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Revue européenne des migrations internationales Volume 21 N° 3/2005 : Familles, destins personnels e
Delcroix Catherine ; Missaoui Lamia ; Hily Antoine
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782911627453
Tous les textes, rassemblés dans le dossier " Familles, destins personnels et appartenances collectives en migration "", traitent de phénomènes et processus sociologiques étudiés à partir d'études de cas de familles et de récits de vie. Les historiques de famille cherchent ainsi à reconstruire des histoires individuelles tout en les réinsérant dans leurs contextes micro et méso-sociaux. Multiplier les " histoires de cas " de familles partant de conditions similaires permet d'appréhender les dynamiques intergénérationnelles et de genre internes à ces groupes. Les réinsérer dans les contextes locaux de la société d'accueil (l'école, le quartier, les réseaux de sociabilités, la rue, les marchés du travail...) permet aussi de comprendre comment ces contextes fonctionnent à l'égard des migrants et de leurs enfants. La similarité méthodologique ouvre une perspective de comparaison internationale. Des traits communs se dégagent-ils entre les stratégies de migrants ? La suite du numéro rassemble des articles qui traitent de questions diverses : la logique des catégorisations du BIT entre 1925 et 1929 ; le développement du halal en France ; la politique cubaine américaine ; les conditions de logement des Africains à Almeria.
Résumé : "Je m'appelle Nina, j'ai 16 ans, et je reviens de l'enfer. Pendant plus d'un an, je me suis vendue à des inconnus. Mon corps, mon sexe, mon sourire, j'ai tout offert... Pour de l'argent, oui. Mais moi, je me racontais que c'était pour conquérir ce dont je rêvais depuis mes 13 ans : la liberté. Au moment où j'entreprends ce récit, je ne suis rentrée de fugue que depuis six semaines. Je ne partirai plus. J'ai vécu des événements trop terribles. Mon père voulait écrire ce livre pour dire à quel point lui et ma mère étaient scandalisés de s'être retrouvés aussi seuls dans leur combat pour me sortir de là. Nous avons finalement décidé de raconter chacun de son côté ce qui s'est passé depuis mes 14 ans, en alternant nos récits, et de ne pas intervenir sur le texte de l'autre. La vérité fait mal. Mais je crois qu'elle guérit, aussi, même si le monde de la prostitution, je le sais, va me laisser des cicatrices avec lesquelles il me faudra vivre". En France, le fléau de la prostitution adolescente prospère en toute impunité sur Internet. Un constat terrible qui a conduit Thierry Delcroix à témoigner de sa bataille pour sauver sa fille d'un engrenage dont il a très vite mesuré les enjeux : l'exposition à la drogue et au proxénétisme. Une prise de parole d'un courage rare à laquelle Nina, 17 ans aujourd'hui, apporte un écho aussi fort que bouleversant.
Les "jeunes des cités" constituent l'une des catégories sociales les plus dominées de la société française. Ils rencontrent de grandes difficultés à acquérir le statut d'adulte et à se faire reconnaître comme un groupe social à part entière. L'objectif de ce livre est de rompre avec les jugements moraux et de prendre au sérieux la complexité de leur socialisation au moment de leur entrée dans l'âge adulte. En effet, les activités des"jeunes de la rue", des musulmans "salafis" ou des rappeurs font régulièrement l'objet de débats publics intenses mais paradoxalement ces sujets sont mal connus. Presque sans statut et malgré cette indétermination, les jeunes des cités ont construit des espaces d'autonomie et des formes culturelles innovantes de résistance. Ces sociabilités constituent un moyen de se retrouver et de "tuer le temps" au cours de cette terrible épreuve qu'est devenue l'entrée dans l'âge adulte, mais plus seulement. Les jeunes des cités ont inventé des lieux d'échanges intellectuels fondés sur un rapport sophistiqué à l'écrit. Reprenant la relation de maître à élève intériorisée au cours de leur scolarité, ils s'approprient et transmettent des savoirs religieux et artistiques. Ces sociabilités conjuguent d'une part une culture des rues marquée par l'occupation de l'espace public et l'oralité, et d'autre part une culture écrite. L 'auteur s'appuie sur six ans d'enquête dans trois cités HLM de France : deux ethnographies en région parisienne et une dans le Sud-Ouest de la France. Adoptant une position d'observateur participant, il a habité deux de ces cités HLM entre 1997 et 2004 pour être au plus près de cette population.
Depuis vingt ans que je sillonne, en France et à l'étranger, les cités, j'ai rencontré beaucoup de familles en situation de précarité. J'ai pu constater que, contrairement aux idées reçues, rares sont celles qui se laissent complètement abattre dans l'adversité. La situation de la famille Nour, avec laquelle je mène des entretiens depuis six ans, m'a paru cristalliser de manière exemplaire les nombreuses difficultés liées à la précarité : chômage, manque chronique d'argent, discriminations... Les parents Nour et leurs huit enfants y apportent des réponses différenciées. Tenaces, ils imaginent et mettent en œuvre pour résister face la précarité des stratégies qui sont à la fois originales et, communes à bien d'autres familles.
Résumé : Chômage, manque chronique d'argent, discriminations : la situation de la famille Nour illustre les nombreuses difficultés liées à la précarité. Avec rigueur et empathie, Catherine Delcroix montre comment, à force de ténacité, les parents et les enfants imaginent et mettent en oeuvre des stratégies originales - et communes à beaucoup d'autres familles - qui leur permettent de mieux résister face à l'adversité.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.