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Périclès
Delcourt Marie
GALLIMARD
5,35 €
Épuisé
EAN :9782070218448
Le propos de l'auteur a été de montrer comment un tempérament d'homme d'Etat peut informer une politique. Si la politique de Périclès est impérialiste et même dictatoriale, sa personnalité d'ami des philosophes, sa réserve, son style le situent bien loin de l'image que nous avons aujourd'hui d'un dictateur. Il met des dons d'aristocrate au service de ce que nous appellerions une politique des masses. Ou plutôt, il rêve de faire d'Athènes entière une aristocratie. L'auteur a mis en oeuvre, pour tenter cette restitution, moins les dires souvent partiaux ou conventionnels des historiens anciens que les réalités concrètes et connues de la vie hellénique. Périclès apportait à la démocratie athénienne une idée nouvelle : la richesse conçue indépendamment de la propriété foncière et résultant du travail humain ; en conséquence, il rompt avec la thésaurisation à l'orientale et mobilise l'argent. Le résultat est le Parthénon, qui du reste n'entama point le mépris des Grecs pour le travail manuel et salarié. Pour que le système pût durer, il aurait fallu, ou bien vivre en paix avec Sparte, ou bien traiter les cités de la Ligue en alliés et non en peuples soumis. Périclès ne s'y résolut point. Ce philosophe pratiqua un dur impérialisme qui fit haïr Athènes et rendit éphémère leur grandeur politique à tous deux. Sa destinée de fils de grande famille lui imposa le métier seigneurial : le gouvernement et la guerre. Son amitié pour Phidias, pour Anaxagore, pour Protagoras, 'on amour profond, exclusif, pour Aspasie, ont paru au peuple des faiblesses indignes d'un chef. Nous lui reprocherions tout autre chose : de s'être aveuglé volontairement sur la précarité de son oeuvre politique. Fut durable, au contraire, tout ce qu'il fit en suivant son sentiment instinctif des valeurs humaines, par exemple ce Parthénon construit au delà du bien et du mal, avec l'argent que les Alliés, durement contraints, versaient malgré eux pour l'entretien de la flotte. Les philosophes, séduits par l'exceptionnelle beauté de son tempérament, ont tout accepté de Périclès avec admiration, même la folie qu'il commit en s'engageant dans la guerre du Péloponnèse. On a essayé de réagir ici contre ce que Beloch appelle la Pericles-Theologie et de montrer l'homme tel qu'il fut : timide, prudent, habile à se replier, incapable de renoncer, secrètement dépouillé et invulnérable : un humaniste de génie dont le sort fit un général.
More Thomas ; Goyard-Fabre Simone ; Delcourt Marie
Résumé : En 1516, dans une Angleterre malade, Thomas More conçoit son rêve humaniste : l'île d'Utopie, une communauté civile régie par "la meilleure forme de gouvernement". Education du peuple, entraide, tolérance religieuse... il formule avec méthode les principes et les lois de cette cité nouvelle. Mais, loin de constituer une évasion vers un ailleurs idéal, cette Utopie est avant tout une réflexion sur les fondements éthiques et politiques d'une société juste et heureuse. De ce récit de l'île de Nulle-Part est né un genre littéraire et philosophique, un horizon vers lequel regarde encore l'humanité pour construire le progrès.
Marie Delcourt esquisse puis précise des convergences de façon à les faire apparaître telles qu'elles se sont révélées à ses propres yeux, avec prudence et lenteur.
Ackermann Louise ; Delcourt Marie ; Costa Dorothée
Cet ouvrage regroupe les oeuvres complètes de Louise Ackermann (1813-1890) : Ma vie, un court récit autobiographique, Premières poésies et Poésies philosophiques, son oeuvre la plus aboutie. L'originalité de sa poésie s'exprime par un lyrisme qui énonce une pensée philosophique prenant sens dans la foi en l'esprit humain et en son indépendance. Influencée par les Pensées philosophiques de Diderot et par les Romantiques, Louise Ackermann laisse entendre une voix qui fustige les prétentions de la religion et de la science à connaître la Vérité. Parues sous le gouvernement de l'Ordre Moral, les Poésies philosophiques ont provoqué de fortes polémiques politiques, sociales et littéraires animant les cercles intellectuels jusqu'à la fin des années 1880, témoignant d'une liberté d'esprit et d'une grande originalité. Longtemps négligée, l'oeuvre de Louise Ackermann se devait donc d'être republiée dans son intégralité.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.