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Journal Lacustre
Delhomme Jean-Philippe
EXILS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782912969699
Un Grand écrivain d'âge mûr tient son journal En une vingtaine de chapitres. il raconte ses multiples conquêtes féminines et son existence sur une île, emmuré par les deux bras d'une rivière. On peut penser à S*** ou à Q***. Pourtant Journal lacustre n'est pas un roman à clé. C'est plutôt une parodie cinglante. Le narrateur dit tout le mal qu'il pense du cinéma, du milieu littéraire parisien et du monde contemporain en général. Un peu à la façon d'un Thomas Bernhard qui aurait vécu entre Montparnasse, Saint-Germain des Prés et la douce campagne française ! Au coeur de ce récit satirique, se trouvent donc une rivière et des poissons qui se laissent prendre comme les jolies femmes ! En creux, en effet, derrière l'ironie, le livre présente une sorte de paradis, une écologie décalée.
Résumé : "C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer. Ce n'est pas bon, un peu amer, mais frais comme la cuisine de onze heures, cuisine de l'eau froide, des légumes épluchés - tout près, contre l'évier, quelques carottes nues brillent sur un torchon, finissent de sécher. Alors on parle à petits coups, et là aussi la musique des mots semble venir de l'intérieur, paisible, familière. On parle de travail, de projets, de fatigue - pas de psychologie".
En plus de 70 planches en couleurs légendées, Jean-Philippe Delhomme fait un tour d'horizon satirique du monde de la décoration : ses impostures, ses victimes, ses diktats, ses objets incasables, ses situations toutes plus loufoques les unes que les autres. Tableaux d'intérieurs ou d'extérieurs très "jet set" , salons ou salles de bains où gravitent des couples perplexes face à leur mobilier "tendance" , conversations de snobs et de branchés anxieux : Jean-Philippe Delhomme croque le cauchemard des "fashion victims" avec un humour irrésistible.
De Sarcelles à New York, en passant par Cherbourg, Londres, Tokyo, Los Angeles et bien sûr Paris, voici le périple d?un globbe-trotteur du crayon et du pinceau : Jean-Philippe Delhomme raconte ici les multiples aventures professionnelles qui ont jalonné sa vie. Il fut tour à tour et parfois simultanément illustrateur pour des magazines branchés, peintre, romancier, dessinateur pour la publicité... À lire ses mémoires, on redécouvre une époque, la fin du XXe siècle, avant de rejoindre les temps présents. Anecdotes et portraits savoureux émaillent ces pages largement illustrées par des photos et documents. Delhomme, désormais artiste célèbre représenté par la galerie Perrotin, livre ici son secret : comment il faut avant tout « peindre ce qu?il y a devant soi ».
Résumé : "Je vous tiens responsable de l'alcoolisme de Jackson Pollock, de la folie d'Artaud, de la mort de Jean Eustache ! " Ecrivain reconverti dans les arts plastiques, Machond se veut le porte-parole de toutes les avant-gardes. Exilé dans le bocage d'une région pluvieuse, il habite une " maison-champignon " conçue dans les années 60. Là, les projets artistiques fusent : installer une webcam sur le parking d'un restaurant routier ou produire une série compulsive de hérissons à la gouache. Paradoxe : Machond, qui croyait séduire les critiques de haut vol, est bientôt adopté par une tribu de peintres du cru, figuratifs et réactionnaires. Mais le virus de l'action artistique le ronge. Chacun de ses gestes s'inspire de Breton, Debord ou Duchamp. Au fil des " performances " ratées, il pourfend le cinéma commercial auprès d'un jeune réalisateur ou défend la pureté architecturale auprès de maçons obtus. Bientôt, une passion hésitante pour Mme de Mauprès, épouse de dentiste et mécène locale, le mène à une escapade parisienne. Mais ce bref séjour en compagnie de jeunes branchés méprisants sonne le glas de ses espoirs. Comédie loufoque sur le monde de l'art, La Dilution de l'artiste dessine une désopilante galaxie de créateurs vexés, ratés ou pseudo-branchés, comme autant de cercles de l'enfer entre Paris et la province.
La revue Papiers propose pour son numéro de rentrée un grand dossier sur les Etats-Unis à la veille de l'élection du président. Avec les entretiens avec les meilleurs écrivains et intellectuels américains. Pour mieux connaître cette Amérique désormais en compétition avec la Chine pour la place de plus grande puissance mondiale.
Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs. " Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement. Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de " progrès " et " d'humanisme "... Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ?
Des animaux et des hommes : Depuis quand défend-on les animaux ? Les animaux sont-ils des hommes comme les autres ? Les bêtes pensent-elles ? De l'exploitation à la libération ? Le corbeau, plus intelligent que les primates ? La vénération du tigre, etc. Telles sont quelques-unes des questions que posera le prochain dossier de "Papiers". Pour comprendre pourquoi nous sommes si cruels avec nos cousins animaux. Egalement au sommaire de ce numéro : La vie sexuelle à Rome et en Grèce. Comment vivaient les hommes et les femmes de l'Antiquité. Ce qui était permis et ce qui était tabou. La place des esclaves. Homosexualité, hétérosexualité, des notions qui n'avaient alors pas de sens, etc. Carl Dreyer, cinéaste de l'espace et du visage. Vampyr (1932), Jour de colère (1943), Ordet (1955) et Gertrud (1964)? Autant de chefs-d'oeuvre qui ont influencé tout le cinéma de la fin du XXe siècle.
50 écrivains répondent à la question. Ce questionnaire fait suite en quelque sorte à deux initiatives précédentes, les surréalistes en 1919 demandant "Pourquoi écrivez-vous" à une centaine d'écrivains français, et le journal Libération renouvelant l'expérience en 1988 (auprès de 400 écrivains étrangers et français). Une enquête nécessaire alors que le numérique et la vidéo accaparent petits et grands... En supplément, "Papiers" fera une liste exclusive des "30 livres de littérature à lire pour comprendre le monde contemporain". Egalement au sommaire de ce numéro : les souvenirs de Jane Birkin sur sa jeunesse et Gainsbourg ; la masterclasse du dessinateur BD et cinéaste Ryad Sattouf ; comment vivre alors que la fin du monde est annoncée (tentative d'explication de la "collapsologie") ; la féminisation de la langue française ; restituer les oeuvres d'art à l'Afrique (et à l'Asie).