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Ma vie, premières poésies, poésies philosophiques
Ackermann Louise ; Delcourt Marie ; Costa Dorothée
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782747594073
Cet ouvrage regroupe les oeuvres complètes de Louise Ackermann (1813-1890) : Ma vie, un court récit autobiographique, Premières poésies et Poésies philosophiques, son oeuvre la plus aboutie. L'originalité de sa poésie s'exprime par un lyrisme qui énonce une pensée philosophique prenant sens dans la foi en l'esprit humain et en son indépendance. Influencée par les Pensées philosophiques de Diderot et par les Romantiques, Louise Ackermann laisse entendre une voix qui fustige les prétentions de la religion et de la science à connaître la Vérité. Parues sous le gouvernement de l'Ordre Moral, les Poésies philosophiques ont provoqué de fortes polémiques politiques, sociales et littéraires animant les cercles intellectuels jusqu'à la fin des années 1880, témoignant d'une liberté d'esprit et d'une grande originalité. Longtemps négligée, l'oeuvre de Louise Ackermann se devait donc d'être republiée dans son intégralité.
Résumé : La ville de Slavutych est la plus jeune d'Ukraine. Située à trente kilomètres de la centrale de Tchernobyl, elle a été construite par les autorités soviétiques immédiatement après la catastrophe de 1986, à la lisière de la zone contaminée, afin de loger les liquidateurs et le personnel affecté à l'entretien des réacteurs encore en activité. Conçue comme la ville idéale soviétique pour travailleurs de choc, Slavutych abrite 25 000 habitants. Trente ans après l'accident, une nouvelle génération est née et a grandi à Slavutych, à l'ombre de la plus grande catastrophe nucléaire de l'Histoire. Niels Ackermann est parti à la rencontre des habitants, de cette jeunesse pleine de rêves et d'espoirs. Il rencontre Ioulia, une adolescente qui lui présente ses amis et lui montre les différentes facettes de la ville. Au fil des séjours du photographe, entre 2012 et 2015, Ioulia se transforme peu à peu en une jeune femme, qui perd ses rêves et se voit confrontée à la réalité. Loin des discours catastrophistes ou misérabilistes, loin des clichés en noir et blanc, Niels Ackermann et le journaliste Gaetan Vannay montrent dans L'Ange blanc leur amour pour l'Ukraine, et toutes les interrogations sur la vie qui continue, dans cette région pas tout à fait comme les autres.
Etablis en Ukraine depuis plusieurs années, le photographe Niels Ackermann et le journaliste Sébastien Gobert posent un regard curieux sur l'histoire de ce pays. Depuis la révolution de Maïdan, le gouvernement ukrainien cherche à marquer, vingt-cinq ans après l'indépendance du pays, une rupture nette avec le passé soviétique, notamment en promulguant des lois de " décommunisation ". Les deux reporters sont partis à la recherche des marques tangibles de la période soviétique, sous son aspect le plus répandu et apparemment banal : les statues de Lénine. Celles-ci ont aujourd'hui entièrement disparu du paysage ukrainien. La scène est bien connue, répétée des dizaines et des centaines de fois depuis 1990 : la statue est jetée à terre par un gros véhicule, les grands-mères crient ou pleurent, les hommes fument, certains filment la scène. Mais que fait-on de la statue après sa chute ? Dans leur enquête, Niels Ackermann et Sébastien Gobert découvrent des Lénine dans les endroits les plus improbables, jardins, décharges, couloirs de musées, salons de particuliers... Ils en ramènent plusieurs entretiens avec leurs gardiens ou propriétaires et de magnifiques images, loufoques ou décalées, parfois teintées de nostalgie. Certains Lénine sont reconstitués, d'autres customisés ou détournés ? Dark Vador, cosaque ou homme-sandwich. Devenus objets du quotidien inoffensifs, on leur voue une forme de tendresse, ou une haine farouche : ils sont le signe d'un passé encombrant, dont il faut s'emparer pour inventer un avenir à l'Ukraine.
Louise Ackermann fut, pour ses contemporains, une autrice d'une originalité déconcertante : loin des thèmes sentimentaux qui, au XIX ? siècle, échoient aux poétesses, elle a forgé une oeuvre à la croisée de la poésie, de la philosophie et de la science, dont le lyrisme exprime une quête ardente de vérité. En résulte une voix unique qui dialogue avec Blaise Pascal et Auguste Comte, refuse les consolations religieuses et pose frontalement la question de l'absurdité de l'existence. "Cri d'angoisse et d'horreur infini" traduit en "rimes hardies", la poésie de Louise Ackermann est l'expression d'une lucidité sans concession et d'un puissant désir d'émancipation. Autour des Poésies philosophiques (1871), ce volume propose deux textes autobiographiques, Ma vie et Pensées d'une solitaire, le recueil de jeunesse Premières poésies, ainsi que de nombreux comptes-rendus critiques d'époque.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.