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Le dialogue interreligieux : où en sommes-nous
Delgado Mariano ; Amherdt François-Xavier
SCHWABE
40,00 €
Épuisé
EAN :9783796539565
Après l'élan suscité du point de vue catholique par les dix points de la Déclaration de Seelisberg, la Déclaration du Concile Vatican II Nostra Aetate et les Rencontres d'Assise, il semblerait que le dialogue interreligieux marque quelque peu le pas. C'est l'avis partagé par les différents partenaires. Malgré l'instauration de " Semaines des religionsA ", la création de Centres de compétences comme le Centre Suisse Islam et Société et la voie d'Etudes interreligieuses en Faculté de théologie à l'Université de Fribourg, ou de réalisations nouvelles, telle la Maison des religions de Berne et l'existence de groupes pastoraux de dialogue entre traditions, peu d'agents pastoraux et de fidèles semblent prêts à investir dans la réflexion et l'engagement interreligieux. D'où viennent ces freins et réticences ? Comment relancer l'enthousiasme pour le dialogue, placé comme l'une des pierres de touche de la nouvelle évangélisation par le pape François dans son exhortation Evangelii gaudium (n. 247-255) ? Etat des lieux actuel, lucide et réaliste, par des théologiens et acteurs concernés : où et comment le dialogue interreligieux peut-il et doit-il s'orienter à l'avenir ?
Ce livre présente le travail et la pensée de Bartolomé de Las Casas, figure majeure de l'histoire de l'Eglise et des arts, qui a combattu toute sa vie pour les peuples du Nouveau-Monde, découverts et dominés par les Espagnols. Las Casas a en effet défendu, notamment lors de la célèbre controverse de Valladolid, le droit des peuples amérindiens à vivre en liberté, à résister à la domination espagnole, à respecter et à préserver leurs propres cultures, leur religiosité, et à conserver après conversion les éléments compatibles avec le christianisme. La défense de ces droits et de l'unité et de l'égalité de la famille humaine fait de Bartolomé de Las Casas un " précurseur " à la fois du Concile Vatican II et du monde postcolonial et mondialisé de notre époque.
Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.
La tapisserie datant du gothique tardif acquise par le Musée du Louvre en 2010 peut être attribuée à Charles VII si l'on en croit les symboles qui y figurent : soleil et fleurs de lys, emblèmes de la royauté française. Il est très probable qu'il faille situer sa production en Flandre autour de 1453-1461 en raison des événements historiques de l'époque. Les comparaisons de style avec l'enluminure et la peinture contemporaine suggèrent que sa conception a pu voir le jour dans le cercle des artistes qui gravitaient autour de Jean Fouquet, lequel est l'auteur d'un portrait important de Charles VII, également conservé au Louvre.
Pendant la Deuxième Guerre punique, Rome et Carthage s'affrontent pour l'hégémonie du bassin méditerranéen de 219 à 201 av. J. -C. Le souvenir de cette guerre a perduré tout au long des siècles dans les écrits de l'Antiquité romaine. Notre étude des enjeux mémoriels liés à ce conflit laisse apparaître les éléments structurant la mémoire culturelle romaine, mais aussi une série de déformations, de falsifications et de détournements du sens de l'histoire. La recherche s'est centrée sur un corpus de textes provenant de vingt auteurs de l'Antiquité gréco-romaine, de Fabius Pictor à Augustin. L'analyse procède d'une approche globale des récits vers une analyse détaillée de trois épisodes clé de cette guerre : la chute de Sagonte et le déclenchement de la Deuxième Guerre punique, le passage des Alpes d'Hannibal, la bataille du lac Trasimène. La recherche, menée à l'aide des outils en sémiotique et analyse du discours, a mis en évidence la manière dont les faits historiques sont transposés dans la mémoire culturelle ainsi que l'évolution historique de cette dernière. Ainsi ont été caractérisés quatre moments de la mémoire culturelle de la Deuxième Guerre punique entre le IIe siècle av. J. -C. et le Ve siècle ap. J. -C. , révélateurs des enjeux narratifs et des contextes historiques participant à leur production.
La vision que l'on a communément de l'Empire romain sous le régime du Principat est souvent celle d'un vaste ensemble pacifié et dirigé par une puissance unique et souveraine, d'où toute menace aurait été écartée grâce à l'oeuvre fondatrice d'Auguste. Cette image, quoique réductrice, n'est pas fausse en soi. Mais qu'en est-il de l'ordre intérieur, au jour le jour et en temps de paixA ? Quels sont les facteurs d'insécurité pouvant perturber l'ordre public à l'intérieur des provincesA ? Comment les provinciaux sont-ils protégés des méfaits des voleurs, des meurtriers et des bandits isolés, ainsi que des attaques de brigands, toutes choses que la pacification augustéenne de l'Empire n'a pu faire disparaître ? En bref, comment Rome gère-t-elle la sécurité publique au sein de son Empire ? Et dans cette tâche, quelles parts sont-elles dévolues à l'armée, aux gouverneurs des provinces, aux populations locales, aux cités, aux particuliersA ? C'est à telles questions que tente de répondre cette étude, pour une partie précise de l'Empire, à savoir les provinces d'Asie Mineure, dans lesquelles l'armée romaine est peu présente et où les villes grecques connaissent une organisation civique fortement développée et jouissent par tradition d'une large autonomie municipale. En examinant les diverses institutions chargées de garantir la sécurité publique dans l'Anatolie romaine et en analysant l'interaction entre les structures impériales, provinciales et municipales mises en oeuvre à cette fin, ce travail cherche à éclairer l'organisation interne de l'empire de Rome et les rapports existants entre les autorités centrales et les communautés locales.