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Le dégoût. Histoire, langage, esthétique et politique d'une émotion plurielle
Delville Michel ; Norris Andrew ; Hoffmann Viktori
PULG
24,00 €
Épuisé
EAN :9782875620675
Pourritures, cadavres, corruptions, insectes et vermines, puanteurs, horreurs visuelles, matières et saveurs repoussantes, ordures, secrétions et déchets corporels... Nombreux sont les objets qui, du plus lointain de nos histoires et de nos cultures, suscitent le dégoût et agressent notre système perceptif ; les sens sont touchés avec une immédiateté qui les entraîne irrésistiblement à l'écart de cet objet qui nous fait détourner le regard, nous boucher les narines, nous éloigner physiquement afin d'éviter contact et proximité avec ce qui répugne. Pourtant, le dégoût fascine. Les artistes s'en emparent qui, dans la littérature, la peinture, l'art performatif ou le cinéma, prennent pied et appui sur le dégoût, exaltant les motifs et la monstration de ce qui au départ révulse. Comment définir le dégoût, malgré la multiplicité de ses objets ? Qu'en est-il de son histoire, tant du mot "dégoût" que du sentiment lui-même ? Quelles sont les relations qui unissent goût et dégoût ? Qu'en est-il du dégoût de soi ? Que dire, enfin, de la dimension éthique, politique et sociale d'une émotion qui pèse inévitablement dans les interactions humaines ? L'étude du dégoût est difficile. En effet, cette "émotion plurielle" est dotée d'une connotation très négative et a souvent été laissée aux marges du savoir. Depuis quelques décennies, cependant, les disgust studies se multiplient. Douze chercheurs en sciences humaines, provenant des disciplines les plus variées, proposent ici une réflexion théorique commune, explorant l'histoire, le langage, la philosophie, la psychologie, l'éthique et l'esthétique du dégoût, convaincus que les réflexions les plus riches sur le sensible, les émotions, les affects ou les sentiments se fondent sur le dialogue entre disciplines, en confrontant les méthodes, les approches et les objets. Les figures multiples du dégoût explorées dans cet ouvrage révèlent une émotion-limite, qui échappe aux partages clairement institués, tant elle se caractérise par la profusion et l'indétermination, expliquant le trouble, l'ambivalence, et la fascination du dégoûtant.
Créée en 2002, la revue Formes poétiques contemporaines étudie la poésie de XXe et XXIe siècles dans sa dimension formelle. La forme est ici conçue comme ressortissant à l'ensemble des plans qui relèvent de la dimension linguistique, infra-linguistique et/ou visuelle du texte, et qui se prêtent à l'observation et à la description méthodiques. FPC accueille des articles de réflexion et d'analyse scientifique dans des dossiers thématiques - pour ce numéro 13, "La Phrase" -, mais aussi des contributions des poètes eux-mêmes.
Résumé : Avec des Mots en l'air, L'Air de rien, Michel Deville nous dit que Rien n'est sûr. Erreurs, illusions, faux-semblants, tout est comédie, tout se défait, y compris les grandes pages de notre poésie romantique. Tout est à reconstuire, avec des mots auxquels le jeu rend pouvoir et innocence. L'inépuisable variété des règles poétiques, les contraintes de la rime et le rire sont nos seules certitudes.
Michel Deville a toujours écrit, au fil des ans, des poèmes. Le recueil a pour thèmes principaux les femmes et l'âge qui vient. Mais ce ne sont pas les seuls. Le Cyclope On dira ce qu'on veut, Qu'il est sot, qu'il est laid, Qu'il pue, qu'il est baveux Ou bien qu'il effarouche, On ne dira jamais Que le cyclope louche. Michel Deville est né en 1931. Il est scénariste et réalisateur. Il a une trentaine de films à son actif, dont les plus récents sont : La Maladie de Sachs (1999), Un monde presque paisible (2002), Un fil à la patte (2004).
A regarder ces poèmes de plus près, on pourra y découvrir, derrière l'humour et la facétie, une certaine gravité, une morale à l'intérieur de la fable.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.