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La biosphère. Notre Terre vivante
Deléage Jean-Paul
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070760824
Sur la planète bleue, depuis 3,8 milliards d'années, d'innombrables espèces naissent, évoluent, s'adaptent et meurent. Ces cycles naturels ont parfois été perturbés au cours de la longue histoire du vivant : des éruptions volcaniques, des changements climatiques, des séismes ou des chutes de météorites ont déclenché cinq extinctions en masse. La plus récente, celle des dinosaures, il y a 65 millions d'années, a laissé le champ libre aux mammifères puis à l'homme. Ce nouvel acteur a entretenu une relation à la fois nourricière et conflictuelle avec la nature. Mais l'industrialisation et l'expansion démographique ont déstabilisé ce rapport multimillénaire. Les atteintes à l'environnement se sont multipliées : consommation exponentielle d'énergies fossiles (charbon ou pétrole), émission de gaz à effet de serre, pollutions massives des mers et des sols, déforestation, appauvrissement de la biodiversité... Pour Jean-Paul Deléage, il est grand temps que l'humanité prenne conscience du péril que court la biosphère et qu'elle adopte une politique et une éthique qui préservent sa " Terre-patrie ".
Debeir Jean-Claude ; Deléage Jean-Paul ; Hémery Da
Jean-Claude Debeir, historien économiste, est spe ialiste des questions énergétiques et en particulier des systèmes énergétiques modernes et contemporains. Jean-Paul Deléage est professeur honoraire de l'université d'Orléans, physicien, historien des sciences, fondateur et directeur de la revue Ecologie & politique. Daniel Hémery enseigné l'histoire du Vietnam et de l'Asie du Sud-Est à l'université Paris, WJenis-Diderot.
Yachar Kémal, moins que le romancier-paysan que l'on a complaisamment décrit, est le romancier du déplacement, d'un mouvement encore indécis, dans le monde turc des débuts de la République kémaliste à nos jours, monde en quête de repères, de buts, déplacement guidé pour beaucoup par le seul espoir d'un peu plus de liberté. Le propos du romancier est de dire et d'accompagner ce passage dont il est partie prenante : d'une dimension verticale qui unit la communauté à la terre d'une part, au ciel de l'autre, l'inscrivant dans une perspective cosmique - c'est le rôle du pilier de la tente des nomades - nous passons à l'horizontalité d'un maillage serré qui manifeste des formes nouvelles et multiples de contrôle et de mainmise. La parole de Yachar Kémal est d'abord une parole qui soumet à son examen l'exercice des pouvoirs quels qu'ils soient, y compris le sien.
Debeir Jean-Claude ; Deléage Jean-Paul ; Hémery Da
Chocs pétroliers, accidents nucléaires, crise climatique, déforestation et désertification : l'actualité ne cesse de mettre en évidence le rôle crucial de l'énergie dans le devenir du monde. Or l'histoire est un puissant moyen d'explorer ces crises en les replaçant dans la longue durée des sociétés humaines. S'il est vrai que le feu de bois des systèmes énergétiques anciens diffère techniquement du "feu" nucléaire, les moyens de convertir l'énergie brute en énergie utile aux hommes ont toujours rencontré des limites physiques (épuisement des ressources, saturation des sites hydrauliques par les moulins...), sociales (bois pour les riches, charbon pour les pauvres, comme dans l'Angleterre du XVIIIe siècle), économiques et géopolitiques (énergie rare dans les pays du Sud, essence à volonté à la pompe et électricité presse-bouton dans les pays sur-développés). Les défis énergétiques ne datent pas d'hier, mais ils mettent aujourd'hui en question, pour la première fois, la survie de la planète. Partout les systèmes énergétiques approchent de situations critiques, entraînant avec eux la dramatique accélération du réchauffement climatique. Les sociétés humaines auront-elles le temps d'entreprendre le changement qu'impose le chaos annoncé ?
Résumé : Créé en 1866, le terme "écologie" connaît une fortune peu ordinaire en cette fin de XXème siècle. Ce qui n'était à l'origine que l'étude des relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement a inéluctablement gagné les champs de la politique et de l'économie, touchant même parfois à celui du mythe. Afin de comprendre l'évolution et les enjeux de cette science hors du commun, J.-P. Deléage a recherché ses plus lointaines filiations. De la bienveillante "économie de la nature" de Linné au malthusianisme et aux modèles mathématiques de la dynamique des populations, il retrace l'histoire d'une discipline indissociable de son contexte social et culturel. Née avec la révolution industrielle et l'idéologie de l'exploitation de la nature, l'écologie impose aujourd'hui un changement de perspective radical : parvenir à une gestion éclairée de la nature en fonction des besoins humains.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.