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Parachutistes en Indochine
Demélas Marie-Danielle
VENDEMIAIRE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782363582041
Quand les premiers parachutistes sont envoyés en Indochine, ils appartiennent à des unités d'élite, entraînées pour des actions spectaculaires qui doivent redonner à la France le prestige qu'elle a perdu après l'effondrement de 1940. Pourtant, ces combattants ne sont guère préparés à ce qui les attend : une guérilla sans merci qui préfigure le conflit algérien, en même temps qu'une guerre plus classique menée avec artillerie lourde et DCA. Equipés de bric et de broc, embarqués dans les coups les plus durs et les plus audacieux contre un ennemi redoutable, trop souvent employés à des tâches routinières et harassantes, ils payeront à cette première guerre de décolonisation un terrible tribut, lors des batailles de la RC 4, à Diên Biên Phu, puis pendant de longs mois de captivité dans les camps des Viêt-minh. Au plus près des sources, Marie-Danielle Demélas décrit la vie de ces soldats et de leurs officiers au jour le jour, tout en analysant sans concessions les errements stratégiques dont ils furent à la fois les victimes et les principaux protagonistes.
L'ouvrage permet d'accéder à un document inédit qui fournit un éclairage irremplaçable sur trois faits : a) la guerre d'Algérie telle qu'elle a été pensée par l'un de ses protagonistes les plus remarquables ; b) le remaniement des théories françaises sur la "guerre révolutionnaire" à la suite de la bataille d'Alger (1957) ; c) l'émergence d'une réflexion sur les spécificités du terro-risme, bien avant l'apparition des Terrorism Studies à la fin des années 1960. Son importance dépasse donc largement le moment conjoncturel de la guerre d'Algérie et de sa mise en "mémoire" , et il fait découvrir un document essentiel pour comprendre les débuts de la longue histoire des études sur le terrorisme. Son actualité est, par conséquent, évidente.
Ce que j'ai vécu je l'ignore, mais d'après certains flashs je me souviens que j'avais une vie active ! Même mon nom je l'ignore ! Par contre ce corps, mon corps est devenu ma prison quelque chose d'horrible qui m'emprisonne. Je suis tout aussi enfermée dans ce corps que dans cette cellule. J'ai découvert une chose depuis que je suis ici : les apparences sont parfois trompeuses et ceci je vais l'apprendre tout au long de mon isolement ! Ici tout est blanc, les murs ainsi que les personnes qui m'apportent mes pilules. Aujourd'hui, on me propose de voir un autre médecin qui aurait une méthode bien à lui pour que je puisse me souvenir, mais ai-je vraiment envie de me souvenir.
Lavrard-Meyer Cécile ; Couffignal Georges ; Deméla
La démocratie sert-elle les pauvres ou se sert-elle d'eux ? Le sanskrit classique dispose de deux mots pour exprimer la notion de justice : niti, qui désigne l'adéquation des institutions et nyaya qui évoque la justice réalisée. Comment passer de la niti électorale à la nyaya démocratique ? Ces questions d'Alexis de Tocqueville et d'Amartya Sen sont au coeur de ce livre. L'analyse de l'histoire démocratique péruvienne contemporaine au regard de la pauvreté, qu'elle soit andine, amazonienne ou citadine, ancre ces interrogations dans le terrain d'une démocratie qui s'invente alors que la majorité des citoyens est pauvre.
En référence à l'oeuvre de Rolande Trempé (historienne du mouvement ouvrier) ont été rassemblées des contributions d'historiens, de sociologues, de juristes, de syndicalistes et de militants. Elles traitent de cas aussi divers que la Commune de Paris, la Guerre d'Algérie, les nationalisations mexicaines, les grèves françaises de décembre 1995, Mai 68, l'expérience des Gardes rouges, les femmes dans la Résistance... Leur fil directeur est une réflexion sur les rapports entre l'action et l'écriture de l'histoire, sur les difficultés à concilier militantisme, témoignage et distanciation de l'historien.
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.