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Eloge de la laïcité
Delfau Gérard
VENDEMIAIRE
20,75 €
Épuisé
EAN :9782363580283
Qu'est-ce qui fait l'esprit de la laïcité, cette exception française? D'où vient-elle, où trouve-t-elle ses racines, quelles étaient les valeurs des hommes qui l'ont pensée et défendue? Est-elle inscrite dans le temps qui l'a portée, ce début du XXe siècle façonné par l'idéal républicain et l'héritage des Lumières? Serait-elle, de ce fait, obsolète, une étape que de nouvelles configurations nationales, internationales, sociales, politiques, culturelles, doivent nous amener à dépasser? Est-elle une philosophie d'hostilité et d'exclusion? Doit-elle inévitablement se faire respecter par la force, comme ce fut le cas, dès l'origine, avec la bataille des Inventaires? Ne serait-elle qu'une religion comme une autre, plus intolérante que les autres? L'islam lui pose-t-il un problème particulier? Quel est le projet de la droite, tel que le porte explicitement depuis une dizaine d'année Nicolas Sarkozy? Comment expliquer à ce sujet les embarras de la gauche? Et les autres peuples européens, nous envient-ils ce modèle, ou s'en détournent-ils?Une réflexion aiguë sur la notion elle-même, et un plaidoyer qui n'évite aucune question dérangeante.SommaireLa laïcité est-elle de gauche, de droite, voire d'extrême-droite?La laïcité est-elle anticléricale?La laïcité est-elle une religion comme une autre?Nicolas Sarkozy ou l'échec du projet concordataire.L'islam est-il un cas particulier pour la laïcité?Sursaut laïque et errements identitaires.Éloge de la laïcité.
En Alsace et en Moselle, l'école publique ne sera vraiment laïque que lorsqu'elle ne comportera plus l'enseignement religieux obligatoire qui est une survivance de la loi Falloux de 1850 et de l'Annexion allemande". Ces premières lignes de l'avant-propos donnent le ton et le sens de cet ouvrage. Dans ces trois départements de l'est de l'Hexagone, le mot "laïcité" n'a pas la même signification que dans les autres départements français. Du reste, bien qu'elle accueille tous les élèves, désormais sans distinction d'appartenance religieuse, l'école publique ne peut pas y être considérée comme vraiment laïque, puisqu'elle est interconfessionnelle, par nature et par dénomination statutaire. Depuis 1918, elle n'a cessé d'être le lieu où s'affrontent ceux qui défendent âprement un statut scolaire local, censé garantir leurs libertés religieuses, et ceux qui s'évertuent à vouloir le modifier pour que soient préservées la liberté de conscience et la liberté de choisir sa propre voie, alors que l'enseignement de la religion est toujours obligatoire dans les établissements scolaires du premier et du second degré, et que persiste une procédure dérogatoire pour pouvoir en être dispensé. A la lecture de ces pages écrites par un auteur à la fois témoin, acteur des combats laques et historien de leur passé, le lecteur pourra comprendre pourquoi la laïcité à l'école dans les trois départements encore concordataires reste un enjeu, un objectif dont la réalisation permettra enfin l'égalité, sur le plan des croyances et des convictions, entre tous les élèves sur tout le territoire national, conformément à la Constitution.
Un an après le coup de tonnerre du 21 avril 2002 et l'élimination du candidat Jospin, au soir du premier tour de la présidentielle, il est temps de dire le découragement et, souvent, l'exaspération du peuple de gauche. " Ainsi commence, par ce cri de colère, l'analyse des causes : personnalité du Premier Ministre, décrochage des classes populaires et boulet des 35 heures, incapacité de penser l'Europe de l'après-guerre froide, myopie devant l'ampleur du mouvement antimondialisation, entre autres. Mais l'objectif de l'auteur, engagé dans l'action, c'est surtout de remobiliser la gauche, sur d'autres bases. D'où la dernière partie, " Reconstruire ", qui propose une méthode, un calendrier et une esquisse de programme pour préparer l'échéance de 2007.
La Poste est en danger : elle est en conflit avec les élus locaux, auxquels elle tente de faire payer le coût de son réseau, de ses agents et de son patrimoine immobilier. En tant qu'entreprise publique, elle est la mal aimée, celle que Bercy ne cesse de sacrifier, sous la pression du lobby bancaire. Elle est, enfin, menacée d'une déréglementation sauvage par la Commission européenne, au nom des lois du marché. Et pourtant, son rôle de service public est irremplaçable : ici, dans les communes rurales, là, au coeur des cités HLM, elle est un lien permanent entre les générations, en même temps qu'elle ouvre l'accès aux services financiers de base pour 4 à 5 millions de Français vivant d'allocations ou d'indemnités. Faut-il désespérer ? Non ! Elle a un avenir pour peu que les élus locaux s'impliquent, que l'Etat prenne ses responsabilités et qu'elle poursuive sa modernisation dans la fidélité au service public. Ni résigné, ni nostalgique, mais lucide, cet essai esquisse un programme pour sauver La Poste.
Résumé : Dès les premiers mois de la Libération, sur l'ensemble du territoire français, plusieurs dizaines de milliers de personnes soupçonnées de collusion avec l'occupant sont arrêtées puis incarcérées dans les camps d'internement. Dans la région de Marseille vont se côtoyer de véritables collaborateurs, de simples suspects, des civils italiens et allemands, une poignée de prisonniers de guerre, mais aussi des femmes et des enfants en bas âge. Les directeurs de ces établissements sont confrontés chaque jour à des prisons surpeuplées, où les conditions d'hygiène sont déplorables, risquant à tout instant de propager des épidémies de rougeole ou de fièvre typhoïde, tandis que les denrées alimentaires et le matériel de base manquent cruellement. Comment, en effet, financer ces lieux ouverts à la hâte, comment recruter et rémunérer le personnel, comment assurer la surveillance et la protection des internés ? Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en exploitant des archives jusque-là inédites, un historien consacre pour la première fois un livre au parcours de ces internés et nous fait découvrir la gestion quotidienne de l'épuration officielle.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.