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La nation, frontière du libéralisme. Libre-échangistes et protectionnistes français
Démier Francis
CNRS EDITIONS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782271132048
Liberté au dedans, protection au dehors, tels sont les éléments de la régénération. ?" C'est par cette formule lapidaire, qu'en 1814, à la chute de l'Empereur, Louis Becquey, en charge de la politique commerciale de la France, fixa un cap à la construction d'une nation bâtie sur le socle des richesses matérielles. Le protectionnisme était devenu la ligne générale de la nation. Il avait pris naissance dans un patriotisme révolutionnaire hostile à l'Ancien Régime tenté par le libre-échange. Réponse à la menace d'une hégémonie de l'Angleterre, il appelait à "?mobiliser les bras?" et conjuguer sans contradiction le culte de la liberté et celui de ses limites. Loin d'être un obstacle au libéralisme, la ligne de douane a longtemps dessiné l'espace dans lequel les manufacturiers acceptèrent de prendre les risques du marché. Quand elle devint une entrave au développement, l'État, convaincu qu'il n'existait pas d'harmonie spontanée entre les intérêts privés et l'intérêt général, la fit céder au profit d'une ouverture sur le grand large. La Troisième République confondit d'abord le libre-échange avec les libertés retrouvées. Mais, face à la menace du boulangisme et à celle d'une nouvelle mondialisation, elle se rallia au "?protectionnisme rationnel?" de Jules Méline, condition alors de la cohésion politique des Français et tranchée profonde de la défense de la République.
En Avril 1823, les " Cent Mille fils de Saint-Louis " entrent en Espagne pour combattre les armées du régime constitutionnel des Cortès. Au terme d'une campagne militaire de quelques mois, le pays est soumis, Ferdinand VII " restauré " en roi absolu. Le présent ouvrage revient sur cet épisode peu connu de l'histoire de la Restauration où une armée française, sept ans seulement après la fin de l'Empire, a mis son épée au service de l'ordre monarchique de la Sainte-Alliance. Il s'agit là finalement de l'une des premières " guerre d'ingérence " de la période contemporaine. Il s'agit bien d'un objet d'histoire française. L'étude vise à redonner toute sa place à l'expédition d'Espagne - à ses causes, à ses buts et à ses effets - dans l'histoire politique de la Restauration. Dans la perspective qui est la sienne, celle d'une approche centrée sur la France de la Restauration, l'ouvrage apporte effectivement beaucoup car l'auteur a vu beaucoup de sources, il remet en lumière des personnalités intéressantes, comme le duc d'Angoulême, le fils aîné du comte d'Artois et commandant en chef de l'expédition. L'ouvrage viendra utilement combler une véritable lacune.
Résumé : Cet ouvrage s'inscrit dans un programme de recherche intitulé "Les nations et l'Europe : deux mémoires en parallèle" . Ce programme développé au sein du Labex de l'université de Paris-Nanterre, Les passés dans le présent, a pour objectif l'analyse des relations entre le sentiment national et l'idée européenne depuis la fin du XVIIIe siècle. De l'Europe des révolutions qui ouvre le XIXe siècle, à celle de Maastricht, un dialogue à la fois conflictuel et complémentaire a été poursuivi entre les tenants d'une identité nationale privilégiée et ceux qui ont plaidé en faveur d'un destin commun des peuples de l'Europe. Ce livre s'est alors donné pour objectif d'identifier les forces politiques, les milieux économiques, les groupes de pensée, les personnalités, les milieux culturels qui ont été à la source de ces débats et d'isoler les tournants, les moments de stabilisation, les crises, les conflits qui ont redéfini profondément le jeu de miroir qui s'est progressivement établi entre les nations et l'Europe. Ceux et celles qui ont participé à cet ouvrage ont voulu comprendre comment se sont construites par étapes, une mémoire des nations et une mémoire de l'Europe, comment se sont différenciées, au sein même des nations et de l'Europe, des mémoires concurrentes des régions ; comment encore, ces mémoires ont été convoquées sur la scène politique. Cette recherche a eu enfin pour ambition d'alimenter un débat d'actualité sur la place occupée par le sentiment national et l'idée européenne dans un paysage de crise où les deux identités sont à l'épreuve.
Le parcours du compositeur rassemble la réflexion d'un artiste sur sa propre production et les mécanismes d'élaboration de celle-ci. A ce titre cet ouvrage a été également conçu comme un outil destiné à apporter quelques clés pour toute personne désireuse de porter un regard sur l'univers de la composition musicale contemporaine. Prenant exemple sur sa propre production à laquelle est également lié un ensemble de textes-réflexions, l'auteur rend compte du travail du créateur : les multiples étapes de fabrication, élaboration, expérimentations, orientations, accidents, choix et thématiques... à même de susciter et organiser la création. Dès lors, il s'agit d'observer un imaginaire à l'oeuvre, de s'orienter à travers les méandres d'une suite de productions à partir d'exemples ou encore : de dresser une " cartographie de l'imaginaire " susceptible de guider le lecteur/voyageur tout au long de ce parcours sonore. Une réponse face aux multiples interrogations de notre siècle devant le vaste champ des possibles.
S?il est une période de l?histoire de France qui a fait l?objet de nombreux travaux et recherches, c?est la Restauration, dont les premières histoires datent de la fin de 1830, dès le lendemain de son renversement par l?insurrection de juillet. Historiographie essentiellement politique, lieu de batailles féroces d?interprétations qui, jusqu?à nos jours, ne se départissent guère de la clef d?interprétation livrée dès les années 1830 par le premier historien de la période, Jean-Baptiste Capefigue: « On nepourra bien saisir le caractère de ce mouvement qu?en suivant le fil de la grande intrigue qui, depuis le 13 juillet 1789, a remué la France et l?Europe; car, chose étonnante, dans toutes les phases de sa fortune, la maison des Bourbons est demeurée avec ses grandeurs, ses préjugés et ses chimères! ».Avec Francis Démier, la focale se déplace: La Restauration n?est plus seulement la « mise au tombeau » de la monarchie narrée par Chateubriand, qui viendrait clore l?épisode ouvert par la crise de juillet 1789 par la démonstration en 1830 de « l?impossible retour du passé ». Elle est tout autant l?ouverture à l?avenir d?une France économiquement industrieuse et bientôt industrielle, se lançant dans la modernisation, cette France dont Balzac a superbement dressé la physiologie et dont Joseph Lainé, alors député de la Gironde, déclarait devant la Chambre, le 6 mai 1820, dans une formule lapidaire qui peut résumés ce livre: «?les intérêts matériels sont devenus prépondérants ».
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.