des évènements de l'Europe des années trente et quarante. Attachée à identifier les ruptures de la société européenne à la lumière de la perte du monde commun et de l'affaiblissement de " l'être-citoyen ", Hannah Arendt offre une appréhension nouvelle de notre situation propre, entre le passé et l'avenir, sans l'appui d'autorités et de traditions. Penseur de notre temps, elle a reconnu la fragilité de l'homme. Mais elle a aussi montré sa capacité à imposer un sens à sa vie sociale et morale grâce aux expériences fondamentales de la vie publique.